RDC: les USA dégainent l'arme suprême
L’actualité en Afrique :
- Niger: la mission d’observation de la CEDEAO apprécie le « climat apaisé et paisible » des élections
- Dr. Hamadoun Touré : « Le numérique offre au Mali l’opportunité de mettre fin à son enclavement »
- Tchad : un marché à bétail inauguré à Karmé, au Hadjer Lamis
- L'Éthiopie lance un second satellite avec le soutien d'experts chinois, selon un responsable
Les analyses de la rédaction :
1. Mali: les FAMa chassent Barkhane !
Au Mali, les FAMa n’ont décidément pas besoin d’une assistance étrangère pour mener à bien leur lutte contre le terrorisme.
Les groupes terroristes à la solde occidentale continuent de s’en prendre à la population malienne sans qu’il y ait la moindre condamnation de la part de la Communauté internationale.
Ce dimanche 27 décembre 2020, des hommes armés habillés en tenue traditionnelle « Dozos », ont enlevé des animaux dans le village de Dakadjan, commune rurale de Fakala, cercle de Djenné, ont annoncé les FAMa.
Selon la même source, les assaillants ont été interpellés aux environs du village de Bounguel. Après un échange de tirs, le bétail a été récupéré par les militaires. « Le bilan provisoire fait état d'un assaillant tué, un autre blessé et une moto récupérée », précise un tweet des forces armées et de sécurité.
Dans le centre du Mali, l’armée malienne annonce avoir tué une dizaine de terroristes, près de la frontière burkinabè. Cette neutralisation, qui a eu lieu le jeudi dernier, est survenue lors d’une attaque contre un convoi des FAMa.
Une dizaine de terroristes tués par les Forces armées maliennes, tel est le bilan provisoire d’une attaque perpétrée contre l’armée malienne, jeudi 24 décembre 2020, près de la frontière burkinabè. L’information a été donnée par les Forces armées maliennes (FAMa), samedi 26 décembre 2020.
« Vers 17 heures 30 le détachement FAMa de Mondoro accroché a bénéficié d’un appui feu de l’aviation. Bilan pas de perte en vie humaine du côté des FAMa », précise l’armée malienne.
Ou encore : Un convoi des FAMa a fait, le jeudi 24 décembre 2020, l'objet d'une attaque par des terroristes entre Dinangourou et Mondoro.
Vers 17 heures 30, le détachement FAMa de Mondoro accroché a bénéficié d'un appui feu de l'aviation.
Le bilan: pas de perte en vie humaine du côté des FAMa.
Côté ennemi une dizaine de terroristes tués. Les recoupements sont en cours.
Mais où sont passés Barkhane et compagnie ?
Dans la nuit du Réveillon de Noël, deux soldats français de la force Barkhane ont été blessés par un de leurs frères d’armes sur la base de Gao. L’incident est survenu à la suite d’une dispute sous l’emprise de l’alcool. « Des soldats de la même unité se sont, en langage commun, pris la tête. Un soldat a blessé deux de ses camarades avec son arme de service », un pistolet automatique, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’état-major Frédéric Barbry.
Notons que sur cette base de Gao se trouvent à la fois les soldats français de la Force Barkhane, mais aussi des Européens, surtout les Estoniens.
Cet incident qui peut bien paraître ordinaire pourrait pourtant avoir des impacts réels sur les opérations de cette force dans les pays du Sahel où le départ de la France et de ses forces est de plus en plus réclamé par les populations de ces pays.
Barkhane se tourne de plus en plus vers le ridicule. Quant au FAMa, il est clair que leur rôle dépasse l’entendement. L’armée nationale malienne continue sa réelle lutte contre le terrorisme, pendant que les soldats d’occupation de Barkhane s’entretuent à force de s’ennuyer !
2. Les ressources naturelles en RDC seraient-elles la cause du « démembrement » du pays, tant attendu par Washington ?
Les provinces du Nord et du Sud Kivu mais aussi du Katanga sont les proies à cette politique infâme américaine, et plus particulièrement celle de l’émissaire américain Peter Pham. Hormis les problèmes dans le Kivu, la province du Katanga commence aussi à montrer des problèmes.
Plusieurs personnes soupçonnées et accusées de complicité avec les séparatistes katangais de Gédéon Kyungu Mutanga, Paul Mwenz président national de l’Union des jeunes Katangais (UJK) est sorti de son silence.
Il a fixé l’opinion sur les objectifs de l’ASBL UJK qui a une triple mission: consolider l’unité entre les jeunes katangais, défendre les intérêts communs du Katanga et rechercher le développement intégral du Katanga » a expliqué Paul Mwenz, dit le « soldat » du Katanga.
