Des missiles lus grand butin de guerre?
Les photos publiées par les médias palestiniens révèlent l’utilisation de missile israélien, soumis au secret militaire, mais aussi des bombes guidées fabriquées aux États-Unis, lors de la guerre de Gaza.
L’armée israélienne a utilisé un missile guidé lancé par un drone appelé « Mikholit » lors de sa dernière opération militaire contre la bande de Gaza, ont révélé les photos publiées par l’agence palestinienne New Press, le 21 mai. Les photos montrent deux missiles Mikholit presque intacts qui ont été trouvés par des civils alors qu’ils enlevaient des débris de guerre à Gaza.
Le missile guidé de petit diamètre conçu pour être lancé à partir de drones était l’un des plus grands secrets militaires d’Israël. Les spécifications des missiles sont inconnues or, les sources sont nombreuses à suggérer l’idée selon laquelle le missile est similaire à celui connu sous le nom de Nimrod, qui est guidé avec un laser semi-actif.
Mikholit a déjà été aperçu à Gaza, dans la péninsule du Sinaï en Égypte, ainsi qu’au Liban, où un drone Hermes 450 transportant au moins quatre de ces missiles s’est écrasé, le 31 mars 2018.
La révélation intervient alors que les sources palestiniennes ont fait état de nombreuses frappes de drones israéliens sur la bande de Gaza lors de la dernière bataille, qui a commencé le 10 mai et s’est terminée dans la matinée du 21 mai.
Les photos publiées par New Press montrent également les débris de trois bombes (SDB) GBU-39 fabriquées aux États-Unis. L’utilisation de cette bombe planée à guidage de précision a été documentée pendant la guerre. La bombe a une portée de 110 km.
Une autre bombe guidée de fabrication américaine qui a été repérée sur les photos de New Press était la GBU-54, une munition d’attaque directe conjointe (JDAM) améliorée avec le kit de guidage laser de précision semi-actif DSU-38/B.
En dépit de l’utilisation des munitions à guidage de précision, les attaques israéliennes ont tué au moins 66 enfants à la suite des frappes dans la bande de Gaza. S’y ajoute l’incapacité de l’armée israélienne à intercepter un grand nombre de roquettes tirées depuis l’enclave.