Géran 2 : l'Armée otanienne tombe?!
A la veille d’une frappe qu’elle promet d’être « mémorable » car impliquant de petite bombe nucléaire et en vue de quoi son sous-marin nucléaire « Belgorod » opère à l’heure qu’il est, bien furtivement dans les eaux de l’Arctique et ce, sur fond d’une démonstration de force dans la ville éponyme de « Peresvet », ou arme à laser anti satellite russe,
histoire de rappeler à l’agent Elon Musk que la fête est finie et que la prochaine étape de la confrontation se jouera dans l’espace, la Russie de Poutine est-elle sur le point de « mettre à mort » par Géran 2-Shahed 136 interposé, cette armée «otanienne » dite de « sixième génération » qui, née du coup d’état sioniste de 2014 à la place Maidan, se cache derrière les forces ukrainiennes ?
Dans la nuit de mercredi à jeudi 6 octobre, à peine quelque heures après qu’un essaim de six Géran 2 eut pénétré depuis le Nord et à une profondeur de 500 km l’épais bouclier anti missile de la capitale de l’OTAN, Kiev, bouclier composé, mis à part ses annexes dits « anti drones, de batteries de S-300, de Buk M2E, de NASAMS, et même de Dôme de fer à quoi l’Allemagne de Scholz vient d’ajouter ses Guepard pour ratatiner avec une terrifiante précision la plus otanisée des brigades mécanisées de l’armée ukrainienne, soit la brigade 72 qui pas plus tard qu’en mars tirait fierté d’avoir provoqué la spectaculaire débandade des centaines de chars et de blindés russes dans la banlieue de Kiev à coup de ses « Spike », « Javelin » et « NLAW » britannique, ces mêmes Géran 2 ont fait leur réapparition, cette fois pour re-frapper mortellement le commandement Sud à Odessa, pour la troisième fois d’affilée depuis le 23 septembre.
Déjà la journée de 5 octobre, l’axe US-OTAN complètement abasourdi par la violence de la frappe, l’avait passée à compter ses morts et ses très lourds dégâts à Bila Tservka, cette banlieue « sionisée » de 33 km², presque de la taille de Jénine en Cisjordanie qui se situe à 80 km du nord de Kiev et que l’OTAN a transformée en un carrefour logistique et de répartition de renfort. Un carrefour d’ailleurs bien garni puisqu’entre septembre et octobre courant, le Pentagone y a envoyé deux tranches d’aide militaires de 1.1 milliards et de 625 millions de dollars, ce qui fait un nombre impressionnant de HIMARS, de MLRS, de HARM, d’AGTM, de NASMAS et autres armements dits stratégiques.
Outre des trains bourrés d’armements, Bila Tservka venait aussi d’accueillir plusieurs centaines d’effectifs arrivés tout juste de Kharkov, après en avoir triomphalement « expulsé » l’armée de Poutine, et ceci, dans le cadre d’une « contre offensive » que des centaines de commentaires ont donné fin août-début octobre pour être le « coup de grâce anti Russie infligé par l’Otan ». Des incendies géants de Bila Tservka ont mis évidement des heures à être éteints mais ce n’était presque rien face à l’image du QG de la 72e brigade mécanisée tombée en miettes par les Géran 2.
La même nuit 4 à 5, un autre sextuplet de Géran 2 avaient visé un autre quartier général US-OTAN dit de l’armée ukrainienne, distancé, lui de 400 km de Kiev, à Mykholaïv, et là encore sans qu’aucune DCA, de quelles que forme et amplitude qui soient, soit à même de le contrer.
Mais le « mardi noir » otanien commencé à Kiev ce 4 octobre a cédé le lendemain même place à un « mercredi noir » dans la mesure où le commandement Sud US-OTAN a repassé lui aussi, sous le coup, bien que l’attaque en masse de Géran 2 daté du 23 septembre était encore dans tous les esprits quitte à le placer, un peu comme l’armée israélienne, en état d’alerte permanent. On se rappelle en effet qu’à cette date précise de 23 septembre 2022, les officiers US-OTAN-Israël se sont fait prendre au dépourvu lors d’une réunion de guerre à Odessa alors qu’ils planifiaient une offensive navale « asymétrique » contre la marine russe en Crimée, offensive impliquant des Saildrone de l’US Navy dont le CGRI iranien en avait capturé trois début septembre dans le golfe Persique et en Mer Rouge.
Ce qui a fait dire au contingent naval de l’OTAN à Odessa que le raid des Géran 2 a été « hybride », bien dirigé non seulement contre « les unités terrestres » de l’OTAN basées sur le port mais encore « contre les capacités navales de l’Alliance ». Or cette nuit de mercredi à jeudi 6 octobre, un nouvau sextuplet de Géran est apparu dans le ciel d’Odessa pour prouver que les drones made in Iran ne font guère de différence entre les unités terrestres et navales puisqu’ils opèrent dans tous les milieux et dans toutes les conditions météorologiques du moment qu’il a une mission, entre autre celle combien névralgique pour l’avenir de la guerre OTAN/Russie d’anéantir les quartiers généraux à l’échelle de tout le territoire ukrainien.
