Ukraine : le sionisme dégringole!
Au sommaire : 1-Erbil frappé : qui fréquentait la base du Mossad ? Des réunions entre Israéliens, Américains, Kurdes et Turcs avaient lieu dans le bâtiment bombardé à Erbil (expert iranien)
L'expert des questions iraniennes et régionales Mohamad Mahdi Chariatmadari a déclaré que dans le bâtiment visé samedi soir dernier à Erbil, au Kurdistan irakien, des réunions entre Israéliens, Américains, Kurdes et Turcs avaient lieu afin de planifier des attaques contre l'Iran.
"Le bâtiment d'Erbil a été visé parce qu'il était utilisé par le Mossad pour espionner l'Iran", a-t-il ajouté dans une interview accordée à la chaîne d'information libanaise al-Mayadeen.
M. Chariatmadari a déclaré que Téhéran avait informé le gouvernement de Bagdad ainsi que le gouvernement du Kurdistan irakien de ces données, mais qu'ils n'y avaient accordé aucun intérêt. Il les a également avertis qu'il riposterait et ne resterait pas les bras croisés face à ce qui constitue un danger pour sa sécurité.
Selon le Corps des gardiens de la Révolution, qui a revendiqué l'attaque, le bâtiment abritait un centre stratégique pour les complots sionistes.
L'expert iranien a réaffirmé que cette frappe est une réponse à une attaque contre une base iranienne dans la province de Kermanshah, dans le nord-ouest du pays, province limitrophe du Kurdistan irakien.
Quant à la mort de deux officiers du CGRI, qui ont péri dans un raid israélien près de Damas le 8 mars dernier, "elle sera vengée au moment et à l'endroit définis par l'Iran, et contre les lieux israéliens directement", selon M. Chariatmadari.
Source: Médias
2-Europe: la guerre des confessions ?!
En marge du sommet sino-américain de Rome du 15 mars 2022, les États-Unis ont exercé de très fortes pressions sur le Saint-Siège. En effet, ils entendent transformer le conflit en Ukraine en une guerre de religion.
Les straussiens, ainsi que Bernard Lewis sous la présidence de George H. Bush (le père), ont imaginé mobiliser les musulmans contre la Russie. Cette stratégie délibérée a ensuite été présentée par l'assistant de Lewis, Samuel Huntington, comme une fatalité : le choc des civilisations.
Or, cette stratégie, mise en œuvre en Bosnie-Herzégovine puis en Tchétchénie, est inopérante en Ukraine où les deux camps sont chrétiens. Les straussiens veulent donc faire resurgir le clivage catholique/orthodoxe. Pour ce faire, ils entendent réactiver la théologie développée autour des visions de Fatima.
Durant les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, le "nationaliste" antislave et antisémite Stepan Bandera était un uniate, c'est-à-dire un gréco-catholique, qui célébrait un rite orthodoxe tout en étant affilié à Rome.
Il y a trois ans, les straussiens ont fait exploser l'Eglise orthodoxe ukrainienne en créant une Eglise orthodoxe ukrainienne (autocéphale), non reconnue par le patriarche de Moscou, mais par celui de Constantinople.
Source : www.voltairenet.org
3-Gaz russe: l'Allemagne se ruine!
Le plus grand groupe énergétique allemand E. ON a annoncé la fin des achats de gaz naturel auprès des entreprises russes.
Le PDG d'E.ON, Leonard Birnbaum, a déclaré que la société achetait du gaz sur les marchés de gros de l'UE et n'avait pas de contrats d'approvisionnement à long terme, bien qu'elle ait acheté de petits volumes de matières premières à Gazprom en 2022.
Depuis le 15 octobre 2021, Gazprom a cessé de vendre du gaz par le biais du commerce électronique et ne fournit que dans le cadre de contrats à long terme.
Aujourd'hui, E. ON n'a pas la possibilité d'acheter du gaz à Gazprom sur place. Quant à NOVATEK avec son projet Yamal LNG, l'Allemagne ne dispose pas de terminaux GNL, et l'approvisionnement en matières premières via les ports des Pays-Bas passe par des achats auprès de sociétés intermédiaires.
La tendance anti-russe a longtemps été promue dans le secteur de l'énergie en Allemagne, mais au cours des deux dernières semaines, tout cela a fait surface. La même chose se passe dans la politique européenne.
