Marines US pris entre deux feux
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Une grande confusion règne sur le retrait des troupes US de Syrie. Selon des sources irakienne citées par Al-Mayadeen, un premier contingent de soldats US serait arrivé dans la région du Kurdistan irakien. Il s'agirait d'un convoi de 120 véhicules blindés et de camions qui aurait débarqué dans le Kurdistan irakien. S'agit-il d'un déploiement permanent? Rien n'est moins sûr.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Jan 01, 2019 05:30 UTC
  • Marines US pris entre deux feux

Une grande confusion règne sur le retrait des troupes US de Syrie. Selon des sources irakienne citées par Al-Mayadeen, un premier contingent de soldats US serait arrivé dans la région du Kurdistan irakien. Il s'agirait d'un convoi de 120 véhicules blindés et de camions qui aurait débarqué dans le Kurdistan irakien. S'agit-il d'un déploiement permanent? Rien n'est moins sûr.

« Les forces US qui se sont retirées de Syrie ne pourront pas rester en Irak puisque Bagdad n'a pas donné son aval. Elles sont de transit et devront quitter le Kurdistan au plus vite, affirment ces mêmes sources citées par Al-Mayadeen. En effet, si les USA décidaient réellement d'évacuer leurs forces spéciales de Syrie, deux trajets leur sont possibles : celui du Kurdistan et celui d'Al-Anbar. Or , largement déployés sur les frontières syro-irakiennes, soit à Al-Anbar, les Hachd attendent les forces US au tournant : " Les informations sur le transfert de troupes américaines de Syrie vers l’ouest de la province d’al-Anbar ne sont pas vraies, ajoute Al-Mayadeen, citant toujours ces sources.

Lundi 31 décembre 2018, le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi a été très catégorique : le PM a affirmé qu'il n'existait "aucune base militaire étrangère". Pour de nombreux analystes, ces propos sans précédent tenus par un chef du gouvernement irakien, date de l'invasion de l'Irak par les États-Unis pourraient déboucher sur une remise en cause des accords militaires signés entre Bagdad et Washington, en vertu de quoi les forces US sont toujours présentes en Irak et ce, malgré leur semblant retrait en 2010. 

Vague anti-américaine s'amplifie en Irak

Pour les commentateurs, l'escale inopinée du président US le 19 décembre dernier, à Al-Anbar et ce, au mépris de la souveraineté de l'État irakien a déclenché une vague sans précédent d'hostilité contre la présence militaire américaine en Irak. Dans les heures suivant cette visite en catimini, des roquettes ont été tirées contre l'ambassade américaine dans le quartier vert de la capitale. Depuis, de nombreuses personnalités réclament le retrait des troupes américaines du pays dont le nombre est estimé à 12000 effectifs. 

Selon certaines informations, le Président US largement sous pression des généraux du Pentagone aurait décidé d'un report du retrait de troupes pour une durée de quatre mois. La forte opposition des Irakiens à tout cantonnement de marines en Irak aurait également contribué à cette prise de décision.