L’état d'alerte sur Karish!
Cela ne devrait étonner personne de voir l'armée israélienne se mettre en état d'alerte aux alentours du champ gazier controversé à la frontière maritime entre le Liban et l'entité.
Dans son récent discours, le secrétaire général du Hezbollah libanais a souligné que toutes les cibles d’Israël sont à portée des missiles du Hezbollah, sans manquer de réitérer que « la Résistance utilisera tous les moyens et méthodes pour reprendre la richesse maritime du Liban ».
Les États-Unis et les pays occidentaux tentent de profiter de la crise économique du Liban pour le forcer à s’engager sur la voie de la normalisation avec le régime sioniste afin de faciliter le processus d’accord dans dossier du différend frontalier entre Beyrouth et la Palestine occupée. D’autre part, ces parties tentent de faire pression sur le Liban pour qu’il renonce à une grande partie de ses droits dans la « ligne bleue » afin qu’Israël puisse piller l’énergie dans les eaux de la Méditerranée plus qu’avant.
Cependant, les observateurs politiques sont d’avis que si le Liban s’achemine vers la restauration de ses droits maritimes en recourant à la carte de la Résistance, les résultats suivants seront atteints :
-Rétablissement de la confiance du monde dans l’économie libanaise
-Révélation du colonialisme économique américain contre le Liban et le brisement du blocus
-Arrêt de la dévaluation de la lire libanaise
-Investissement inconditionnel des entreprises internationales dans le secteur de l’électricité au Liban, ce qui permettra d’économiser au moins 2 milliards de dollars directement et 4 milliards de dollars indirectement sur les coûts d’électricité dans le pays
-Investissements étrangers dans les infrastructures pétrolières
-La possibilité de créer un centre de liquéfaction et d’exportation de gaz vers l’Europe dont le revenu annuel sera plus de 6 milliards de dollars.
-Créer un fonds d’investissement pétrolier et offrir des actions pour y participer, ce qui montre le facteur de confiance de l’investissement dans les infrastructures, les ports maritimes, le tourisme, les secteurs médical et éducatif du Liban, etc. Cela conduit à des revenus grâce auxquels le gouvernement et la Banque centrale du Liban peuvent leur restituer tous les dépôts des citoyens libanais.
Comment Seyyed Hassan Nasrallah est-il entré directement dans la ligne de défense des droits maritimes du Liban ?
Il y a deux semaines, le secrétaire général du Hezbollah a encore mis en garde contre la poursuite de la violation de la zone maritime libanaise par le régime sioniste en distant : « Enregistrez la nouvelle équation : Karish, au-delà de Karish et bien au-delà de Karish ! Nous surveillons tous les gisements, puits de pétrole et plates-formes pétrolières. »
Cette équation montre que si les actions provocatrices du régime sioniste se poursuivent dans la zone contestée, cette fois les sionistes ne recevront pas leur réponse du Hezbollah uniquement en mer et autour de son champ d’opérations, mais ils devront attendre les missiles de précision de la Résistance qui viseront toute la Palestine occupée.
À peine quelques jours après, Nasrallah a de nouveau souligné ses précédents avertissements à l’adresse des États-Unis et d’Israël concernant l’affaire du différend frontalier entre le Liban et la Palestine occupée, dessinant une nouvelle équation : « Si le Liban ne peut pas réaliser son droit, Israël ne sera pas autorisé à extraire de l’énergie de quelque manière que ce soit et où que ce soit. »
Pourtant, lundi soir, lors d’une interview à Al-Mayadeen, le secrétaire général du Hezbollah de nouveau profité de cette occasion pour définir de nouvelles équations contre l’ennemi américano-sioniste et a consacré une grande partie de son discours à la démarcation des frontières maritimes.
Dans ce contexte, Nasrallah a tout d’abord abordé la crise énergétique dans le monde, causée par les conséquences de la guerre entre l’Ukraine et la Russie et la visite du président américain Joe Biden dans la région pour trouver une source d’énergie alternative au gaz russe et il a indiqué : « La quantité de pétrole que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis peuvent produire ne répond pas aux besoins de l’Occident, et en attendant, Israël essaie de profiter de cette opportunité pour exporter de l’énergie de la mer Méditerranée vers l’Europe.
Mais peut-être la plaque tournante du discours de Nasrallah se trouve dans la phrase suivante : “Il n’y a pas de cible pour Israël sur terre ou sur mer qui ne soit pas dans le collimateur des missiles du Hezbollah.”
Dans le même temps, il a souligné que “nous ne cherchons pas la guerre, mais nous n’en avons pas peur, et maintenant le but de la Résistance est de restaurer les droits du Liban, et elle fera tout ce qu’il faudra pour y parvenir et ne reculera jamais”.
Plus loin dans ses propos, Nasrallah a précisé que “le gouvernement américain dirigé par Biden ne cherche aucune guerre dans la région à cause des crises dans lesquelles il est embourbé, et le Liban peut saisir cette occasion pour faire pression sur l’ennemi pour défendre ses droits”.
D’autre part, il a averti que s’il y avait une troisième guerre entre le Hezbollah et Israël, cette guerre ne se limiterait pas à ces deux parties.
En analysant cette partie des propos du secrétaire général du Hezbollah, on constate qu’il a indirectement menacé Israël d’une guerre régionale ; de telle sorte que si ce régime n’entend pas se retirer des richesses enfouies dans la zone contestée, premièrement, le Hezbollah mettra à exécution sa menace militaire, et deuxièmement, une nouvelle confrontation entre la Résistance libanaise et l’armée sioniste pourrait déboucher sur une guerre régionale, une guerre lors de laquelle tous les groupes de résistance de la région mettront Israël dans un siège total, et c’est ce que craignent les sionistes.
D’ailleurs, Seyed Hassan Nasrallah a déclaré que Biden ne veut pas de guerre dans la région, ce qui a été encore un avertissement à Tel-Aviv selon lequel en cas de conflit militaire entre le régime sioniste et le Hezbollah, les États-Unis et les pays occidentaux engloutis dans la guerre en Ukraine et ses conséquences négatives au niveau mondial, en particulier en Europe, ne peuvent pas soutenir Israël.
Selon le discours de Nasrallah, il est devenu clair qu’il ne cherche pas à bloquer les solutions civiles pour résoudre le différend frontalier entre le Liban et la Palestine occupée. Au contraire, selon une règle de base fixe, il a montré que le Hezbollah soutient d’abord le gouvernement dans la démarcation des frontières maritimes, mais en même temps, si Israël a l’intention d’explorer et d’extraire de l’énergie dans la zone contestée, la Résistance ne restera pas les bras croisés, il n’hésitera pas un instant à lui riposter.
En effet, Nasrallah a défini les positions décisives du Hezbollah face aux tentatives des ennemis visant à faire pression sur la Résistance dans le dossier du différend frontalier et a donné la priorité à la réalisation des revendications du peuple libanais et à la défense de la souveraineté et des droits de ce pays. Il a également prouvé que même si le seul moyen d’atteindre cet objectif consiste à opter pour la guerre, la Résistance ne s’en dérobera pas.