Berlin va réduire la part des combustibles fossiles russes dans son mix énergétique, mais on ne sait pas encore où l'Allemagne va se procurer du gaz alternatif. Il existe des options pour l'achat de pétrole, de produits pétroliers et de charbon, mais il n'y a pas de détails sur le carburant bleu.
Le gazoduc russe représente 55 % des importations allemandes, mais il ne faut pas oublier le diesel russe, dont la part sur le marché allemand est de 14 %.
Après le début des événements en Ukraine, les prix du gaz à la bourse néerlandaise TTF ont atteint 3 800 dollars par millier de mètres cubes, mais ont ensuite chuté. Aujourd'hui, 16 mars 2022, ils s'échangeaient à 110,6 MWh (1 250,66 $ par millier de mètres cubes).
Les prix restent inacceptables pour les entreprises en Allemagne, et les déclarations de Habek continueront à les maintenir à un niveau élevé même pendant la saison estivale. L'Allemagne et l'UE sont confrontées à une répétition de l'automne 2021, mais seulement dans le pire des cas et avec des conséquences plus importantes.
« L'industrie énergétique et les ménages allemands souffrent des prix actuels. Berlin prévoit d'adopter un amendement de 99,7 milliards d'euros au budget, en vertu duquel Habek et Lindner promettent de compenser les fluctuations de prix. Il y a la proposition de Lindner de compenser les prix de l'essence à hauteur de 40 % de leur coût final », déclare Belov.
Cependant, c'est un chemin qui ne mène nulle part : premièrement, il n'est pas certain que ce modèle fonctionnera, et deuxièmement, le problème ne disparaîtra pas. Le sabotage des relations énergétiques avec la Fédération de Russie et le blocage de Nord Stream 2 en 2021 ont entraîné l'effondrement des marchés de l'énergie de l'UE et de l'Allemagne.
Source : https://rueconomics.ru
4-Les exportations chinoises vers la Russie explosent
Les exportations de la Chine ont connu un tassement en janvier-février 2022, progressant de 16,3% seulement sur un an, mais elles ont bondi de 41,5% vers la Russie. Ce chiffre traduit les fortes relations entre la Chine et la Russie.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que « l’amitié entre les deux peuples est solide comme un roc et les perspectives de coopération future sont immenses ». Souhaitant conserver son partenariat avec Moscou, Pékin s’est abstenue de condamner l’intervention russe en Ukraine, se refusant même à parler « d’invasion ».
La Chine est prête à participer « le moment venu » à une médiation internationale pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Cependant, la Chine n’est toutefois pas prête à tout pour aider son voisin, car elle tient à préserver ses intérêts économiques et de ne pas s’attirer les foudres de l’Occident.
Le ministre Wang Yi a assuré que la relation avec la Russie est « solide comme un roc », précisant que « les perspectives de coopération future sont immenses » entre les deux pays. Cependant, la position de la Chine vis-à-vis de la Russie, et souvent pointée du doigt par certains pays occidentaux, reste inchangée pour des raisons historiques, économiques et commerciales.
Progression des échanges commerciaux sino-russes
D’ailleurs, ces liens se sont traduits par une hausse des exportations chinoises vers la Russie depuis le début de l’année 2022. Car si la Chine a connu un tassement de ses exportations en janvier-février 2022, elles grimpent fortement vers la Russie selon des chiffres publiés par les Douanes chinoises.
Sur les deux premiers mois de 2022, les ventes de la Chine vers son voisin russe ont bondi de 41,5% sur un an, sans que le détail des produits concernés ait été précisé. La Chine est le premier partenaire commercial de Moscou depuis 12 ans, selon le ministère chinois du Commerce.
La relation bilatérale est pourtant asymétrique, car la Russie n’est que le 18ème partenaire commercial de Pékin, d’après Jie Yu, spécialiste de la Chine à la Chatham House, un institut basé à Londres qui suit les relations internationales.
Cependant, la Russie est l’un des rares pays à dégager un excédent commercial avec la Chine. En 2021, la Chine a réalisé chez son voisin pour 79,3 milliards de dollars d’achats, soit 3% des importations chinoises, selon la banque ANZ. Ses ventes en Russie représentaient 67,6 milliards de dollars, soit 2% seulement du total des exportations chinoises.
Les hydrocarbures et des matières premières comme le bois et les métaux représentent l’essentiel des achats chinois. La Russie fournit à la Chine 16% de son pétrole, avec en moyenne 1,59 million de barils livrés chaque jour l’an dernier, selon ANZ.
