Les Israéliens évitent d’évaluer Tsahal (Ofer Shelah)
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Dans un article détaillé paru dans Yedioth Ahronoth, un politicien et ancien parlementaire israélien s’alarme de la baisse du potentiel de l'armée israélienne et sa volonté d'entrer dans une telle conjoncture dans une nouvelle guerre. L’ancien membre de la Knesset, Ofer Shelah, du Parti du futur et officier de réserve de l'armée, a fait part de la tendance ambitieuse du régime de Tel-Aviv à entrer dans une nouvelle guerre pour l'emporter.
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Dec 06, 2021 05:28 UTC
  •  Les Israéliens évitent d’évaluer Tsahal (Ofer Shelah)

Dans un article détaillé paru dans Yedioth Ahronoth, un politicien et ancien parlementaire israélien s’alarme de la baisse du potentiel de l'armée israélienne et sa volonté d'entrer dans une telle conjoncture dans une nouvelle guerre. L’ancien membre de la Knesset, Ofer Shelah, du Parti du futur et officier de réserve de l'armée, a fait part de la tendance ambitieuse du régime de Tel-Aviv à entrer dans une nouvelle guerre pour l'emporter.

Il appelle les Israéliens à se regarder directement dans le miroir, à corriger les erreurs et les points de faiblesse profonds au sein du corps militaire israélien.

Ofer Shelah, qui occupait jadis un poste de direction au sein de la commission des affaires étrangères et de la sécurité de la Knesset, prétend dans sa note que « lorsque des officiers supérieurs sont interrogés sur une ignorance et un défaut éventuel au sein de l'armée, ils rappellent immédiatement que Tsahal est très respectée en Israël ».
 
« Cela est, affirme le journaliste, pratiquement vrai conformément aux résultats de n'importe quel sondage, lorsque les gens sont interrogés sur leur niveau de confiance envers les diverses institutions. En ces termes, l'armée se trouve à la tête du résultat du sondage, c'est-à-dire avant les pouvoirs exécutif et judiciaire, la Knesset et les médias. »
 
« Ce résultat n'est pas inattendu, l'armée israélienne est l'armée qui défend le régime de Tel-Aviv, qui est dans un conflit de sécurité depuis sa création, c'est l'armée du peuple, nous sommes le peuple. Nous avons servis au sein de l’armée et nos enfants y serviront après nous. C'est nous qui lui donnons de nombreuses ressources, comme le budget, la légitimité du travail, des services et c’est pourquoi les doutes sur son pouvoir ou sa crédibilité équivalent presque à des doutes sur la crédibilité de nos vies et de notre avenir. »

L’ancien parlementaire a prévenu que la confiance dans l'armée ne venait pas naturellement de l'examen radical de ses opérations.

« En effet, lorsque nous interrogeons le peuple sur les résultats des opérations militaires, à titre d’exemple la dernière bataille connue sous le nom de "Gardien des murs", qui a eu lieu récemment à Gaza, ses estimations sont optimistes ; mais sa justification est que l'armée a fait ce qu'on lui a demandé et c'est la faute des milieux politiques. J'ai examiné cette question depuis des décennies et je peux dire que le peuple israélien se soustrait à toute évalaation réelle de la capacité militaire de l'armée et de ses opérations, Par rapport aux ressources dont elle dispose et aux vrais défis auxquels elle est confrontée, poser toute question à ce sujet, c’est comme interroger une mère au sujet de son enfant. »