Eau, la nouvelle arme d’Israël ?
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Selon des experts de la région, Israël tente depuis quelques années de réduire l’afflux d’eau fluviale vers l’Iran, l’Irak et la Syrie, afin d’affaiblir l'axe de la Résistance dans la région.
(last modified 2022-11-14T04:39:28+00:00 )
Apr 23, 2022 09:41 UTC
  • Eau, la nouvelle arme d’Israël ?

Selon des experts de la région, Israël tente depuis quelques années de réduire l’afflux d’eau fluviale vers l’Iran, l’Irak et la Syrie, afin d’affaiblir l'axe de la Résistance dans la région.

En jetant un coup d’œil sur le processus de construction de grands barrages sur les fleuves du Tigre et l’Euphrate en Turquie, on peut remarquer les activités progressives de sociétés d'investissement israéliennes, qui ont pu promouvoir au fil des ans la capacité financière et d’expertise d’Ankara pour construire plusieurs très grands barrages sur les deux fleuves vitales de l’Euphrate et du Tigre.

Cela a considérablement réduit l'afflux d'eau vers l'Iran, l’Irak et la Syrie et en plus de la rareté de l'eau, le phénomène des poussières fines et toxiques pourrait ainsi nuire à l'économie et à la sécurité sociale des pays en aval, qui font, tous les trois, partie de l'axe de la Résistance.

Après les vacances de la fête du nouvel an en Iran, les habitants de la plupart des villes du pays ont connu un grand problème : les nuages de poussière qui viennent depuis l’Irak et qui ont par conséquent perturbé au sens propre du terme la vie quotidienne du peuple et menacé sa santé.

L'apparition de poussières fines dans l’atmosphère ne se limite pas aujourd’hui à une frontière géographique particulière ou à un temps précis.

Auparavant, les brumes composées de particules fines apparaissaient au-dessus de la Syrie, de l’Arabie Saoudite et de l’Irak ; la solution de ce problème se résumait à la mise en œuvre de méthodes traditionnelles telles que le paillage des terrains.

Bien que les dommages environnementaux et les effets non durables de cette méthode aient conduit à la plantation massive d’arbres dans les régions sèches pour faire face à l'apparition de particules, la pénurie d’eau dans la région est un autre problème majeur.

Les écosystèmes de l’Iran, de l’Irak et la Syrie affectés par les projets de construction des barrages illégaux en Turquie

L'existence de zones désertiques n’est pas uniquement la raison de la formation des brumes de poussière, car un autre facteur serait impliqué dans le phénomène : les barrages construits par le gouvernement turc sur les deux fleuves du Tigre et de l’Euphrate.

Les barrages turcs comprennent 10 super-projets, dont le projet du sud anatolien (DAP), l'Anatolie centrale (Agap), etc. Ils suscitent une importante désertification en Irak, en Syrie et même en Iran. Or de nouveaux foyers de poussières se forment.

Entre temps, les Israéliens tentent la déstabilisation en resserrant l’étau autour de ces pays qui sont à l’origine de l'afflux d'eau vers l'Iran et les pays membres de la Résistance régionale. Ainsi, ils réduisant progressivement le débit d’eau dans les pays de la Résistance, mettant ainsi en danger la sécurité nationale et l'environnement de ces pays.

Les inquiétudes portent désormais sur une autre et même tentative d’Ankara chez ses voisins de l’est, l'Iran et l'Afghanistan vers lesquels affluent de nombreuses rivières.

Au cours des dernières décennies, divers facteurs ont joué un rôle dans la destruction de l’écosystème iranien et la dégradation de l'environnement dans le monde entier, dont le plus important et le plus complexe est le non-respect des droits à l'eau entre deux ou plusieurs pays dont les frontières politiques font partie d'un bassin versant.

Cela est dû au fait que l'eau et les ressources en eau limitées en tant que composante importante du pouvoir, constituent la base du développement des relations politiques d'un pays et, par conséquent, différents pays utilisent l'eau comme une arme cachée contre d'autres pays voisins.