Mali post-putsch: la FAMAs visée!
https://parstoday.ir/fr/news/africa-i89562-mali_post_putsch_la_famas_visée!
L’actualité en Afrique :
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Aug 24, 2020 02:53 UTC

L’actualité en Afrique :

  • RDC : la construction de la centrale solaire de Menkao (1 000 MW) lancée par le président
  • Togo : filière soja : près de 50 milliards de FCFA de recettes d’exportations en 10 mois
  • Côte d’Ivoire : la récolte de noix de cajou franchira le cap des 900 000 tonnes en 2020 (exécutif)

Les analyses de la rédaction :

1. Mali : les attaques terroristes commencent ?

Au Mali, une nouvelle attaque a eu lieu hier dans la soirée du 22 août. Quatre soldats maliens ont été tués et un grièvement blessé suite à l’explosion d’un engin explosif.

Un véhicule des militaires du Garsi, le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention, a sauté ce samedi sur un engin explosif, dans la région de Koro, proche de la frontière avec le Burkina Faso. Les Garsi sont des unités mobiles de gendarmerie mises sur pied dans les pays du Sahel avec comme mission de base de protéger la population malienne, mais depuis plusieurs années et surtout depuis l’arrivée massive des troupes d’occupation étrangères, ces soldats maliens sont surtout envoyés comme chair à canon. En effet, depuis l’intervention de l’Occident en Libye de Mouammar Kadhafi, des groupes terroristes se sont installés un peu partout dans la région du Sahel, opérant comme des groupes de mercenaires servant les intérêts occidentaux. Ces engins explosifs placés un peu partout dans les pays du Sahel font souvent office d’avertissement, avant une attaque directe de la part d’un de ces groupes terroristes.

Après le soulèvement de la population malienne ces derniers jours, la situation risque de s’aggraver et ces groupes terroristes pourraient mener une offensive comme en 2013 pour s’emparer du territoire malien. Actuellement, et ce depuis plusieurs années maintenant, l’armée malienne s’est beaucoup affaiblie suite aux attaques répétées des groupes terroristes contre eux et sous le regard indifférent des troupes militaires occidentales sur place. Après le coup d’État du 18 août 2020, il serait important de signaler que le pays pourrait être un terrain beaucoup plus libre pour les terroristes. À l’armée malienne de s’armer et de sécuriser rapidement ses frontières et se débarrasser de ce fléau que l’Occident a propagé en Afrique et au Moyen-Orient pour pouvoir justifier une présence militaire massive et surtout de la prolonger indéfiniment. La population malienne doit préserver son unité et l’intégrité de son territoire.

2. Nigeria : la communauté musulmane chiite toujours avec une cible dans le dos

Au Nigeria, les attaques envers les chiites nigérians continuent. L’armée nigériane a attaqué des civils qui s’étaient rassemblés à l’occasion de la cérémonie de deuil de Muharram qui a eu lieu dans la région de Hayin Mallam Bello, à Kaduna, le 3 Muharram 1442. Cette attaque a fait trois morts et de nombreux blessés.

Ces attaques répétées envers la communauté musulmane chiite au Nigeria restent tout de même surprenantes et cela fait plusieurs années que cela dure. La cérémonie de deuil de Muharram est un ensemble de rituels chiites pour commémorer le martyre de l’Imam Hossein et ses compagnons lors de l’évènement tragique de Karbala. Ce qui veut dire que c’est une cérémonie de deuil pratiquée dans la paix et non la violence. Mais une question subsiste tout de même, mais pourquoi l’armée nigériane s’attaque-t-elle de la sorte à la communauté musulmane chiite au Nigeria, alors que Boko Haram continue ses exactions envers les civils nigérians ? L’armée n’est-elle pas là pour les protéger ?

Cela dit, lorsqu’on parle de l’armée, il ne s’agit bien évidemment pas de l’armée nigériane dans sa totalité, mais seulement une partie qui est manipulée par des puissances exogènes comme les réseaux pro-saoudiens. Ces réseaux continuent de s’ingérer dans les affaires du pays, que ce soit au niveau économique ou encore au niveau militaire. Une autre question qui peut hanter les esprits, c’est pourquoi est ce que l’État nigérian laisse de telles ingérences se faire à l’intérieur du pays ?

