Paris servira de cartouche à Israël?
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Cette escale de 10 heures que le ministre israélien des Affaires militaires a faite en France, les médias mainstream ont tenté de la placer sous le signe du scandale de Pegasus. Une affaire qui a prouvé à quel point l'entité faisait peu de cas d'amis et d'ennemis dès lors que ses intérêts sont en jeu. Mais plus scandaleuse que l'affaire en soi aura été la réaction de la Macronie.
(last modified 2021-07-30T06:39:56+00:00 )
Jul 29, 2021 14:51 UTC
  • Paris servira de cartouche à Israël?

Cette escale de 10 heures que le ministre israélien des Affaires militaires a faite en France, les médias mainstream ont tenté de la placer sous le signe du scandale de Pegasus. Une affaire qui a prouvé à quel point l'entité faisait peu de cas d'amis et d'ennemis dès lors que ses intérêts sont en jeu. Mais plus scandaleuse que l'affaire en soi aura été la réaction de la Macronie.

Voici le président de la République française piraté, espionné jusque dans son portable qui non seulement n'ose convoquer l'ambassadeur d'Israël, mais encore n'a pour toute réaction que de demander au régime terroriste d'Israël de "prendre au sérieux l'affaire de Pegasus"! Au fait la visite de Gantz en Israël ne visait qu'intimer des ordres de l'international sioniste à Macron, concernant l'Iran et les démarches que la France, ex-État indépendant reconverti en État lige a désormais à suivre. La teneur du discours de Gantz en apporte la preuve.

« Lors d'une visite en France, le ministre israélien des Affaires militaires a évoqué des questions telles que la nécessité de faire face à l'Iran, la crise libanaise et le renforcement de l'Autorité palestinienne », ont rapporté les médias sionistes.

Au cours de ce voyage de 10 heures à Paris, le ministre israélien des Affaires militaires, Bani Gantz a rencontré des responsables français, dont la ministre française de la Défense et le directeur général de la sécurité extérieure du pays.

Selon le site web Arutz Sheva, lors de ses réunions, Gantz évoquant les relations militaires stratégiques entre Israël et la France, a insisté sur la nécessité du renforcement des coopérations en matière de sécurité.

Selon le rapport, l'un des principaux points de ses consultations avec les responsables français était « la nécessité de contrer les ambitions nucléaires de l'Iran et d’éviter le risque d'une escalade de la course aux armements dans la région de l'Asie occidentale ».

Répétant des allégations sans fondement contre la République islamique d'Iran, Gantz a accusé l’Iran d’être la plus grande menace pour Israël qui ferait tout pour « se défendre ».

Selon, Arutz Sheva, Gantz a également évoqué la crise libanaise, la nécessité d’organiser des plans pour renforcer l'Autorité palestinienne, et de créer des moyens d’« accroître la stabilité dans la bande de Gaza ».

Plutôt, il avait souligné la nécessité pour le régime israélien de se préparer à une éventuelle confrontation avec les capacités nucléaires de l'Iran et avait appelé le nouveau cabinet à Tel-Aviv à prendre des mesures nécessaires pour maintenir la prétendue « supériorité militaire » des forces de sécurité du régime sioniste.

Depuis son entrée en fonction ces derniers mois, le nouveau cabinet israélien s'efforce d'empêcher la reprise de l'accord sur le nucléaire iranien en envoyant des responsables israéliens aux États-Unis et en organisant des rencontres avec les responsables américains et ceux des pays signataires du PGAC.

Fouad Izadi, expert iranien des questions internationales, évoquant des événements qui se sont produits lors des pourparlers du PGAC et la possibilité de la relance de l’accord sous le 13e gouvernement en Iran a déclaré : « Le 13e gouvernement iranien serait favorable à la relance du PGAC, car cela mène à supprimer les sanctions ; mais le problème c'est que les Américains n'ont pas l'intention de retourner au PGAC et demandent plus de concessions, et ce alors qu'ils n'ont pas tenu leurs engagements antérieurs, donc la relance de l’accord sous le 13e gouvernement est un peu compliquée. »

Evoquant les interventions du régime sioniste concernant l’accord sur le nucléaire iranien, Izadi a expliqué : « Dès le début de la signature du PGAC, le régime sioniste s'intéressait à ce que les Américains reçoivent plus de concessions de l'Iran. Les sionistes estiment qu’il faudrait tout faire pour réduire la puissance régionale de l'Iran dans l’objectif d’assurer la sécurité d'Israël, que ce soit sous forme des actes terroristes ou dans le cadre d’un accord. A vrai dire, le régime sioniste n'est pas contre le PGAC, par contre il cherche à limiter les activités de l'Iran par la voie de cet accord; le régime sioniste n'a pas l'intention de perturber les négociations, mais cherche à obtenir plus de concessions de la part de l'Iran. »

En ce qui concerne l'insistance de la France pour la reprise des négociations le plus tôt possible, Izadi a indiqué : « Compte tenu de leur politique, les Français jouent parfois le rôle de bonne police et parfois le rôle de mauvaise police. A l’heure actuelle, ils cherchent à accuser l’Iran d’être à l’origine de l'arrêt des pourparlers, alors qu’en réalité, l’Iran n’y est pour rien ; Téhéran souhaite relancer le PGAC. Le problème principal ce sont les ambitions américaines. En effet, les États-Unis entendent  changer le texte du PGAC pour conclure un autre accord plutôt qu’à retourner à l’accord actuel. »