RCA-Gabon: la mèche française ?
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L’actualité en Afrique:
(last modified 2020-10-06T07:17:32+00:00 )
Oct 06, 2020 07:06 UTC

L’actualité en Afrique:

  • Avec 260 milliards €, la France atteindra en 2021 un record d'emprunts sur les marchés
  • Le Cameroun ambitionne de mobiliser 180 milliards FCFA sur le marché monétaire au 4e trimestre 2020

  • Le Sénégal identifie 5 secteurs prioritaires pour relancer son économie post COVID-19

  • Gabon : extension du réseau d’électricité pour les habitants de Mindoubé 1

Les analyses de la rédaction

Les États-Unis veulent absolument prendre les rênes au Sahel, plus particulièrement au Mali

L’envoyé spécial pour la région du Sahel, Peter Pham, prôneur de démembrement des pays africains, se rendra à Bamako, au Mali, du 30 septembre au 3 octobre. Il y rencontrera le gouvernement de transition ainsi que des leaders de la société civile, des chefs religieux et des fonctionnaires des Nations unies, de l’Union africaine, du G5 Sahel et de la communauté diplomatique. Il veut ordonner le gouvernement de transition à honorer ses engagements envers la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), notamment la tenue d’élections libres et équitables dans les 18 mois. Il encouragera également les efforts pour lutter contre la corruption, répondre aux préoccupations relatives aux droits de l’homme, réformer les processus électoraux et mettre en œuvre l’Accord de 2015 pour la paix et la réconciliation au Mali. Le discours habituel.

Peter Pham est l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel en Afrique. Il est chargé de mener les partenaires internationaux et régionaux, y compris le G5 Sahel et les États membres de la CEDEAO, pour faire face à la menace des organisations terroristes, ainsi que de soutenir l’Accord d’Alger et les efforts régionaux pour tenter de démembrer la région des trois frontières du Mali, du Burkina Faso et du Niger. C’est pourquoi, la CEDEAO n’a toujours pas levé les sanctions contre Bamako. Ils attendent visiblement le feu vert de Peter Pham.

Le Dr J. Peter Pham a précédemment servi de 2018 à 2020 en tant qu’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs en Afrique afin de mettre principalement la main sur la RDC. Avant sa nomination au Département d’État, M. Pham était vice-président et directeur du Centre Afrique au Conseil de l’Atlantique (The Atlantic Council).

Le voyage de l’envoyé spécial américain, se fait dans un contexte particulier. En effet, le secrétaire à la Défense américain, Mark Esper, a entamé une tournée maghrébine et a été ce jeudi en Algérie. Ce qui démontre la volonté des États-Unis de vouloir pousser Alger à normaliser avec Israël. Ce qui fait que la visite de Peter Pham au Mali n’est pas anodine. Dans le contexte désordonné du Mali, les puissances étrangères veulent en profiter pour mettre la main sur le pivot de l’Afrique de l’Ouest, tout comme Washington, veut à tout prix mettre la main sur la RDC.

Les États-Unis visent les pays stratégiques pour s’y implanter et y mener la stratégie afin de repousser l’avancée chinoise et russe sur le continent.

À travers Peter Pham, on peut voir que les États-Unis ont mis la main sur les instances comme la CEDEAO. D’où la politique de sanction mener par celle-ci à l’encontre du Mali, et son silence par rapport à la situation en Côte d’Ivoire.

La junte militaire qui a pris le pouvoir le 18 août, ont ouvert la brèche pour faire rentrer les États-Unis et Israël dans cette partie de l’Afrique. La France n’a visiblement plus son mot à dire en vertu de ses échecs dans ses plans de démembrement. C’est Washington qui prend le relai. Mais comment va réagir la population malienne et surtout les guides religieux qui sont tous contre la politique néocoloniale de l’Occident ?  