Pour lui, cette association ne soutient pas une quelconque personnalité. Seul le Katanga compte. Il s’insurge contre la spoliation des minerais du Katanga qui ne profitent nullement aux habitants de la province.
Voici ses propos : « Mes chers frères, ce n'est pas la première fois que nous centralisons le Katanga. Le Katanga a une histoire
L’union des jeunes katangais a trois objectifs. Le premier objectif est de consolider l’unité entre les jeunes katangais ; le deuxième objectif, c’est de défendre les intérêts communs du Katanga et le troisième objectif est de rechercher le développement intégral du Katanga. Pourquoi ces trois objectifs, c’est que lorsqu’on est uni on devient fort, lorsqu’on est uni on devient puissant. C’est dans l’unité qu’on peut être en mesure de défendre les intérêts du Katanga et lorsqu’on est fort et qu’on défend les intérêts du Katanga, alors on peut reconstruire le développement du Katanga.
L’Union des jeunes katangais ne dépend pas d’un individu ; nous ne sommes même pas un parti politique parce que nous ne défendons que le Katanga et rien d’autre que le Katanga.
Et d’ajouter : « le Katanga est riche, mais nous voyons chaque jour des trucks des minerais qui quittent Kolwezi. Au niveau national on signe des contrats au nom du Lualaba, au nom du Katanga ; mais qu’est-ce qui nous reste mes frères ? Qu’est-ce qu’ils envisagent pour nous ? Un droit est un droit quand vous savez qu’il s’agit d’un droit. Tout le monde veut et peut devenir millionnaire au Katanga mais est-ce qu’un Katangais peut devenir millionnaire dans d’autres provinces ?
Ce sentiment naît d’une politique très sournoise menée par les multinationales occidentales. Ces mêmes multinationales qui n’hésitent aucunement à créer des discordes entre la population congolaise.
Généralement, les tentatives occidentales pour semer la discorde sont mises en place sous la bannière de « conflit inter-ethnique ».
Mais concernant la RDC, c’est bien les ressources naturelles qui font apparaître les sources du conflit. Il est clair qu’avec les nombreuses ressources que le pays possède, pas seulement les habitant du Katanga, mais bien les Congolais devraient pouvoir vivre plus que correctement.
Mais outre les multinationales, c’est aussi une manœuvre déjà mise en place par l’émissaire américain, Peter Pham, dont les propos polémiques concernant l’éclatement de la RDC ne sont plus un secret pour personne. En rappel, c’était en 2018 que Peter Pham a clairement recommandé un éclatement de la RDC en plusieurs États dans une tribune publiée par le New York Times. À ce moment-là, de nombreux articles apparaissent concernant une pseudo séparation des provinces du Kivu. Mais, c’est peut-être un modèle américain qui est en train de s’imposer à la RDC. Une division en plusieurs États pour pouvoir affaiblir le pays et continuer de piller les ressources naturelles sans aucun scrupule. La RDC est-elle réellement dans une voie comme cela ?
Visiblement, ce plan d’éclatement serait toujours d’actualité. Vu les nombreuses divisions qui apparaissent de plus en plus depuis l’arrivée de Washington en RDC, que ce soit au sein du gouvernement, et maintenant au sein des provinces, l’éclatement est toujours d’actualité.
Mais Washington ne tient pas compte d’une chose. Il est clair que le président congolais actuel, Félix Tshisekedi, subi de nombreuses pressions, et se retrouve obligé de faire certaine chose contre la politique même du pays mais cela ne veut pas dire que les Congolais sont prêts à se laisser manipuler et avoir aussi grossièrement par une politique US aussi grotesque et sournoise que cela.
Un éclatement comme le souhaite Peter Pham, n’est pas vraiment souhaité par la population. Les Congolais réclament leur droit les plus élémentaires, à savoir un partage équitable des ressources naturelles afin que la population ne soit pas obligée de vivre sous un certain seuil de pauvreté.
3. RCA: Touadera devenue un pilier solide face à l'Occident !
En Centrafrique, l’homme de main de la France, François Bozizé, continue de vouloir la déstabilisation et le reversement du président Faustin Archange Touadera. Les campagnes de désinformation sont bel et bien là, et la Centrafrique avec l’homme de main de la France c’est Bozizé, tout comme en Guinée, c’est Diallo.
RFI écrit un article sur les intentions de Bozizé. Voici les propos du média mainstream :
« À la veille du vote de dimanche, François Bozizé a fait savoir dans un message vocal qu’il soutenait la rébellion. Et cela n’a pas manqué de faire réagir le président Faustin-Archange Touadéra, selon lequel « des dispositions seront prises en conséquence ».
