Des pétrodollars pour s’offrir le droit de veto onusien !!
Selon le web site libanais, Elnashra, le dernier scandale de l'Organisation des Nations-Unies, retirant l'Arabie saoudite de sa "liste noire" des pays violant les droits des enfants, témoigne du fait que Riyad a encore une fois déboursé ses pétrodollars pour s’acheter cette fois-ci le droit de veto.
Le Secrétaire général des Nations Unies l’a bel et bien reconnu : cette Organisation a retiré, sous la pression du chantage financier de l'Arabie saoudite, de la liste noire, le nom de la coalition militaire qu’elle dirige.
Quoiqu’Arabie saoudite rejette les rapports internationaux sur la violation des droits des enfants dans la guerre contre le Yémen, on ne peut pas négliger les rapports volumineux de ses pressions sur l'ONU.
Ban Ki-moon avait déclaré qu'il avait dû tenir compte de "la perspective très réelle de voir des millions d'autres enfants souffrir gravement si, comme cela m'a été suggéré, certains pays supprimaient des financements à plusieurs programmes de l'ONU. Il a mentionné "des enfants déjà vulnérables en Palestine, au Soudan du Sud, en Syrie et au Yémen".
Depuis la fondation de cette Organisation sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, il était évident qu'elle avait été créée à la suite d'un accord international entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne, victorieux à la fin de la Guerre mondiale; lesdits pays avaient le droit de «veto» contre toute résolution qui serait contre leurs intérêts.
Ces pays protègent ainsi les intérêts de leurs alliés; tandis que les Nations-unies s'éloignent au fur et à mesure de leur principes fondamentaux - soutenir la sécurité et la paix mondiales -, se transformant en une Organisation incapable de contrôler les superpuissances mondiales.
En revanche, les Nations-unies agissent facilement contre les pays vulnérables; c'est ainsi que les grandes puissances procèdent à des actes que l'ONU est incapable de surmonter. En l’occurrence, on peut citer des dizaines de guerres lancées, défiant les règles internationales alors que l'ONU est même incapable de dénoncer les agresseurs.
Dans les pays qui sont classés comme «sous-développés», certains ont recours à l'argent, à la corruption ou au pouvoir pour se dérober à leur responsabilité; cela témoigne du niveau de corruption dans un pays. C'est pour cette raison qu'on peut qualifier de "sous-développée" ou bien d'"arriérée" l'ONU; alors qu'elle est chargée de s’adonner à l’amélioration des conditions des populations, et d’aider au maintien des droits de l'homme, elle s’est transformée en le premier obstacle à la réalisation de ces objectifs.
Tout récemment, dans un rapport annuel sur le sort des enfants victimes de conflits armés en 2015 dans 14 pays, l’ONU avait accusé la coalition d’être responsable à 60 % du bilan de 785 enfants tués et 1 168 mineurs blessés en 2015 au Yémen. Mais quelques jours après la publication de ce rapport, le Secrétaire général des Nations-unies a retiré, dans un acte sans précédent, le nom de l'Arabie saoudite de la liste noire des pays violant les droits des enfants! Il a également annoncé qu'une enquête sur la guerre au Yémen est prévue entre l'ONU et Ryad.
Avec Fars News