Israël: l'Algérie défie les USA
La fin de non recevoir catégorique d'Alger : ni la nouvelle guerre libyenne, ni le déploiement des bases de l'OTAN aux portes de l'Algérie, ni les manœuvres de déstabilisation sur les frontières n'ont rien fait, Alger reste droit dans ses bottes, pas de reconnaissance de l'entité sioniste.
Il y a quelques heures juste avant que le président Tebboun balaie d'un revers de main les illusions des Etats-Unis de voir l'Algérie "normaliser" avec Israël et ce, dans le sillage des pays sans histoire que sont les mini États du golfe Persique, le Maroc et la marine américaine ont mené le 15 septembre un exercice naval conjoint pour, ont-ils dit, " améliorer l'interopérabilité entre les deux alliés". "L’exercice a consisté à renforcer les capacités des partenaires et à remettre à niveau des unités de la marine royale du Maroc afin de pouvoir intercepter des navires dans la zone d’exclusion économique (ZEE)." Mais en Algérie, personne n'a été dupe : les USA ont ainsi tenu à menacer l'Algérie.
Le président algérien Abdelmajid Tebboune a, vivement, dénoncé l’accord de compromis signé par les Emirats arabes unis et Bahreïn avec Israël. « Nous constatons qu’il y a une sorte de ruée vers la normalisation. Nous n’y participerons pas et nous ne la cautionnons pas », a-t-il dit lors d’une rencontre avec des responsables des médias. Il a réaffirmé la position de l’Algérie envers la question palestinienne : « Pour nous et la nation algérienne, la cause palestinienne reste une cause sacrée. »
Réitérant le principe que la cause palestinienne est une cause sacrée, essentielle, « la mère de toutes les causes », le président algérien estime que cette cause « ne connaîtra de solution qu’avec un État palestinien dans les frontières de 1967 avec El Qods comme capitale ».
Il a indiqué que « si l’instauration de cet État est annoncée officiellement, la crise du Moyen-Orient connaîtra une solution. La clé du Moyen-Orient est la cause palestinienne ». Royal pied de nez à l'adresse de l'Amérique!