Sénégal: le scénario malien signé France?
L’actualité en Afrique :
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Les analyses de la rédaction :
1. Mozambique : un remake ouest-africain ?
Le chef d’état-major adjoint de l’armée mozambicaine a démenti dimanche les accusations d’Amnesty International, selon lesquelles les forces armées et un groupe de sécurité privée sud-africain s’étaient rendus responsables de « crimes de guerre » au cours de la lutte contre les terroristes dans le nord-est du pays.
Le groupe terroriste de Daech, qui s’est allié avec les multinationales occidentales dans le nord du Mozambique, sème la terreur depuis trois ans dans la province stratégique du Cabo Delgado (Nord-Est) frontalier de la Tanzanie, riche en gaz naturel. Ils décapitent des villageois, enlèvent de jeunes femmes, attaquent aussi casernes et postes de police pour se fournir en armes et munitions.
Mardi, Amnesty International a affirmé que les habitants de la région étaient « pris entre les forces de sécurité mozambicaines et les combattants aux côtés du gouvernement contre les terroristes dont aucun ne respecte le droit à la vie ni les règles de la guerre ».
Le général Bertolino Capitaine, chef d’état-major adjoint de l’armée mozambicaine, a vivement réfuté ces allégations dimanche.
« Notre mission est de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays, nous ne pouvons en aucun cas maltraiter notre communauté », a-t-il déclaré à des journalistes lors d’une visite organisée pour la presse dans le Cabo Delgado.
« Ce rapport a été écrit par des gens qui n’ont jamais mis les pieds au Mozambique », a-t-il affirmé.
Il s’agit de la première réaction officielle des autorités depuis la publication du rapport mardi.
Le général a également démenti l’affirmation d’Amnesty selon laquelle le gouvernement avait fait appel à une société militaire privée sud-africaine, Dyck Advisory Group (DAG), pour renforcer ses rangs après avoir perdu « un certain nombre de batailles ».
Ces allégations sont effectivement un début à destination de l’armée mozambicaine. Ce genre de planification se voit régulièrement sur le continent africain. Les armées nationales sont les premières cibles des médias mainstream et des ONG. Le but étant d’affaiblir considérablement le pays dans tous les domaines. Le volet sécuritaire et économique est généralement les premières conséquences d’un affaiblissement de l’armée nationale. Sans armée, pas de sécurité et pas d’investissement étranger et la production locale cesse également. En plus de cela, ceci est un parfait moyen pour faire implanter des groupes terroristes pour faire régner encore plus d’insécurité.
Actuellement, surtout en Afrique de l’Ouest, comme au Mali, les soldats nationaux qui s’aventurent dans des zones sous contrôle de Barkhane et des terroristes, afin de mener à bien les missions de sécurisations, ils sont directement accusés par des ONG d’exaction et d’attaque contre la population.
Au Mozambique, le système est visiblement le même. L’armée nationale compte se battre seule contre les terroristes et compte bien ramener la sécurité dans le pays. Le président de compte pas demander l’aide militaire occidentale, pour éviter que son pays sombre et devienne un deuxième Mali.
2. Sénégal : le coup malien signé la France ?
En août 2020 alors même que des milliers de Maliens battaient le pavé contre une puissance d’occupation française complètement enlisée, les stratèges de l’Élysée se sont mis à chercher un plan B. Face à ce torrent anti-français qui sillonne les rues et du IBK qui certes n’était pas un enfant du chœur, mais qui tendait à miner l’emprise française sur le nord et le centre du pays où les agents des services secrets occidentaux, les dénommés « jihadistes » tuaient les Maliens certes sans pour autant pouvoir les diviser, même si leur tuerie avait tout un caractère ethnique, la France a monté un coup d’État et s’est accaparée du mouvement populaire : la junte éduquée pour certains à l’école américaine et française s’est avérée être d’une redoutable efficacité, puisque IBK sorti de la scène, elle est parvenue à remettre sur les rails tous les accords et traités que les Maliens haïssaient et haïssent encore dont l’accord d’Alger, qui prévoit ouvertement le démembrement du pays ou encore le G5 Sahel, ce qui s’appelle entrer par la fenêtre quand on est mis à la porte. Certes, les Maliens ont prouvé que le retour de la souveraineté ne dépend ni d’IBK ni de l’imam Dicko et qu’il est un vœu national, lorsqu’au mois de décembre et de janvier, Barkhane s’est mis à saigner. La France s’est vengée en frappant notamment Bounti et la lutte pour la libération du Mali continue. Or, cette même France désormais entièrement acquise aux intérêts des Américains semble vouloir refaire ce coup au Sénégal. Hier soir, Macky Sall a ramené les jeunes au calme et à la sérénité alors même que les réseaux sociaux, extraterritoriaux tout comme les médias mainstream ne cessent d’appeler les Sénégalais à descendre dans la rue en agrandissant les bilans des morts et des blessés et en affabulant sur ce soi-disant opposant Ousmane Sonko, de toutes les vertus possible et inimaginable. Et puis ces magasins Auchan qui se font curieusement piller pour donner une couleur anti-France au mouvement et leurrer la population. Paris est-il en train de manipuler les masses pour faire avancer son plan ? Il y a peu, le chef des services secrets français promettait sous un ton particulièrement menaçant la résurgence du terrorisme alqaïdiste ou daechiste sur la côte. Ces mouvements de foules plus ou moins manipulés, ces tentatives d’attiser la violence en Casamance s’inscrivent-ils dans le cadre d’un scénario visant à provoquer une guerre civile et à inclure le facteur « terrorisme » dans le territoire sénégalais ? Possible… surtout que le pays abrite le QG des marines US en Afrique dit Africom et que la découverte du gaz tend à faire de ce havre stratégique de l’Afrique de l’Est le vecteur d’une « OPEP du gaz ». Il y a peu, Jeune Afrique écrivait : « Pour la deuxième fois en trois mois, les autorités de Dakar se sont entretenues avec les officiels du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF).
Mi-février, des officiels du gouvernement sénégalais – parmi lesquels Aïssatou Sophie Gladima, la ministre du Pétrole et des Énergies, et Mamoudou Sall, ambassadeur de Dakar auprès du Qatar – ont échangé avec les dirigeants du Forum des pays exportateurs de gaz. »
Et bien un État aussi important que le Sénégal avec ces ports stratégiques sur l’Atlantique, n’a pas à vouloir intégrer une quelconque structure ou monopole pouvant peser sur l’avenir des exportations énergétiques que pillent et détournent l’Occident... Sall a visiblement franchi le Rubicon des néocolonialistes.
3. Mali/Venezuela : le corridor anti sanction était présent !
Le Mali a participé au corridor anti-sanction mis en place par l’axe de la Résistance !
Ce corridor a été mis en place pour faire sauter le levier de pression unilatérale et illégale imposée par les États-Unis, par le biais de la politique de sanction, pour faire plier les puissances qui ne plient pas l’échine devant Washington.
Plusieurs pays ont rejoint ce corridor d’une manière ou d’une autre, qui relie l’Iran et le Venezuela, en passant entre autres par le Sénégal.
Cela dit, d’autres pays rejoignent également ce corridor, sans pour autant l’officialiser. C’était le cas du Mali sous la présidence d’Ibrahim Boubackar Keita. Selon un article, Bamako collaborait avec Caracas pour aider le Venezuela à contourner les sanctions imposées par l’Occident en 2019 pour remplacer de force Nicolas Maduro, élu par le peuple, par Juan Guaido un pantin de l’Occident.
En 2020, le Mali aurait servi de plaque tournante à un réseau de commerce de lingots d’or.
Alors que les sanctions américaines contre la compagnie nationale de pétrole empêchent Caracas d’avoir accès à des liquidités suffisantes, ce dernier a trouvé une parade. Selon certaines informations, les réserves d’or de la Banque centrale sont expédiées au Mali par le biais d’avions russes, avant d’être revendues principalement aux Émirats arabes unis qui possèdent avec Dubaï, l’un des principaux centres mondiaux de négoce d’or.
Actuellement, il est possible de voir que les États-Unis et les pays européens ont tenté tant bien que mal de saper ce corridor anti-sanction, mais visiblement ce fut un échec.
Pour rappel, ces sanctions sont placées illégalement et sont considérées par bon nombre de pays à travers le monde comme étant du terrorisme économique.
Le fait que le président d’un pays africain décide de rejoindre ce corridor anti sanction US, il devient, quasi instantanément, une cible à abattre. Alors les campagnes commencent sur les réseaux sociaux, des manifestations, des émeutes, des violences se multiplient, pour mener ensuite à un coup d’État ou au départ du président cible. Ce scénario a visiblement été mis en place au Mali et il est possible de voir le même scénario se mettre en place dans les pays, qui n’ont pas seulement choisi des partenariats gagnant-gagnant, mais qui ont rejoint de près ou de loin ce corridor anti-sanction. Le Sénégal est d’ailleurs enclin à ce genre de campagne. C’est l’une des raisons pour laquelle, Dakar a décidé de se lancer dans un processus de sécurisation de la Casamance pour ne pas servir de scénario remake comme en Éthiopie ou encore au Cameroun.
Quoi qu’il en soit, le fait que l’administration Biden vise principalement le monopole des eaux, c’est également pour pouvoir bloquer les corridors anti-sanctions qui se mettent en place par la Résistance afin de tenir tête à l’Occident et surtout, afin de préserver la souveraineté et l’intégrité de leur pays respectif. Ce régime de sanction mis en place par les États-Unis, ne fonctionnent donc pas, et au contraire, ces sanctions poussent les pays qui en sont victime à se renforcer et à trouver de nouveaux alliés tout en se rendant compte que ces alliances permettent non seulement de sortir du tourbillon néocolonialiste mis en place pour contrôler les pays d’Afrique, mais en plus, de réellement développer et sécuriser leur pays.
Le choix se fait assez rapidement, l’axe de la Résistance prend énormément d’ampleur, même si beaucoup n’officialisent pas encore leur participation.