Mali: Barkhane le paye cash!
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L’actualité en Afrique :
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Dec 29, 2020 14:15 UTC

L’actualité en Afrique :

  • Mali : Marvel Gold boucle l’acquisition de trois projets aurifères auprès de Oklo Resources
  • Le Bénin est en train d’aller vers une électrification à 100 %
  • Côte d’Ivoire : le gouvernement transforme le Grand-Béréby en aire marine protégée
  • Guinée : les Kouranko-Lélé organisent une lecture du coran pour la paix et le développement du pays

 

Les analyses de la rédaction :

1. RCA : Touadera a vaincu Paris !

En Centrafrique, le scrutin a bel et bien été effectué dans le calme. L’échec et la sortie définitive de la France se dessinent d’une manière exponentielle.

Les Centrafricains ont voté, dimanche 27 décembre, pour élire leur président et des députés, et l’explosion de violence tant redoutée par les médias mainstream n’a finalement pas eu lieu.

Certains groupes rebelles, avec le soutien de François Bozizé, l’homme de l’Élysée, avaient juré, il y a neuf jours, de « marcher sur Bangui » pour empêcher le scrutin, mais ils ont finalement été tenus à distance de la capitale.

Et pour cause, le gouvernement de Touadera, sachant qu’il était dans le collimateur précisément de la France, a tout mis en œuvre pour que le pays soit en sécurité. Il a entre autres demandé à la Russie de lui fournir le nécessaire afin d’accomplir cette tâche.

D’ailleurs, la Défense russe a annoncé avoir fourni des blindés de reconnaissance BRDM-2 à la République centrafricaine en plus de 300 instructeurs militaires supplémentaires dont le départ a été annoncé le 22 décembre, qui se sont ajoutés aux blindés livrés en novembre.

Cela dit, les médias mainstream sont assez réticents maintenant que le plan de renversement du président Touadera s’est soldé par un échec. Ils remettent maintenant en cause la légitimité des élus. Et pour cause, ces médias n’hésitent pas à alléguer qu’une grande majorité des Centrafricains n’auraient pas pu aller voter, car ils n’auraient pas reçu leur carte d’électeur. Les médias français ont aussi oublié d’omettre la raison. Les groupes armés soutenus par François Bozizé et Paris ne sont pas si innocents que cela dans cette affaire. Certaines sources ont affirmé que ces Centrafricains qui n’ont pas pu aller voter étaient sous la menace de ces groupes. Et ce sont ces mêmes groupes qui auraient aussi confisqué leur carte d’électeur pour qu’ils n’aillent pas voter. Une carte que Paris a jouée pour pouvoir remettre en cause la légitimité du scrutin et des nouveaux élus.

Alors que tout a été mis en œuvre par le gouvernement centrafricain pour que les votes se passent dans la paix et la sérénité, cela montre que les tentatives sournoises de Paris ont donc de nouveau échoué !

Les groupes armés ont été tenus à l’écart et les Centrafricains ont aussi eu la possibilité de profiter du scrutin en toute sécurité.

Le gouvernement centrafricain prône pour la paix et la sécurité, tout comme la population. Et les exactions néocoloniales n’ont plus leur place en Centrafrique et à l’allure où vont les choses, ces exactions vont vers la sortie du continent.

2. Mali : la mise à mal de Barkhane

Au Mali, les soldats d’occupation de Barkhane sont en très mauvaise posture.

Outre les tueries qu’ils effectuent entre eux sous l’effet de l’alcool, une nouvelle tuerie a de nouveau eu lieu dans une situation assez douteuse.

Ce 28 décembre, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé la mort de trois militaires du 1er Régiment de Chasseurs [RCh] de Thierville-sur-Meuse, au cours d’une mission d’escorte de convoi conduite dans la région de Hombori, dans le sud du Mali.

Selon les éléments par l’armée de Terre, le véhicule blindé léger [VBL] dans lequel ils se trouvaient a été la cible d’un engin explosif improvisé [IED].

« Le brigadier-chef Tanerii Mauri, le chasseur de première classe Dorian Issakhanian et le chasseur de première classe Quentin Pauchet sont morts dans l’accomplissement de leur devoir, alors qu’ils étaient engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », a fait valoir Mme Parly, qui « s’incline devant la mémoire de ces trois militaires morts pour la France. »

Ce genre d’engin improvisé devait être étonnamment puissant pour pouvoir détruire entièrement un véhicule blindé léger. En 2013, un VBL français avait aussi été la cible d’un engin explosif, mais il a seulement été endommagé. Ce qui laisse à penser que les choses ne se sont pas réellement passées comme le gouvernement français le prétend. Il serait possible que ce soit une arme beaucoup plus lourde qui a mis à mal ce VBL français, et non une simple charge. Ce qui serait l’œuvre de la résistance malienne qui demande le départ des troupes d’occupation étrangères du Sahel.

De plus, il semblerait aussi que des groupes de résistants maliens passent à l’offensive aussi bien contre Barkhane, mais aussi contre la junte militaire.

La justice malienne a annoncé, lundi 28 décembre, l’ouverture d’une enquête pour « atteinte à la sûreté de l’État », confirmant pour la première fois qu’elle soupçonne l’implication de personnalités récemment interpellées dans un projet de déstabilisation des institutions.

