Réunion tripartite, une défaite américaine
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La réunion militaire Iran-Syrie-Irak a marqué une défaite aussi bien politique que militaire pour les États-Unis. Les trois alliés ont réitéré leur détermination à poursuivre leur coopération dans la lutte contre le terrorisme et ses protecteurs.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Mar 19, 2019 06:21 UTC

La réunion militaire Iran-Syrie-Irak a marqué une défaite aussi bien politique que militaire pour les États-Unis. Les trois alliés ont réitéré leur détermination à poursuivre leur coopération dans la lutte contre le terrorisme et ses protecteurs.

Le général de division Mohammad Baqeri, chef d’état major des forces armées iraniennes, s’est rendu dimanche 17 mars à Damas pour participer à la réunion tripartite Iran-Syrie-Irak axée sur la lutte contre le terrorisme.

La réunion s’avère très importante dans la mesure où elle s’est déroulée sur fond des provocations des États-Unis et d’Israël dans le nord de la Syrie, alors que la Syrie s’efforçait de parvenir à des résultats positifs au sujet de la nouvelle Constitution, en coopération avec l’Iran et la Russie.

Le point important est que la visite à Damas du général de division Baqeri a lieu après le déplacement en Iran du président syrien Bachar al-Assad, a noté le reporter d’Al-Alam (chaîne de télévision arabophone de la RII, ndlr).

Les chefs d’état iranien, syrien et irakien se sont entretenus des voies permettant de faire face à l'éventuelle opération américaine à Baqouz en Syrie ainsi que d’un redéploiement des terroristes en Irak ou dans certaines régions de la Syrie. Des rapports font état du transfert par les États-Unis des terroristes vers l’Afghanistan, a indiqué Al-Alam.

Parmi les objectifs de cette réunion tripartite, une première dans son genre, qui a eu lieu après la visite en Iran du chef de l’État syrien et de celle du président iranien en Irak, on peut évoquer le renforcement de la coopération défensive et militaire, les consultations sur la lutte contre le terrorisme, la coordination des trois pays membres de l’axe de la Résistance pour la poursuite des combats contre les groupuscules terroristes ainsi que l’étude des moyens censés rétablir la stabilité et la sécurité dans la région.

Il va de soi que Damas, Téhéran et Bagdad étaient unanimes sur la nécessité du renforcement de la sécurité des frontières syro-irakiennes pour empêcher la formation de toute nouvelle structure démographique ou de foyers terroristes.

La visite du chef d'état-major iranien en Syrie a été interprété par certains analystes comme étant un « conseil de guerre », l'axe de la Résistance se préparant à faire face à toute éventualité: aussi bien en Irak où les USA intensifient leurs agissements qu'en Syrie où les forces syriennes s'apprêtent à « dégager » la voie reliant l'Irak à la Syrie. En s'approchant de plus en plus de la base US à al-Tanf, les forces alliées font le constat suivant: le camp atlantiste ne quittera pas la terre conquise à moins qu'il en soit chassé.

Or, la réunion militaire tripartite Iran-Syrie-Irak a entériné une défaite aussi bien militaire que politique pour les États-Unis, comme l’ont rappelé certains observateurs.

L’Iran, la Syrie et l’Irak ont la ferme conviction que cette défaite américaine apporterait une révolution stratégique majeure pour le monde: ni la guerre par procuration (via des terroristes et des monarchies arabes) ni la guerre directe (attaque en avril 2018 contre des cibles syriennes) des États-Unis et leurs alliés n’est arrivée à faire plier l'échine de la Résistance.

Et qui plus est, les forces militaires américaines, déployées en Syrie et surtout en Irak, sous le prétexte de combattre le terrorisme, n’ont même pas une quelconque capacité de manœuvre.