« A Odessa, le quartier général du commandement opérationnel "Sud" a été à nouveau visé et détruit. Ce soir, des drones kamikazes ont infligé une frappe massive au quartier général du commandement opérationnel "Sud", situé sur le territoire d'Odessa. L'attaque a été menée dans l'obscurité et, apparemment, six drones de frappe y ont participé, dont au moins un a été abattu par un canon antiaérien peu de temps avant la frappe, cependant, à la suite d'un coup violent, ledit centre de décision a été réduit à néant avec succès. »
Et d’ajouter : « On sait que le centre détruit a été utilisé pour contrôler le regroupement des troupes ukrainiennes dans la direction sud, en particulier, nous parlons de la direction de Kherson, où les forces armées ukrainiennes tentent de se déplacer dans la direction sud-ouest afin d'essayer pour rejoindre la ville de Berislav. On sait que les drones ont été détectés en temps opportun, surtout que leur bourdonnement caractéristique les rend parfaitement détectables. Cependant, malgré ce fait, un seul drone kamikaze a été touché, tandis que le reste des drones a réussi à frapper. Ce qui est une honte pour la DCA de l’OTAN. La destruction du quartier général du commandement opérationnel "Sud" peut stopper l'offensive des troupes ukrainiennes dans la région de Kherson et perturber gravement l'interaction des unités dans cette direction, alors que les premiers résultats seront perceptibles dans les prochaines heures. »
Et bien l’impact de ces attaques croisées ont mis moins que « quelques heures » pour apparaître : A Odessa et à Mykholaïv, les drones semble déjà avoir permis à ce que Poutine désorganise l’armée ennemi et se rapproche un peu plus de son objectif de s’emparer de ces deux localités, quitte à créer un pont terrestre vers la Transnistrie, une région russe qui s’est retrouvée hors de Russie continentale et où les forces de maintien de paix russes maintiennent la paix depuis un peu plus de trois décennies.
A Kiev, il s’agit à presque de la même mission à cette différence près que les Géran 2 se sont fixés pour l’objectif prioritaire de charcuter cette armée de « sixième génération » que l’axe US-OTAN-Israël a réussi à coup des milliards de dollars tirer depuis 2014 des ruines de l’armée soviétique mettant à profit des renseignements transmis par la partie israélienne à l’OTAN à partir de ses opérations d’espionnage anti armée russe en Syrie. De cette armée, les médias atlantistes disaient encore il y a peu ceci:
« L’habile et féroce résistance opposée par l’armée ukrainienne aux forces russes à compter du 24 février 2022 a surpris, notamment parce que celle-ci avait été largement dominée par ces dernières dans le Donbass huit années auparavant… C’est que l’Alliance a tout remis en neuf ... de vivant désormais dans un état de guerre et sous la menace permanente d’une offensive russe de grande ampleur, Kiev s’engagea dans une politique volontariste de remontée en puissance de ses forces à compter de 2014, les dépenses affectées à la défense passant de 1,58 à 4,1 % du PIB entre 2013 et 2020… Ainsi, l’ordre de bataille s’agrandit considérablement puisque le nombre de brigades de manœuvre d’active passait de 13 à 27, dont deux brigades blindées (1re et 17e), neuf mécanisées (14e, 24e, 28e, 30e, 53e, 54e, 72e, 92e et 93e), quatre d’infanterie motorisée (56e, 57e, 58e, et 59e), deux d’infanterie de marine (35e et 36e), deux mécanisées de montagne (10e et 128e), sept aéroportées (25e, 45e, 46e, 79e, 80e, 81e et 95e) et une de chasseurs (61e). Le nombre de brigades d’artillerie de tous types passa dans le même temps à huit (19e, 26e, 27e, 32e de marine, 40e, 43e, 44e et 55e). Un corps de réserve constitué d’unités cadres fut également mis sur pied à partir de 2016. À la fin de 2021, celui-ci comptait trois brigades blindées (3e, 4e et 5e), quatre autres mécanisées (60e, 62e, 63e et 66e) et deux d’artillerie (38e et 45e). »
« Depuis 4 octobre la Russie utilise une tactique de guerre complètement nouvelle et bien moderne en Ukraine car des drones kamikazes iraniens attaquent des cibles en essaims et simultanément à travers toute la zone de guerre. A kiek, la première cible pour pratiquer de telles tactiques était l'Eglise Blanche mais c'est ici que se trouve le quartier général de la Légion étrangère des Forces armées ukrainiennes où il fonctionne sur la base du centre de formation de la 72e brigade mécanisée. C’est une artère qui vient d’être coupée.
Maintenant, la brigade elle-même tente sans succès d'attaquer dans la région d'Artemovsk en RPD mais n’y parviendrait plus. Au fait, la région de Kiev n’avait pas fait l'objet d'attaques de missiles et de bombes depuis longtemps. Les généraux US-OTAN s’étaient même détendus, croyant que le repos durera éternellement maintenant que les blindés russes sont loin. Or le Shahed 136 a tout changé et leur a porté un coup à la fois militaire et psychologique irréversible. Le commandement ukrainien doit désormais bien comprendre que même sans Iskandrr, sans Tochka, sans Kinzhal et loin de la ligne de contact et doté des meilleurs DCA du monde, il ne sera plus possible de rester impuni. »
L’exploit anti DCA d’Ansarallah reproduit au cœur de l’Otanie ? A n’en pas douter rien à passer en revue la carte des zones visées ces dernières heures par Géran 2 : entre Odessa, Mikhailov, Kiev, Khreson, Kharkov l’armée russe semble tracer une zone d’opération en forme de triangle à l’image même de Géran 2.
Est-ce un simple hasard ou une tactique ? Les analystes relèveraient que les essaims de Géran 2 russes comportent au contraire de leur version iranienne, six au lieu de cinq drones. Quelle est la fonction de ce sixième composant ? Les Otaniens ne le comprennent pas mais les experts avisés, si. C’est un pseudo Shahed 136 en forme de triangle bien plus petit que la version originale puisque privé de système de navigation, d’ogive entre autre et dont l’essaim d’attaquant se sert à titre de « proie » pour leurrer les radars ennemis. Et dire que depuis la première attaque de Shahed 136 contre Odessa, l’axe US-OTAN ne cesse de prétendre d’en avoir abattu beaucoup !