Hezbollah: la position d'Alger reste inchangée
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Ade Falahi, expert politique et ex-conseiller au ministère algérien des Affaires religieuses, a indiqué que la position de l’Alger à l’égard de l’axe de la Résistance n’avait pas changé. « Nous faisons la différence entre terrorisme et résistance », a-t-il déclaré.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Nov 23, 2017 13:09 UTC
  • Une cérémonie des forces du Hezbollah.
    Une cérémonie des forces du Hezbollah.

Ade Falahi, expert politique et ex-conseiller au ministère algérien des Affaires religieuses, a indiqué que la position de l’Alger à l’égard de l’axe de la Résistance n’avait pas changé. « Nous faisons la différence entre terrorisme et résistance », a-t-il déclaré.

Dans une interview avec l’IRNA, il a souligné que son pays n’appréciait pas que le Hezbollah soit qualifié de groupe terroriste, contrairement à certains autres pays qui, par le biais de leurs médias, veulent porter atteinte à l’axe de la Résistance et détruire l’amitié entre l’Iran et l’Algérie.

« L’un des principes de la politique étrangère de l’Algérie est la non-ingérence dans les affaires d’autrui. Notre position n’a pas changé vis-à-vis du Hezbollah et lors de la réunion de la Ligue arabe à Tunis en mars 2016, nous nous sommes opposés à l’accusation de terrorisme portée contre le Hezbollah », a-t-il dit.

L’Algérie n’a pas répondu à l’appel de la Ligue arabe qui s’est réunie dernièrement à la demande de Riyad, le dimanche 19 novembre. « La Ligue arabe a remplacé le Conseil de coopération du golfe Persique, qui peine à s’imposer surtout depuis la crise du Qatar, dont les relations avec l’Arabie saoudite, les EAU et leurs alliés se sont sérieusement détériorées », a déploré Ade Falahi. Et d’ajouter :

« La réunion de dimanche de la Ligue arabe n’avait aucun poids politique. Ce n’était qu’un coup de théâtre et une propagande orchestrée par ses organisateurs. Elle n’a pas pu réunir tous ses membres et les aligner contre l’Iran et le Hezbollah, d’autant plus que l’Égypte s’est opposée à la guerre contre l’Iran. 

Le roi Salmane ben Abdelaziz a mis en danger la région. Sous son règne, l’Arabie saoudite s’est empêtrée dans de multiples conflits, au Yémen, en Syrie, en Irak et au Liban, jusqu’à créer des dissensions au sein du Conseil de coopération du golfe Persique. »

« L’Iran est trop puissant pour que l’Arabie lui lance un défi. Les capacités économiques et militaires de cette dernière sont trop faibles », a-t-il conclu.