C’est dans la nuit de samedi à dimanche que François Bozizé a diffusé son message sur les réseaux sociaux. Une reconnaissance explicite de son soutien à la rébellion, et un appel aux Centrafricains à ne pas se rendre aux urnes dimanche : « Centrafricaines, Centrafricains, restez chez vous. Laissez Touadéra aller voter tout seul. Puisqu'il s'entête et qu'il ne veut écouter personne, laissez le tout seul aller glisser son bulletin dans l'urne. »
Des propos qui ont fait réagir le président au moment où il s'est rendu au bureau de vote du lycée Boganda. « Chaque citoyen a le droit de choisir librement ses dirigeants. Refuser ce droit, c'est entraîner le pays dans le chaos. Vous savez que c'est un pays qui a quand même des lois, et des dispositions seront prises en conséquence », a déclaré le chef de l'État sans citer directement François Bozizé.
Il y a dix jours, François Bozizé avait assuré jouer le jeu constitutionnel et appelé à voter pour le second joker de Paris, Anicet Georges Dologuélé. Dimanche, après avoir voté, ce dernier voulait croire que la volte-face de Bozizé ne serait pas suivie d’effet : « Je ne commente pas ce qui a été dit. J'ai entendu, moi aussi, ce qu'il y avait sur les réseaux sociaux au petit matin. Vous savez que les Centrafricains ne sont pas sur les réseaux sociaux. Ceux qui ont pu voter y sont allés, et je crois que tous ses militants et électeurs ont voté pour moi, comme il l'a recommandé. »
À l’inverse de François Bozizé, l’opposant a déploré que l’élection ait été entravée par endroits et a salué l’engouement constaté dans les zones où le vote a pu se tenir.
À en croire ce média français, Bozizé, qui cherche déstabilisation, violence et coup d’État, serait dans son droit, et le président Faustin Archange Touadera serait dans ses torts car il annonce « que c'est un pays qui a quand même des lois, et des dispositions seront prises en conséquence ».
C’est comme si, aux élections en France, un pays africain allait encourager celui qui appelle aux violences et qui prépare un coup d’État. Imaginez un peu…
Le cas de Bozizé ressemble trait pour trait au cas Cellou Dalein Diallo en Guinée Conakry. La Communauté internationale évoque visiblement le droit de ces deux personnes à organiser des rébellions, de lancer des violences, fomenter des coups d’État…bref, la Communauté internationale ne veut visiblement pas froisser son allié qui est la France et qui joue gros sur le continent africain. La politique du deux poids, deux mesures est de vigueur…
Le problème de ces chefs d’États qui sont dans le collimateur de l’Occident, c’est qu’ils prônent non seulement pour le développement de leur pays respectif, mais ils prônent aussi pour des partenariats gagnant-gagnant avec des États qui n’ont pas une politique néocolonialiste. Et pourtant, visiblement, ils ont l’air d’être dans leur tort !
La journée des votes s’est passée dans le calme aussi bien à Bangui que dans d’autres villes. Pourtant certains médias français affirment le contraire.
Le Figaro par exemple relate des « élections sous tension », Libération, « un scrutin à la participation bridée ».
En Belgique, le site de la RTBF évoque un scrutin critiqué et qui « jette de l'huile sur le feu », en reprenant ici les mots d'un analyste. Il estime que c'est l'exclusion de François Bozizé qui « a réveillé les vieux démons des divisions politico-militaires » et que les élections d’hier « posent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent », « car les groupes rebelles ne déposeront pas les armes de sitôt et le nouveau président, contesté avant d’être élu, n’aura d’autorité que sur Bangui et les localités alentour, et sous forte tutelle de la MINUSCA ». Avec ces élections « au forceps », conclut l’analyste, « la légalité est donc sauve, mais pour ce qui est de la légitimité des élus, il faudra repasser ».
L’arrogance bat son plein dans les médias mainstream. La Centrafrique est au cœur des débats car le « pré-carré » français n’est plus du tout à la solde de l’Élysée. Pour ces médias, le président Faustin Archange Touadera, son gouvernement, la Constitution du pays, ne compte pas. Le seul mot d’ordre, c’est Bozizé au pouvoir, sinon, les droits et la voix de la population ne comptent absolument pas.
Quoi qu’il en soit, les FACA sont bel et bien présentes dans le maintien de l’ordre et ils bénéficient aussi de l’appui de la Russie. Les Russes sont bel et bien présents, suite aux accords signés entre Bangui et Moscou, pour ne pas laisser Paris détruire ce qui a été reconstruit depuis que le gouvernement de Touadera a décidé de se détacher de la France.
Et la population centrafricaine dans tout cela. Elle ne veut absolument pas d’un coup d’État, d’une nouvelle guerre ou voir de nouveau des soldats français marcher dans le pays en se croyant tout permis. La Centrafrique avance et évolue dans son processus de développement et l’union entre la population, le gouvernement, les FACA a jusqu’à présent, apporté de nombreux résultats positifs pour le pays.