Pourquoi Israël échoue-t-il à attirer son opinion publique?
74 ans après l'occupation de la Palestine, le régime israélien est toujours incapable d'assurer la sécurité des colons. Apaiser l'opinion publique dans l'atmosphère conflictuelle qui règne depuis 74 ans, est devenu un défi pour les dirigeants israéliens.
Depuis le 22 mars, Israël traverse une nouvelle période de crise suite à une série d'opérations martyres palestiniennes lancées à Beer Sheva. Il a donc renforcé les mesures de sécurité en Palestine occupée. Le dispositif militaire en Cisjordanie occupée est tel qu’il est devenu normal pour les Israéliens de croiser quotidiennement des soldats armés.
Compte tenu de l'ambiance d'insécurité prévalant dans les territoires occupés, le 74e anniversaire de la fondation d'Israël se déroule avec le déploiement de tous les appareils de renseignement.
Bien que les responsables israéliens tentent d’assurer la sécurité des colons, les deux Palestiniens qui ont récemment mené une opération anti sioniste ont réussi à remettre en cause les mesures adoptées par le Renseignement israélien.
Il était donc naturel qu'Israël tente de rehausser le moral des colons sionistes. Pour ce faire, les options sont limitées.
Option 1 : la Cisjordanie
Il n’y a aucune personnalité palestinienne de premier plan en Cisjordanie que les services de renseignement puissent assassiner ou arrêter dans le but de calmer l’opinion publique israélienne, terrifiée par un nouveau round des opérations martyres palestiniennes.
Mais comme l'ont annoncé les services de sécurité israéliens, l’armée ne cessera ses opérations à Jénine, foyer des violences de Tsahal, après deux opérations martyres de Zia Hamaresh et Raad Hazem.
Option 2 : territoires occupés de l'année 1948
Le régime israélien se heurte à une situation bien compliquée dans les territoires occupés de 1948, d’autant plus qu’une opération militaire majeure menée par Naftali Bennett signifierait le renversement du cabinet israélien, parce que ses alliés arabes ne peuvent pas résister aux protestations palestiniennes, ils seraient donc forcés de battre en retraite.
Option 3 : retour de la politique de terreur à Gaza
L'assassinat du chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, à Gaza serait un succès important pour Bennett que même l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu n'a pas pu acquérir. Gaza reste un problème non résolu pour la stratégie d'Israël. Les institutions militaires et politiques pensent que si l'armée israélienne réussit à éliminer une figure de proue de la Résistance palestinienne, elle pourrait restaurer la confiance des colons.
Cependant, Israël sait qu’un tel acte mènera à une guerre immédiate et que le front intérieur ne sera pas en mesure de faire face aux conséquences.
Le système israélien est en total ébranlement et l'attentat d’Elad – où trois civils israéliens ont été tués – n’a fait qu’aggraver la situation.
Quoiqu’il en soit et après 74 ans d'occupation de la Palestine, les Israéliens recherchent toujours les moyens de garantir la sécurité des colons.