Qui veut la tête du roi d'Abdallah?
https://parstoday.ir/fr/news/west_asia-i66018-qui_veut_la_tête_du_roi_d'abdallah
La presse israélienne lance l’hypothèse de l’implication de Riyad, d’Abou Dhabi, du Caire, de Tel-Aviv et de Washington dans les récents troubles en Jordanie.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Jun 04, 2018 05:40 UTC
  • Qui veut la tête du roi d'Abdallah?

La presse israélienne lance l’hypothèse de l’implication de Riyad, d’Abou Dhabi, du Caire, de Tel-Aviv et de Washington dans les récents troubles en Jordanie.

À un moment où le roi Abdallah II de Jordanie appelle le peuple à maintenir un dialogue national, Yediot Aharonot n’exclut pas l’hypothèse selon laquelle l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, Israël et les États-Unis seraient des principaux scénaristes du tollé général en Jordanie.

Le journal israélien développe le sujet et fait allusion à deux récentes questions dont fait l’objet la Jordanie : 

« Amman était absent de l’accord sur le déménagement de l’ambassade américaine vers Qods. Par ailleurs, la grogne a monté d’un cran en Jordanie en signe de protestation contre le coût de la vie dans le pays. Au premier regard, on aurait du mal à établir un lien significatif entre les deux questions. La première est d’ordre politique, mais la deuxième relève des exigences économiques du peuple jordanien. L’énigme est élucidée quand on découvre dans quelle mesure la Jordanie dépend des monarchies riveraines du golfe Persique et d’autres pays économiquement parlant, tandis que la Jordanie tente vainement de s’imposer comme un pays indépendant et riche. »

Cependant, l’économie de la Jordanie a mitigé suite à un soudain changement de cap de ses partenaires, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, les États-Unis et Israël. Maintenant la Jordanie n’a pas d’autre issue que de surmonter ses problèmes toute seule.

En fait, la présence du roi Abdallah II de Jordanie à la récente conférence urgente des dirigeants des pays musulmans à Istanbul, le 18 mai explique le revirement soudain des soutiens de la Jordanie, d’autant plus qu’ils ne s’attendaient pas à ce que la Jordanie participe à la conférence, à l’ordre du jour de laquelle était mis le contentieux du déplacement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Qods », détaille Yediot Aharonot.

Maintenant, le gouvernement qui a senti que les protestations prennent de l’ampleur, fait machine arrière devant les protestataires. Ceux-ci plaident pour la destitution du Premier ministre Hani Mulki qui obéit, croient-ils, à l’aveuglette aux prescriptives des étrangers et des institutions financières internationales telles que le FMI et la banque mondiale. Pour les protestataires, ces institutions sucent le sang du peuple comme des sangsues.