« Suite à une dénonciation des services de sécurité faisant état de fait d’atteinte à la sûreté de l’État, une enquête préliminaire a été ouverte au niveau du Service d’investigations judiciaires de la gendarmerie nationale », a déclaré dans un communiqué le procureur de Bamako, Mamoudou Kassogué. « Les personnes mises en cause (…) ont été mises à la disposition de cette unité pour les besoins d’enquêtes » qui « se poursuivent actuellement », a-t-il ajouté.

Des choses se trament au Mali. Il se pourrait que Washington soit derrière ces actes à l’encontre de la junte au pouvoir. Vu ce qui s’est passé tout de suite après la visite de l’émissaire américain, Peter Pham, et vu aussi les efforts de Barkhane pour rester sur le territoire malien, il est possible que ce soit une manœuvre américaine pour mettre Barkhane sur la touche.

Mais vu ce qui se trame contre Barkhane, il est fort possible que ce soit aussi l’œuvre de la résistance malienne.

Depuis que la junte militaire a pris le pouvoir, et surtout, depuis que le Colonel Assimi Goïta a demandé à la population malienne de soutenir Barkhane, il est clair que beaucoup de Maliens se posent des questions quant à ce nouveau régime au pouvoir. De plus, depuis des mois, la population malienne crie haut et fort le départ des troupes d’occupation étrangère de son territoire. Ce qui fait que les populations malienne et sahélienne ont bien compris qu’avec la présence française, le pays ne pourra jamais réellement prendre le chemin du développement qui lui est dû.

3. L’Éthiopie combat l’axe américano-Israël sur tous les fronts !

L’Éthiopie reste sur ses gardes face à l’Occident et ses sournoiseries ! Après avoir remis l’ONU à sa place, Addis Abeba s’est tourné vers un journaliste de Reuters, accusé, tout comme les médias occidentaux, de couverture fausse et déséquilibrée du conflit concernant les séparatistes du Tigré.

« Vendredi, lors d’une brève audience, un juge a ordonné la détention pour 14 jours supplémentaires pour donner le temps à la police d’enquêter », selon certaines sources.

Son téléphone, un ordinateur, des disques durs et des documents ont été saisis chez lui.

Reuters prétend n’avoir pu déterminer si l’arrestation de son journaliste est liée à sa couverture du récent conflit dans la région éthiopienne du Tigré et rappelle que les autorités éthiopiennes ont « accusé Reuters et d’autres médias internationaux (...) de couverture fausse et déséquilibrée, de ce conflit ».

Reuters affirme également qu’un de ses photographes, Tiksa Negeri, a été frappé à coups de poing par deux personnes à la mi-décembre.

Les États-Unis ont, par la voix du secrétaire d’État chargé des affaires africaines, Tibor Nagy, condamné cette mise en détention et plus généralement les prétendues atteintes à la liberté de la presse dans ce pays.

« La liberté de la presse est fondamentale à toute société démocratique. Je suis extrêmement préoccupé par les informations régulières concernant l’intimidation de journalistes occidentaux en Éthiopie », a tweeté M. Nagy.

Le Comité pour la Protection des journalistes (CPJ) a placé dans son rapport 2020 l’Éthiopie parmi les pays geôliers de journalistes. L’ONG rappelle qu’au moins sept journalistes ont été emprisonnés dans l’année, la plupart « accusés de crimes contre l’État » et que leur détention a été prolongée à plusieurs reprises, suite à la campagne de désinformation que les médias mainstream lancent constamment pour compromettre les pays africains.

Les journalistes des médias occidentaux ont de plus en plus de problèmes dans les pays africains. Et pour cause, outre le fait d’occuper les pays africains avec une force militaire, de piller les ressources et de maintenir une épée de Damoclès sur les dirigeants, les gouvernements, les populations en Afrique, la guerre médiatique est aussi une arme parallèle utilisée par l’Occident sur le continent africain. Certains pays d’Afrique ont déjà mis de côté les journalistes des médias mainstream de côté, ou encore, ils ont fermé temporairement ces chaînes, notamment lors des élections présidentielles.

Addis Abeba a d’ailleurs remédié au problème. En octobre 2019, les diffuseurs éthiopiens ont regroupé leurs chaînes de télévision dans un bouquet en clair. L’idée, à terme, est de retrouver tout le contenu éthiopien dans cette offre en clair.

En Éthiopie, Ethiosat, le bouquet de télévision satellite en clair, aura l’exclusivité de nombreuses chaînes locales dès le 1er janvier prochain. Les Éthiopiens devront donc accéder à la plateforme d’Ethiosat pour retrouver la majorité de leurs chaînes préférées.

L’opérateur de satellite a changé la position de la plateforme suite à l’accord de partenariat signé entre l’Autorité éthiopienne de radiodiffusion (EBA) et l’Institut éthiopien des sciences et technologies spatiales (ESSTI), qui représentait le gouvernement.

Les partenaires de ce projet ont affirmé qu’ils assureront la formation et la mobilisation de plus de 20 000 installateurs supplémentaires pour aider à repositionner les antennes paraboliques.

Pour de nombreux acteurs du secteur, c’est le début d’une nouvelle ère pour la radiodiffusion éthiopienne.

Les médias mainstream ont définitivement perdu leur crédibilité en Afrique. L’Éthiopie a bien décidé de ne plus laisser l’Occident mener la danse, et même si l’axe américano-israélien tente de s’ingérer ou encore de provoquer une guerre interafricaine dans la Corne, cela a produit l’effet inverse et a plutôt poussé les pays africains à s’unir !

 

 

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