Kurdistan irakien sollicite un dialogue
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Le conseil suprême politique du Kurdistan irakien s’est dit prêt, mercredi 11 octobre, à ouvrir les négociations « sans condition préalable ».
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Oct 12, 2017 02:52 UTC
  • Kurdistan irakien sollicite un dialogue

Le conseil suprême politique du Kurdistan irakien s’est dit prêt, mercredi 11 octobre, à ouvrir les négociations « sans condition préalable ».

Publiant un communiqué, le conseil suprême du Kurdistan irakien s’est déclaré prêt, à l’issue d’une réunion dirigée par le président de la région autonome, Masoud Barzani, à s’asseoir à la table de négociations avec le gouvernement central de Bagdad, a rapporté l’agence d’information russe, Sputnik.

Ledit conseil a insisté sur l’application des résultats, manquant de légitimité, du référendum portant sur la séparation de la région kurde du reste de l’Irak tenu le 25 septembre dernier.

« L’entrée en vigueur de la séparation nécessite des négociations constructives et engagées avec le gouvernement central de Bagdad », a insisté le conseil suprême du Kurdistan irakien avant de qualifier d’« illégales » les sanctions, dit-il, prononcées contre la région kurde suite à son vote favorable à la séparation.

L'instance politique du Kurdistan irakien, se disant inquiet de l’aggravation de la crise, a souhaité des négociations « ouvertes » et « sans condition » avec Bagdad.

Le communiqué insiste également sur le fait que « c’est au parlement irakien de décider sur l’organisation des législatives et la nouvelle élection présidentielle dans la région ».  

La région du Kurdistan a organisé un scrutin présidentiel en 2009, remporté par Barzani, et des élections parlementaires en 2013, mais le parlement ne s’est plus réuni depuis octobre 2015 en raison d’une impasse politique provoquée par des rivalités et des divergences entre divers partis kurdes de la région.

Le mandat de Massoud Barzani, actuel président de la région kurde, étant à l’origine du référendum d’indépendance, a également expiré le 19 août 2015, mais il reste au pouvoir en raison des vacances politiques au parlement.