La Résistance met en garde Israël
Après la mort de 4 jeunes Palestiniens par les snipers israéliens en pleine commémoration de la Journée de Terre plus aucune marche arrière n'est permise. Pour les comités de Résistance palestinienne, les Israéliens ne comprennent que le langage de la force et cette force se traduit surtout à travers une lutte armée qui tend à se généraliser.
En Cisjordanie, l'heure était samedi à l'unisson avec Gaza. Des centaines de Cisjordaniens ont manifesté en signe de commémoration de la Journée de la Terre et du premier anniversaire de la Marche du grand retour. Tout comme Gaza, les commandos israéliens ont tiré, mais la foule ne s'est pas laissé faire. Le mouvement se durcira dans les jours à venir. Cette lutte est d'autant plus urgente que les États-Unis s'apprêteraient après avoir décrété Qods et le Golan , "propriété israélienne" à s'attaquer à la Cisjordanie.
Cinquante ans après l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Qods-Est, la solution dite des « deux États » n’est plus vraiment d’actualité. Face à la crise qui ne cesse de s'intensifier, Abu Mujahid, porte-parole des Comités de résistance populaire, a souligné que "le régime de Tel-Aviv ne comprend que le langage de la force".
Dans une interview accordée à la chaîne d’information libanaise Al-Mayadeen, Abu Mujahid a déclaré que la nation palestinienne exigeait la levée du blocus de Gaza et leur retour dans sa terre natale.
« La résistance sera aux côtés du peuple palestinien et le régime d’occupation israélien paiera cher son hostilité et ses exactions contre le peuple palestinien », a-t-il assuré. Et d'ajouter: « Certes, l’ère d’appeler l’Occupation à prendre l’initiative est révolue, car ce régime ne comprend que le langage de la force. Il nous incombe désormais de le mettre sous pression. »
Évoquant les positions pro-israéliennes du président américain Donald Trump, il a déclaré que l’actuel locataire de la Maison Blanche « ne pourra jamais changer la réalité que le Golan occupé appartient à la Syrie ».
Beaucoup pensent peut-être qu’Israéliens et Palestiniens avancent inexorablement vers une solution à deux États. Mais vu les changements sur le terrain depuis 1967, il est clair que les deux parties vivent dans des entités beaucoup plus séparées aujourd’hui que durant les vingt premières années de l’occupation.
La réalité est que les belligérants évoluent vers une séparation croissante. De nombreux observateurs estiment que la Marche du grand retour dont l'anniversaire a été célébré hier, samedi 30 mars, va se poursuivre même s’il est à craindre qu’elle soit émaillée de nouveaux épisodes de violence.