Les USA menacent l'armée ivoirienne?
L’actualité en Afrique :
- Le Nigeria va construire un port en eau profonde dans l’État d’Akwa Ibom ;
- Cameroun : inauguration du pont sur la Sanaga, 18 décembre ;
- Niger : entre 2011 et 2019, le trafic aérien de passagers a doublé ;
- Zambie – Délégation russe pour explorer les opportunités d’investissement et de collaboration.
Les analyses de la rédaction :
Armée ivoirienne en danger ?
Un article publié par Voaafrique fait état du double défi auquel est confrontée l’armée ivoirienne : « sa reconstruction et les terroristes ».
« Au cœur de l’histoire de la Côte d’Ivoire depuis 20 ans, son armée est confrontée au double défi de sa reconstruction toujours en cours et des menaces jihadistes », lit-on dans l’article.
De quoi s’agit-il exactement ?
Mercenariser l’armée par tous les moyens imaginables : des plans de reprogrammation imposés à l’état ivoirien.
Pousser l’état ivoirien à revoir ses liens avec la Russie et la Chine et surtout contraindre l’état à diviser ce qu’il avait fait y a trois ans et tout ceci pour faire disparaître ce noyau souverainiste au sein d’une armée ivoirienne qui en 2010 a frappé la base française pour défendre la patrie.
Pour une Amérique qui cherche à étendre son emprise depuis le Sahel à la Côte, se trouver confronté à une armée ivoirienne forte et unie c’est un grand obstacle.
Le fait que les Américains parlent de la réforme de l’armée africaine, cela ne peut que renvoyer au cas tristement célèbre des armées africaines qui ont fait confiance aux puissances occidentales.
Les armées malienne et nigérienne ont traversé bien des déserts avant de retrouver un peu de couleur et pouvoir tenir tête aux forces d’occupations en reprenant le contrôle des régions entières de leur propre pays.
La réforme de l’armée ivoirienne telle que le souhaite Washington, cela veut dire sa désintégration.
Quant à la lutte contre le terrorisme, c’est le second volet du scénario qu’imagine l’Amérique pour l’armée ivoirienne.
On sait très bien que depuis 2013, le territoire ivoirien se trouve à l’abri des violences terroristes que les forces d’occupation occidentales introduisent au Sahel.
Il y a là tout un travail de renseignements et de forces armées unies qui assurent la sécurité de la Côte d’Ivoire
D’où d’ailleurs sa croissance économique et la prospérité de son économie.
Une armée ivoirienne réformée suivant les recommandations de Washington cela veut dire créer des failles organiques au sein de cette même armée, la faire infiltrer par des agents, bousiller ses capacités de renseignement et opérationnelles, bref en provoquer l’implosion.
Et ce sera alors que les USA interviendront avec leurs terroristes takfiristes de tout poil qui, après la crise libyenne, ont trouvé via les frontières libyennes une porte d’entrée vers le Sahel.
Puisque les USA ont échoué à déstabiliser l’état ivoirien via les élections, pourquoi ne pas proposer une assistance militaire pour infiltrer les rangs de l’armée et faire en Côte d’Ivoire ce qu’ils sont en train de faire en RDC…
Centrafrique : qui veut déstabiliser le pays ?
« La situation sécuritaire s’est fortement dégradée ce vendredi 18 décembre en Centrafrique, à neuf jours de l’élection présidentielle et des élections législatives. Plusieurs localités de l’ouest du pays ont été attaquées par des membres de divers groupes armés, selon l’ONU. La Minusca y a déployé d’importants renforts et se dit en “alerte maximale” dans d’autres régions, y compris dans la capitale, Bangui », lit-on sur RFI.
Mais quelle est la fonction des forces onusiennes en RCA alors même que l’état centrafricain a dit et redit à des centaines de reprises n’avoir besoin ni de la Minusca, ni de la France ou autre puissance néo-colonialiste pour l’acquitter de ses fonctions.
Vu les cris d’orfraie poussés par la Minusca il faut bien croire que cette campagne d’intoxication qui laisse croire à l’incapacité des forces nationales centrafricaines à assurer la sécurité du vote, se déroule avec une arrière-pensée bien précise.
Cela fait 4 ans que la France et les USA s’en prennent régulièrement à la Russie, l’allié que l’état centrafricain a choisi en toute indépendance comme partenaire fiable, cherche à présenter de la RCA d’un état défait où les forces vives se battent les unes contre les autres et où la réconciliation n’existe que sous perfusion russe.
L’ONU dit avoir déployé des renforts à Bossemptele et Bossembele, à 150 kilomètres au nord-ouest de Bangui, et affirme que les localités de Bozoum et Yaloke ont été également été ciblées. Elle attribue ces attaques à des éléments de trois groupes armés : 3 R, MPC et anti-balaka.
L’épisode d’une ONU dont les forces agissent à travers toute l’Afrique comme cheval de Troie des puissances occidentales avec en toile de fond des ingérences flagrantes dans les prérogatives des états africains en place, en dit long sur les plans que les puissances occidentales ont mijotés depuis longtemps pour faire de l’élection centrafricaine un échec.
En Côte d’Ivoire, ces mêmes puissances y ont largement travaillé en cherchant à se faire rallier une opposition Gbagbiste qu’ils ont eux-mêmes combattue, ligotée et renversée… En RCA elles en font de même.
Tchad : une armée au service de l’état, où est le problème ?
Un article publié par DW fait état de « la présence trop marquée » des uniformes dans les rues. « Les forces de l’ordre sont présentes à des endroits stratégiques de N’Djamena. Pour les populations, l’inquiétude est grande », lit-on dans cet article.
Qui est visé à travers cet article ? Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.