Le phénomène Boko Haram est en lui-même un fléau qui demande beaucoup d’implication et de mobilisation pour en venir à bout. Ce groupe terroriste qui s’attaque aux populations, qui procède à des kidnappings. Certes, ces réseaux pro-saoudiens ont un agenda bien précis qui ne sert absolument pas les populations nigérianes et l’État. Le fait de manipuler une partie de l’armée pour les envoyer attaquer les musulmans chiites nigérians au moment où ils pratiquent un rituel dans le calme et la paix est tout de même un message fort, que la communauté internationale devrait saisir, mener l’enquête et tirer les conclusions nécessaires, tout comme l’emprisonnement du Cheikh Zakzaky, dont la libération était prévue ne 2019, et qui n’a toujours pas été appliquée. En attendant, le Cheikh et son épouse sont toujours emprisonnés dans des conditions déplorables et inhumaines. Leur état de santé continue de s’aggraver tout comme les attaques envers la communauté musulmane chiite se multiplient, et aucune justice internationale et aucun organe n’ont visiblement pas l’intention de s’en mêler. Mais jusque quand cela va-t-il continuer ?

3. Burkina Faso : le nord, nouvelle base arrière terroriste ?

Au Burkina Faso, les services de sécurité sont toujours la cible d’attaques terroristes, et toujours par des individus non identifiés. Après les tueries des forces de sécurité à Djibo, c’est maintenant près de Barsalogho que trois gendarmes ont été tués dans une embuscade.

Toujours des individus armés et non identifiés qui tendent des embuscades aux unités des forces de sécurité burkinabées. Trois gendarmes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés sur l’ace de Foubé.

Selon certaines sources, c’est en revenant d’une mission de relevé dans la zone de Yirgou que l’équipe des forces de défense et de sécurité, composée de gendarme et de policiers sont tombés dans une embuscade.

Comme pour la ville de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, qui a été isolé suite à de nombreuses attaques meurtrières contre les forces de sécurité, mais aussi plusieurs attaque contre les ponts stratégiques dans la ville afin de l’isoler, provoquer le déplacement de la population et s’emparer du bétail. L’un des objectifs de ces terroristes était d’isoler cette ville pour en faire une base arrière. Maintenant, ils comptent s’étendre au-delà de la province du Soum, dans un triangle qui comprendrait donc Djibo, Yirgou et s’approcher de plus en plus pour se rendre à Dori dans l’Est.

L’armée prête déjà main-forte aux populations pour la réfection de l’axe Ardinda-Dori.

Les forces armées nationales ont rendu compte de leurs opérations hebdomadaires ce lundi 17 août 2020. Pour la semaine du 10 au 16 août 2020, plusieurs opérations ont été menées. Il s’agit essentiellement de 11 opérations aériennes suivies de convois, de transports et de frets. Outre cela, s’ajoutent 42 opérations de sécurisation de marchés et de lieux de culte ainsi que de 230 patrouilles. L’armée a également prêté main-forte aux populations pour la réfection de l’axe Arbinda-Dori. Les détails dans cet article ci-dessous.

En attendant, ces fameux groupes terroristes continuent de se réarmer, pour prendre le nord du Burkina Faso. Ces groupes armés sont généralement entretenus par l’Occident via les ONG qui sont présentes sur place. Pourtant, d’énormes bases occidentales sont présentes au Niger, proches de la frontière burkinabée et aussi au Mali, proches de la Frontière nord, mais ces fameux groupes terroristes sont lourdement armés et arrive tout de même à se procurer des armes et des munitions pour continuer leurs attaques. Ce qui laisse croire qu’ils continuent d’attaquer librement les forces de sécurité burkinabées pour continuer de les affaiblir et s’emparer des territoires, et ce sans même une intervention quelconque de la France et même des États-Unis qui ont prétexté tous deux, ainsi que leurs alliés, leur présence au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais visiblement les agendas sont différents. Les forces de sécurités burkinabées continuent de s’affaiblir tandis que les groupes terroristes dans cette région continuent de se renforcer. Cette fausse lutte contre le terrorisme prend une ampleur démesurée, et la communauté internationale continue de fermer les yeux sur ces tueries dans le seul but de laisser le nord du Burkina Faso aux mains des terroristes pour qu’ils en fassent une base arrière. Mais y arriveront-ils réellement ? Ces plans de scission à l’Occidentale pourront-ils se mettre en place sous le nez des Burkinabés sans qu’ils défendent leur intégrité et la souveraineté du pays ?