Le Mossad opère en Arabie
Une source d’information israélienne a révélé que la cyber-entreprise israélien avait vendu au gouvernement saoudien une technologie de piratage ».
Un journal israélien lève le voile sur les détails scandaleux d’une coopération sécuritaire entre le régime saoudien et Israël pour espionner les citoyens saoudiens via les téléphones portables.
Le journal Haaretz a rapporté que la cyber-entreprise israélienne Quadrim, spécialisée dans le développement de solutions technologiques pour extraire des données des smartphones et localiser les gens, vend ses services à l'Arabie saoudite depuis 2019.
Le journal a révélé que « Quadrim commercialise sa technologie de piratage par une société chypriote qui n’est pas sous la supervision du ministère de la Sécurité ». La société israélienne utilise l’entreprise chypriote pour vendre son logiciel espion qui lui permet d'extraire toutes les données des iPhones, de contrôler à distance la caméra, d'écouter et de localiser l'utilisateur à son insu.
En vertu des informations que Quadrim donne à ses clients, il est possible d'extraire n'importe quelle information du téléphone, même les données supprimées sur l’appareil. L’entreprise israélienne permet ainsi à ses clients de voler de tout type de document ou d'informations sur le téléphone, y compris des photos, des fichiers vidéo, des e-mails, des messages sur Telegram, WhatsApp, etc.
L’installation d'une caméra, d'un microphone et d'un GPS afin d'espionner le propriétaire du téléphone est l’un des autres services de cette entreprise.
Le recours à la société chypriote vise à contourner la surveillance du ministère de la Sécurité d’Israël sur les exportations de produits de sécurité, car la société chypriote n'est soumise à aucune surveillance et n'a pas besoin d'être enregistrée auprès du ministère de la Sécurité en tant qu'exportateur de produits de sécurité.
Haaretz souligne : « Quadrim fournit des services au gouvernement saoudien depuis 2019 et a mis sa célèbre technologie à la disposition des organisations de sécurité sous le contrôle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman qui est pour le moment devenue la personne la plus influente d'Arabie saoudite ces dernières années et tout porte à croire qu'elle tire profit de tous les moyens possible pour renforcer sa position et son pouvoir en Arabie Saoudite.
L’intéressant est que l’entreprise israélienne n'est pas seulement protégée par le régime de Tel-Aviv ; mais l'unité d'élites du Renseignement militaire israélien n° 8200 la soutient, dans la mesure où cette unité a été impliquée dans le financement de l'entreprise depuis le lancement de la société « NSO Groupe » (société israélienne de logiciels espions).
Dans un rapport distinct sur l'entreprise NSO Group », le magazine américain « Forbes » a écrit en 2016 que les deux partenaires fondateurs de l'entreprise (Omri Lavie et Shalev Hulio) sont des diplômés de l’ « Unité 8200 », la célèbre unité de renseignement 8200 d'Israël, également spécialisée dans les technologies de l'information.
Israël, quant à lui, considère les produits des NSO comme ceux des exportateurs d'armes ; parce que Tel-Aviv a appelé l'entreprise à demander une licence d’exportation de ses produits au ministère israélien de la Sécurité ; Cela signifie que la coopération sécuritaire saoudo-sioniste va au-delà des intérêts politiques et s'inscrit dans le cadre de l’échange du renseignement.
Haaretz a précisé que la société israélienne était très fière de la signature d’un contrat avec une société de sécurité dans un pays non démocratique.
Le journal souligne que le client saoudien de Quadrim n’est pas comme les autres clients d’Israël, qui respectent la démocratie.
Les experts du Moyen-Orient estiment que l'accord de sécurité saoudo-sioniste avait un lien direct à une vague d'arrestations et de répression dans la monarchie saoudienne.
La date de la signature du contrat est également importante; Car avant cela, l’héritier du trône saoudien a rencontré des figures de proue juives influentes aux Etats-Unis, et certaines d'entre elles croient que MBS souhaite rejoindre des pays qui ont normalisé avec Israël.