Le Hamas tire des coups de semonce contre Israël
Agacée par les atermoiements répétés des Israéliens au sujet des engagements qu'ils ont tenus après la bataille de 11 jours de l’« Epée de Qods », le compte à rebours a commencé et l'axe de la Résistance a fixé un délai de six mois au régime de Tel-Aviv pour la fin de son maximalisme dans les territoires palestiniens.
L’opération « Epée de Qods » était un point culminant dans l'histoire de la Résistance palestinienne : la Résistance y a démontré sa puissance dissuasive et a forcé les Israéliens à tenir leurs engagements d'après le cessez-le-feu.
Six mois après l'opération, la Résistance est en mesure de se vanter de ses capacités militaires face à l’ennemi israélien et elle est de taille à lancer de nouvelles frappes.
Le Hamas a annoncé au nom de tous les groupes de résistance palestinien qu’au cas où le processus de reconstruction de la bande de Gaza ne débuterait pas dans les 10 prochains jours, la Résistance reprendrait ses attaques contre les Israéliens.
Pourquoi la Résistance menace-t-elle Israël ?
La Résistance connaît très bien la nature du régime de Tel-Aviv : il ne tient pas ses engagements envers la bande de Gaza mais tient à continuer son siège injuste et illégal.
En se soumettant au cessez-le-feu avec la médiation du Caire, il s’était engagé à améliorer la situation des prisonniers dans les territoires occupés, à mettre fin à l'occupation du quartier de Cheikh Jarrah de la ville sainte de Qods occupée et à lancer la reconstruction de la bande de Gaza en mettant un épilogue au blocus.
Mais depuis la fin du conflit de 11 jours, les Israéliens n’ont toujours pas tenu leurs engagements. Ils ont prétexté la situation des prisonniers israéliens capturés par les combattants de la Résistance depuis 2014. Cependant, le sort de ces derniers reste flou, puisque le régime de Tel-Aviv n’a jamais pris en compte les exigences des parties palestiniennes évoquées lors des négociations indirectes en 2014 entre les deux parties sur le sort des prisonniers israéliens. Aujourd’hui, la partie israélienne a une fois de plus relié le dossier de la reconstruction de la bande de Gaza à l’affaire des prisonniers israéliens.
Toutefois, l’axe de la Résistance souligne que les deux dossiers doivent être examinés séparément.
La raison majeure pour laquelle la Résistance menace de lancer une deuxième guerre contre Israël est l’affaiblissement considérable de la puissance dissuasive de l’armée israélienne, particulièrement en pleine bataille de l’Epée de Qods.
Il convient de rappeler que le blocus de Gaza ne semble plus avoir d’impacts négatifs sur le potentiel militaire des groupes de résistance palestiniens.
Par conséquent, l’axe de la Résistance est aujourd’hui dans les meilleures conditions. Etant donné que c’était le régime de Tel-Aviv qui a demandé un cessez-le-feu au milieu de l'opération « Épée de Qods » et que c’était encore lui qui a accepté la fin du blocus de Gaza, quoiqu’il ne l’ait pas respecté.