Les élections législatives irakiennes: la main d’Israël ?
Hadi al-Amiri, le chef de l'Alliance Al-Fateh en Irak, a déclaré ce samedi 12 novembre lors de la troisième exposition d’art du martyr Abou Mahdi Al-Mohandes, que la fraude électorale lors des récentes législatives était due à une cyberattaque visant à replonger le pays dans le chaos.
« Nous n'excluons pas la possibilité selon laquelle Israël a été impliqué dans la fraude électorale irakienne », a-t-il affirmé.
Evoquant le rôle de la République islamique d'Iran dans le soutien à l'Irak dans la guerre contre Daech, Hadi al-Amiri a indiqué que « certaines personnes cherchent à oublier le rôle clé des Unités de mobilisation populaire irakienne (Hachd al-Chaabi) pour maintenir la sécurité en Irak ».
Concernant les élections, 3 600 dispositifs de vote électronique ont été manipulés pendant les élections et n'ont pas envoyé les résultats. Les manifestations n'étaient pas dirigées contre les vainqueurs, mais plutôt contre les procédures de la Commission électorale irakienne.
Soutenant les manifestations pacifiques contre les résultats des récentes élections législatives tenues le 11 octobre, Al-Amiri a poursuivi : « La confusion créée pendant le vote est la preuve de l'incapacité de la Commission électorale à organiser des élections transparentes. La répression des manifestants n’était pas du tout acceptable et le parti qui a ordonné les attentats devrait être identifié. »
Certains politiques ont également confirmé l'hypothèse de manipulation et d'ingérence de certain pays étrangers dans les élections, dont les Émirats arabes unis, la Grande-Bretagne et les États-Unis.
Concernant la tentative d'assassinat du Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi, Hadi al-Amiri a appelé à la condamnation de son auteur.
En raison de la mauvaise gestion de la Haute Commission électorale et d'autres institutions concernées, les manifestations pacifiques contre les résultats des élections ont dégénéré en violence et de nombreuses personnes ont été tuées et blessées lors des affrontements à grande échelle entre les forces de sécurité et les manifestants.