Le rêve balistique de Ben Salmane!
Des missiles balistiques pourraient être ajoutés à la collection des armements de Ben Salmane. Ne possédant pas la technologie des missiles balistiques et sur fond de l'avancée incessante de l'armée yéménite, les Saoudiens frappent à la porte de divers pays, dont la Chine et l'Ukraine, afin de disposer d’un arsenal balistique à l'image celui dont dispose l'armée yéménite.
L'Arabie saoudite veut investir dans le développement de système de missile Grom. Il s’agit d’un missile balistique de 300 kilomètres qui peut détruire des cibles avec une grande précision. La conception de ce système de missiles remonte à l'ère soviétique mais l'Ukraine n'est en mesure de terminer ce projet en raison de problèmes financiers.
Les Émirats arabes unis, à leur tour, ont exprimé leur intérêt pour l'achat de ce système mais contrairement aux Saoudiens, les Émirats arabes unis ont décidé d'acheter des missiles à courte portée, dont les missiles Scud de la Corée du Nord.
Dans les années 1980, lors de négociations secrètes entre Saoudiens et Chinois à Hong Kong, 50 missiles DF-3 ont été vendues aux Saoudiens.
L’Arabie saoudite aurait également acheté des missiles DF-21 chinois, mais jusque à présent aucun commentaire n’a pas été fait par les responsables saoudiens.
La question qui se pose est de savoir à quels problèmes l’Arabie saoudite sera confronté pour la mise en œuvre de son programme balistique puisqu’elle est dépendante de l’étranger pour son équipement miliaire.
Les Saoudiens sont bien conscients de la capacité de missiles de l'armée yéménite et ils ont subi de lourdes pertes depuis leur guerre au Yémen.
En ce qui concerne seulement les coûts déboursés pour l’interception des frappes de drones de l’armée yéménite, la note est bien salée et Riyad se retrouve dans un bourbier.
Même si l’Arabie saoudite peut acquérir des missiles en échange de l’investissement dans le projet de missile ukrainien, elle n’accèdera pas à la technologie de fabrication des missiles et de production du combustible solide.
Il convient de noter que l’Ukraine agit plus en conformité avec les exigences des Etats-Unis que celles de l’Arabie saoudite.
Les Saoudiens n'ont jamais entamé de projet de missile, même à petite échelle. Il y a 15 ans, un projet conjoint entre le ministère saoudien de la Défense et une société d'armement suédoise pour la production de missiles antichars a été voué à l’échec.
Bien que l'Arabie saoudite se soit concentrée sur le développement des capacités de son armée de l’air, elle souhaite désormais investir dans les missiles balistiques.
Les Saoudiens se tournant vers la Chine, le plus grand rival des Etats-Unis dans les industries de la défense et de l'armement, porte un message important.
Les Américains sont conscients du vif intérêt des Saoudiens pour l’acquisition des armes nucléaires et l’investissement dans le programme nucléaire du Pakistan.
Du point du vue des Américains, le programme de missile convoité par Riyad n’est rien d’autre qu’une tentative d’acquisition de missiles balistiques capables de porter des charges nucléaires.
Mais pour la Chine, c’est l’occasion de renforcer les liens politiques et sécuritaires avec l'Arabie saoudite. La Chine importe 2 millions de barils de pétrole par jour de l’Arabie saoudite, et de sérieux projets pétroliers sont en cours.
Il est probable que dans un avenir proche, la pression américaine poussera l’Arabie saoudite à reconsidérer son programme de missiles.
Il convient de noter que Washington a fixé des conditions strictes pour la livraison d'avions de combat F-35 aux Émirats arabes unis, notamment la suspension de la coopération de ce pays avec la Chine dans le domaine de la technologie Internet 5G.