L'avis de tempête sur Israël !
Les frappes menées dimanche et lundi depuis le sud du Liban contre des cibles dans le nord de la Palestine occupée, ont déboussolé les responsables israéliens, comme le montre leurs décisions hâtives, dont l’annonce d’un état d’alerte au sein de l’armée pour contrer des groupes de résistance dont les champs de bataille ne sont plus identifiables géographiquement parlant.
La chaîne 14 de la télévision israélienne a annoncé que Tel-Aviv avait ordonné au ministère des Affaires militaires de mettre en état d’alerte des forces armées par crainte d'une répétition des incidents produits dimanche soir et lundi matin. Dans ce cadre, il a également annulé le congé de tous les commandants et responsables des unités de surveillance et de renseignement.
La source a également rappelé que l'armée israélienne était préoccupée par de nouveaux tirs des missiles depuis le Liban et qu’elle avait l'intention d’abattre les bases du Hamas au Liban, si une attaque au missile sur le nord des territoires se reproduisait.
D'autre part, les médias sionistes ont reconnu que l'armée israélienne avait blessé par balles un membre du Hamas qui se trouvait près de la barrière frontalière dans la bande de Gaza.
Selon des sources proches de l’armée israélienne, le Palestinien a été touché alors qu'il s'approchait des clôtures à la frontière avec les territoires occupés. Pour l’instant le Hamas n'a pas réagi à cette nouvelle.
Des sources d’information israélienne ont également prétendu avoir identifié une équipe affiliée au mouvement du Jihad islamique de la Palestine en Cisjordanie, qui avait l'intention de produire des obus de mortier.
Le quotidien israélien Makor Rishon a affirmé : « Les membres de l'équipe, affiliée au mouvement du Jihad islamique, dont la zone d’activité est Jénine dans le nord-ouest de la Cisjordanie, sont dirigés par des cadres du mouvement de résistance « Saraya al-Qods » dans la bande de Gaza.
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, faisant référence aux rumeurs à cet égard, a prétendu sur des réseaux sociaux que sept personnes avaient été arrêtées à cet égard.
Les frappes menées depuis le sud du Liban les 24 et 25 avril contre les cibles dans le nord de la Palestine occupée, ont déboussolé les responsables israéliens, comme le montre leurs décisions hâtives, dont l’annonce de l’état d’alerte au sein de l’armée pour contrer des groupes de résistance dont les champs de bataille ne sont plus identifiables géographiquement parlant.
Dans ces circonstances, l'affirmation selon laquelle Israël manque de profondeur stratégique devient plus évidente. Le journal en ligne Rai al-Youm vient de rapporter que le Hamas confirme avoir prévu des opérations surprises pour l’armée israélienne. La question de savoir si la Résistance palestinienne établira-t-elle une « nouvelle plate-forme » dans le sud du Liban ?
Il semble que le missile lancé dimanche depuis les zones méridionales au Liban vers le nord de la Palestine occupée n'est qu'un ballon d'essai pour envoyer un message selon lequel toute attaque militaire contre la bande de Gaza ou bombardement aérien de grande ampleur se heurteront à une riposte issue d’un changement majeur des règles d’engagement. Ce qui signifie que pour la Résistance, l'ennemi israélien ne peut plus ni tactiquement ni militairement limiter le conflit à des zones géographiques spécifiques.
Mise en œuvre depuis plus de deux ans, cette stratégie basée sur la conviction des factions de la Résistance palestinienne, montre que les règles d'engagement sont censées changer, au moins dans le contexte géographique.
Les groupes de résistance palestiniens sont capables de surprendre l’armée israélienne en ouvrant en ouvrant un nouveau front, en cas d'évolution de la situation ; les règles d'engagement militaires et conflictuelles peuvent être initiées par l'ennemi israélien, mais ne peuvent pas s'arrêter là où il décide.
Le régime israélien n’est plus en mesure de contrôler son espace géographique menacé par le Hezbollah, d'autant plus que la situation au Liban s’aggrave en raison de l'absence d'influence étatique. Le Hezbollah est désormais un allié de la Résistance palestinienne, et de sa branche armée en particulier, ce qui signifie que certaines règles du jeu pourraient se développer.
Le journal Rai al-Youm, ignorant les types d'armes entre les mains des combattants palestiniens ou des groupes de résistance au sud du Liban, souligne que la bataille de l’ « Épée de Qods » a montré que certaines des roquettes ont été tirées par des branches armées des groupes de résistance palestiniens au sud du Liban.
C'est une question que les services de renseignement israélien ont vigoureusement poursuivie au cours des dernières semaines sans parvenir à une issue quelconque, affirme Rai al-Youm avant de conclure qu’en cas de confrontation, les combattants armés du Hamas et du Jihad islamique appuyés par le Hezbollah sont capables de mener des opérations d’envergure à l’intérieur des territoires occupés.