USA: Hachd visées, la riposte sera dure!
Frappes contre les Hachd: quel les objectifs US ?
L’irréparable a été commis ! Les raids que les avions de combat UN ont menés dimanche soir contre les positions des Hachd, et qui ont fait aussi des victimes parmi les civils (enfants syriens), ne resteront pas sans réponse. L'administration du président Biden les paiera cher. Les prochains jours et semaines sont remplis de surprises.
Menés sous l’ordre direct de la Maison Blanche, les raids sur les bases des factions de la Mobilisation populaire irakienne à la frontière syro-irakienne, tuant quatre combattants irakiens et des enfants syriens, illustrent la profonde méconnaissance du président américain des changements qui s’accélèrent dans une région où il joue avec le feu.

Abou Kamal frappé, 1ère riposte tombe!
Moins de 24 heures après 4 raids aérien US contre trois positions de la Résistance irakienne à Abou Kamal, une première riposte tombe.
Telle est l’analyse du journal en ligne Rai al-Youm des frappes aériennes US du dimanche soir contre les positions des Hachd al-Chaabi : « De telles attaques, qui constituent une violation de la souveraineté irakienne, et qui coïncident, d’ailleurs, avec le sommet irako-égyptien, ne seront pas restées sans réponse ; elles seront vengées dans les jours et semaines à venir en visant les 2 500 soldats US qui se trouvent toujours en Irak. »
Selon Rai al-Youm, cette agression américaine entraînera inévitablement des résultats contre-productifs : elle embarrassera le gouvernement, unira la majorité du peuple irakien en faveur de la Mobilisation populaire et de sa stratégie qui tourne autour de la mise en œuvre du plan adopté par le Parlement irakien en janvier 2020 visant à expulser toutes les troupes américaines d'Irak.

De son côté, ajoute Rai al-Youm, la Mobilisation populaire a condamné cette agression et menacé de vengeance. Il n’est donc pas exclu que l'ambassade américaine située dans la zone verte à Bagdad soit la première cible des missiles de même que des bases américaines à Aïn al-Asad, l'aéroport d'Erbil au nord de l'Irak et al-Tanf à l'intérieur du territoire syrien. Disposant des drones et des missiles développés, les Hachd ont des capacités militaires qui leur permettent de cibler facilement les positions des États-Unis en Irak et en Syrie.
Par ailleurs, l’analyste iranien des questions régionales Hassan Hanizadeh estime que les plans de Biden contre l'axe de la Résistance sont conçus pour défier la Résistance irakienne en créant une voie de passage sûre pour que Daech puisse circuler sur la frontière syro-irakienne où les Hachd al-Chaabi et les autres forces de la Résistance irakienne et syrienne sont stationnées pour assurer la sécurité des frontières.
« En plus, si l'on fait un peu plus attention, on constate que les attaques israéliennes sur la frontière irako-syrienne, ainsi que sur les postes des Hachd ont diminué, et maintenant les Américains ont remplacé ces attaques ; on peut dire qu'il s'agit d'un changement tactique, et je pense que les États-Unis cherchent à organiser leurs attaques et entrer dans une nouvelle phase. Sans aucun doute, si cette tendance se poursuit, non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi au Yémen et au Liban, les actions de la Résistance vont s'intensifier, et cela peut changer la donne. Sur cette base, je dois dire que l'attaque mentionnée par des soldats américains contre les positions des Hachd pourrait être le début d'une équation dangereuse dans la région », a fait remarquer Hanizadeh.

Un officier de l’US Air Force liquidé!
Or, « le problème avec les dirigeants américains, c'est qu'ils ne lisent pas l'histoire, et qu'ils ne tirent pas leçon de leurs défaites au Moyen-Orient », comme l’a rappelé l’analyste de Rai al-Youm : « Le président Biden, qui était le vice-président à l’ère Obama, oublie que son « armée » américaine avait été forcée de se retirer d'Irak fin 2011, en reconnaissant sa défaite devant les forces de la Résistance irakienne. Et le voici qu’ils se retirent d'Afghanistan après avoir perdu deux mille milliards de dollars et plus de 3.600 soldats pendant vingt ans.
L'armée américaine quittera l'Irak et la Syrie vaincue, et ces frappes provocatrices renforceront la légitimité de la Mobilisation populaire et ses plans d’accélérer le retrait des troupes US.
L'Irak se redresse, retrouve rapidement son identité arabe et islamique, et renforce sa présence et son rôle dans le cadre de l'axe de la Résistance. Quant à l'administration du président Biden, elle paiera cher ces raids agressifs. Les prochains jours et les semaines sont remplis de surprises. »