 

Cameroun - Etudes à l’étranger : Les Etats-Unis limitent à deux ans les visas pour étudiants camerounais

C’est tout de même extraordinaire...l'Amérique fait feu de tout bois ces temps-ci afin d'infiltrer à grande échelle l'Afrique de l’Ouest pour dit-elle, aider les pays de l'ouest africains à lutter contre le terrorisme et a mieux protéger les Africains contre ce fléau, pourtant elle n’a pas honte d’imposer les plus insultantes des restrictions à ces mêmes Africains qu'elle accuse de façon parfaitement péremptoire et sans preuve de terrorisme. Paradoxalement et à regarder la liste ce sont des États qui d'une manière ou d'une autre s'oppose aux politiques néocolonialistes US .

Cette mesure s’applique à 59 pays dans le monde, dont 38 en Afrique.

Le gouvernement américain a voté une nouvelle mesure visant à écourter la durée de séjour des étudiants étrangers de certains pays sur son territoire. L’administration Trump n’entend plus accorder des visas étudiants excédant deux ans, d’après une note publiée par le département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Le quotidien Le Jour de ce mercredi 30 septembre 2020 qui a relayé cette information indique que le Cameroun, comme 37 autres pays africains en fait partie.

Les pays concernés sont : le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie, le Burundi, le Soudan du Sud, la Somalie, l'Éthiopie, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la République Centrafricaine, le Tchad, la RDC, le Congo, la Côte d'Ivoire, Djibouti, la Guinée équatoriale, l'Érythrée, le Gabon, la Gambie, Le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, Guinée, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, le Togo et la Zambie.

Au total, 59 pays à travers le monde sont concernés par cette mesure. Il s’agit des pays catalogués comme faisant l’apologie du terrorisme d’une part, et de ceux dont le taux de séjour s’élève au-delà de 10% d’autre part. Un bémol tout de même : pour les formations excédant deux ans, les étudiants pourront faire une demande de prolongation de leur séjour en territoire américain, laquelle ne sera autorisée qu’après enquête du département de la Sécurité intérieure.

 

Des soldats gabonais se préparent à rejoindre la MINUSCA en Centrafrique

Il y a peu Global Fire Power cette institution américaine qui a pour mission d'étiqueter les armées des pays non occidentaux dans le strict sens des intérêts géopolitiques US classait l'armée gabonaise en dernier. Pourquoi ? Pas parce que cette armée est faible? Bien au contraire, parce que cette armée est potentiellement forte, mais que la France puissance interventionniste, empêche cette armée de devenir forte. Pourquoi ? Lisons cette info pour en savoir la raison :

Le Ministre de la Défense nationale, Michael Moussa-Adamo et le général Jean-Pierre Perrin passant en revue les troupes

Le Ministre gabonais de la Défense nationale, Michael Moussa-Adamo a récemment visité et boosté le moral des troupes gabonaises qui sont en stage de perfectionnement au Camp de Gaulle à Libreville en prévision de leur projection sous peu pour la mission de paix de l’ONU Centrafrique, a appris Gabonactu.com de source militaire.

« Michael Moussa-Adamo a pu rencontrer sur le terrain des stagiaires gabonais se préparant à rejoindre la Centrafrique dans le cadre du bataillon gabonais de la MINUSCA de même que des officiers de 7 pays de la CEEAC suivant une formation opérationnelle d’État-Major », indique un communiqué des Éléments français du Gabon (EFG) dirigés par le général Jean-Pierre Perrin, commandant des éléments français au Gabon (COMELEF).

Le ministre gabonais et l’officier supérieur de l’armée française ont échangé sur la situation sécuritaire en Afrique Centrale et les modalités d’appui de l’armée française à la formation des militaires Gabonais.

Avant leur départ pour la Centrafrique, tous les contingents gabonais subissent au préalable un training à la base militaire de la France au Gabon.

Dans le passé tous les autres soldats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) subissaient le même training à Libreville où ils recevaient en plus des équipements personnels de l’armée française.

La MINUSCA, créée le 10 avril 2014 signifie Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique. Elle est une opération de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique.