Liban: l'opération navale complexe de la Résistance
Dans la nuit de mercredi à jeudi 19 août, à peine 24 heures après qu’un double tir de missile air-sol SPICE-1000 israélien a visé une base du Hezbollah à Quneitra, et qu’il s’est fait royalement intercepté non pas par une DCA « classique » syro-sud libanaise qu’on sait être composée de S-200, Pantsir-S, Buk M2E, TOR…,
mais bien visiblement par quelque chose de totalement nouveau qui a créé espèce de « défense active » et à qui certains experts donnent le nom de « Missile 358 », mais qui en réalité n’a rien d’un missile et tout d’un drone kamikaze à vocation défensive équipé d'ailes latérales, d'un capteur électro-optique et d'un fusible optique adjacent pour exploser à l'approche de la cible et qu’on avait vu très récemment à Maarib au Yémen où il fait le malheur des Scan Eagle US, une tonitruante opération « navale » s’est produite au large de Haïfa.
Plus d’un analyste verrait à travers ces deux « incidents portuaires », une très complexe opération navale de la Résistance qui tient encore une fois à rappeler l’inclusion du paramètre « naval » dans le rapport de force qu’elle impose désormais avec force et acuité à l’entité sioniste, une entité terrifiée au spectacle de ces 40 000 forces US-OTAN pris au piège comme des rats à l’aéroport de Kaboul, un peu comme ces colons qui au mois de mai se battaient les uns contre les autres pour quitter plus rapidement l’aéroport de Tel-Aviv. Très curieusement, le dernier discours de Nasrallah avant l’Achoura, celui qu’il a tenu mercredi soir revenait sur cette fameuse règle d’engagement Israël/Résistance qui depuis « Épée de Qods » s’est amplifiée à l’échelle de toute la région.Depuis cette nuit, la guerre aéronavale a atteint les côtes israéliennes et tout porte à croire qu’elle s’intensifiera. Surtout à la lumière de ce que Nasrallah vient de dire : « Je voudrais annoncer que notre premier navire, qui partira d'Iran, a passé toutes les procédures et arrivera au Liban dans les prochaines heures, grâce à l'Imam Hussein. Dans le premier navire, nous avons donné la priorité au fioul, car il est désespérément nécessaire et la vie des gens en dépend. Après ce navire, un autre navire et d'autres navires seront en route. À partir du moment où le navire iranien se mettra en mouvement, nous le considérerons comme territoire libanais. Nous n'acceptons pas l'humiliation de notre peuple. Que personne ne fasse l'erreur de nous défier, car cette question est liée à la dignité de notre nation, et nous n'acceptons pas que cette nation soit humiliée. Nous félicitons l'Imam Khamenei et le Président iranien d'avoir soutenu le peuple libanais. Nous remercions l'Iran d'avoir toujours été aux côtés du peuple libanais. Malgré les sanctions contre l'Iran et les pressions exercées sur lui, ils n'ont jamais abandonné leurs alliés. La main amputée du martyr Qassem Soleimani à l'aéroport irakien est une preuve que l'Iran n'a jamais abandonné ses amis. »Ghada Houballah, géopoliticienne, et Arnaud Develay, juriste international, s'expriment sur le sujet.