Où se cache la bombe H d'Israël?
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Le régime israélien, le seul détenteur d’armes atomiques en Asie de l’Ouest, continue de refuser de rejoindre le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
(last modified 2021-06-22T06:04:32+00:00 )
Jun 20, 2021 14:54 UTC
  • Où se cache la bombe H d'Israël?

Le régime israélien, le seul détenteur d’armes atomiques en Asie de l’Ouest, continue de refuser de rejoindre le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Le Qatar a déclaré que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devrait surveiller de près les activités nucléaires d'Israël et superviser ses réacteurs nucléaires, soulignant le besoin urgent d'ouvrir les réacteurs atomiques du régime aux inspecteurs.

Samedi 12 juin, l'ambassadeur du Qatar en Autriche et représentant permanent de ce pays auprès des Nations unies et des organisations internationales à Vienne, Sultan ben Salmin al-Mansouri, a souligné « l'importance pour Israël de coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique concernant ses capacités nucléaires et d'ouvrir ses réacteurs atomiques aux inspecteurs » lors d'une session du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.

Dans le cadre de sa politique d'ambiguïté nucléaire, Israël ne confirme ni ne nie avoir des armes nucléaires. Cependant, le régime est largement considéré comme l'un des neuf pays dotés d'armes nucléaires dans le monde.

« Tous les pays arabes, y compris l'État du Qatar, ont adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et adopté et accepté toutes les résolutions internationales appelant à ce que le Moyen-Orient soit exempt d'armes nucléaires, tandis qu'Israël refuse de s'engager dans ces efforts », a ajouté l'envoyé qatari.

Israël a jusqu'à présent rejeté les appels mondiaux à rejoindre le TNP, refusant de permettre aux inspecteurs internationaux d'observer son programme nucléaire controversé.

Mansouri, tout en abordant la question de la récente agression brutale du régime de Tel-Aviv contre la bande de Gaza, a en outre demandé s'il existe des garanties qu'Israël n'utilisera pas ses armes de manière irresponsable à l'avenir, y compris la possibilité terrifiante de les utiliser.

Bien que le régime israélien refuse de fournir des informations sur son programme nucléaire, il a été déjà prouvé que le régime avait utilisé la fusion de plutonium enrichi pour fabriquer des armes atomiques. 

En 2020, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) a déclaré que le nombre d'ogives nucléaires en Israël était passé à 90, contre 80 en 2019.

En 2015, l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS), basé à Washington DC, a déclaré qu'Israël avait produit 115 ogives nucléaires depuis qu'il avait commencé à les fabriquer en 1963.

La liste des centres nucléaires d’Israël est à consulter sur le site web Atomic Archive :

1- Centre de recherche nucléaire de Dimona
Installations de production et d'extraction de plutonium, ainsi que d'autres infrastructures liées aux armes.

2- Eilabun
Eilabun est la deuxième installation de stockage d'armes d'Israël. Les obus nucléaires tactiques et les mines terrestres font partie de son contenu.

3- Kfar Zekharya
Base présumée de missiles nucléaires et installation de stockage de bombes.

4- Nahal Soreq
Soreq est l'équivalent des laboratoires d'armes nationaux des États-Unis. Le laboratoire s'occupe de la conception et de la construction d'armes ainsi que de la recherche.

5- Yodefat
Installation présumée d'assemblage d'armes nucléaires.

6- Tirosh
Apparemment, l'une des deux installations de stockage d'armes nucléaires israéliennes. On suppose que Tirosh est le site de stockage d'armes stratégiques, tandis qu'Eilabun est le site de stockage d'armes tactiques.

7- Rafael
Rafael a été responsable de l'assemblage réel des armes nucléaires israéliennes.

L’un des autres pays où « Israël pourrait utilisera ses armes de manière irresponsable », tout comme l’a signalé le diplomate qatari, est la Syrie.  Le 17 juin, des chars de combat israéliens ont bombardé un poste militaire syrien à proximité de la ville d'al-Qahtaniyah, dans la campagne sud d'al-Quneitra.

Le poste, situé à environ 150 mètres de la ligne de séparation, appartenait à la 90ème Brigade, la plus grande unité du 1er Corps de l'armée arabe syrienne.

Habituellement, 12 soldats de l’armée syrienne y sont déployés, mais aucune victime n'a été signalée.

Dans ce cas, le poste aurait reçu la visite de Munir Ali Naeem Shaito, un haut commandant du Hezbollah libanais, à plusieurs reprises dans le passé.

C'était la première fois qu'Israël attaquait le territoire syrien depuis l’arrivée au pouvoir de Naftali Bennett en tant que Premier ministre.

C'est une indication montrant que peu de choses changeront, malgré le « gouvernement du changement » à Tel-Aviv.

De l'autre côté de la Syrie, l'allié le plus important d'Israël, les États-Unis, ont mené un exercice rare pour leurs troupes d'artillerie.

Le 14 juin, les forces américaines ont participé à un exercice de tir réel avec de l'artillerie lourde dans une base située dans les champs pétrolifères d'al-Omar dans la région nord-est de la Syrie. Des soldats du 156e Régiment d'infanterie et du 141e Régiment d'artillerie de campagne de l'armée américaine y ont pris part.

Selon le commandement central américain, les troupes se sont entraînées sur l'obusier tracté M777 de 155 mm.

La dernière fois qu'un tel exercice a eu lieu, c'était en 2020, lorsque l'armée américaine a déployé pour la première fois des obusiers M777 dans le nord-est de la Syrie.