Le gaz naturel russe représente 5% de la consommation chinoise, mais la Chine augmente progressivement ses volumes. En javier 2022, Pékin et Moscou ont scellé un nouvel accord pour la fourniture de 10 milliards de m3 de gaz naturel à la Chine en provenance de l’Extrême-Orient russe. Les deux pays ont aussi plusieurs projets de gazoducs, dont le premier est entré en service en 2019.
De plus, la Russie est un « gros investisseur sur le marché obligataire chinois », selon ANZ, avec l’équivalent en yuans de quelque 140 milliards de dollars d’avoirs.
À l’heure actuelle, « 17% des échanges entre la Chine et la Russie sont réglés en yuans », a affirmé l’analyste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics à l’agence de presse, Reuters.
Cependant, avec les sanctions occidentales contre Moscou, « cela pourrait rapidement changer afin de maintenir la circulation des marchandises », a estimé ce dernier.
La Chine, premier partenaire commercial de Kiev
La Chine est également le premier partenaire commercial de l’Ukraine, mais ce pays ne représente que 0,3% des échanges de Pékin. L’Ukraine alimente la Chine en matières premières, notamment du minerai de fer.
Située sur le trajet des Nouvelles Routes de la Soie, l’ambitieux projet d’infrastructures lancé par Pékin sous l’impulsion de Xi Jinping, l’Ukraine participe à cette initiative depuis 2017.
Mais la position de la Chine face à la Russie pourrait pousser Kiev à être « moins encline à faire des affaires avec la Chine et à soutenir ses projets », a averti le cabinet SinoInsider. Le projet des routes de la soie, qui traverse la Russie, pourrait être « fortement pénalisé » par les sanctions occidentales contre Moscou.
L’Ukraine exporte principalement vers la Chine de l’orge, de l’huile de tournesol et surtout du maïs. L’an dernier, 29% des importations chinoises de cette céréale provenaient d’Ukraine, selon les Douanes chinoises.
Fortement dépendante de l’Ukraine pour l’approvisionnement alimentaire, la Chine cherche aujourd’hui à diversifier ses sources d’approvisionnement, selon l’agence Bloomberg. D’ailleurs, le jour de l’invasion de l’Ukraine, la Chine a annoncé la levée de restrictions sur ses importations de blé russe. L’accord, connu depuis début février 2022, permet désormais des importations depuis toutes les régions russes, contre sept seulement précédemment.
Source : Chine Magazine
5- L’Otan envisage de renforcer encore significativement sa posture militaire sur son flanc oriental
Ce 16 mars, le président ukrainien, Volodymyr Zelenski, a une nouvelle fois demandé l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de son pays lors d’une visioconférence avec les élus du Congrès des États-Unis.
« J’ai une nécessité, la nécessité de protéger notre ciel. J’ai besoin de votre décision, de votre aide. […] Est-ce trop demander de créer une zone d’exclusion aérienne […] pour sauver des gens? Est-ce trop demander, une zone d’exclusion aérienne humanitaire? », a-t-il lancé. Et d’insister : « Souvenez-vous de Pearl Harbor, ce terrible matin du 7 décembre 1941, quand votre ciel était assombri par les avions qui vous attaquaient, […] souvenez-vous du 11-Septembre, ce terrible jour de 2001. Cette terreur, l’Europe ne l’a pas vécue depuis 80 ans ».
À en juger par les réactions suscitées par les propos de M. Zelensky et l’élan de sympathie à l’égard de l’Ukraine, qui fait face à une invasion russe depuis le 24 février, certains pourraient réclamer la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne… Mais sans avoir la moindre idée des conséquences que cela pourrait avoir pour la suite.
En effet, vouloir interdire l’espace aérien ukrainien aux aéronefs russes suppose le déploiement d’avions de combat, voire de systèmes de défense aérienne. En clair, cela reviendrait pour les pays qui prendraient part à une telle initiative de mener des actes de guerre contre la Russie. Ce serait mettre le doigt dans un engrenage extrêmement dangereux.
Quoi qu’il en soit, et à en juger par les points de situation régulièrement mis à jour par le ministère français des Armées [mais aussi par le ministère de la Défense britannique], l’offensive russe progresse, ce qui a d’ailleurs fait dire au chef du Kremlin, Vladimir Poutine, qu’elle est un « succès », même si aucune grande ville [mis à part, sans doute, Kherson, dans le sud], n’a été conquise.
Évidemment, dans un contexte de « haute intensité », les forces russes subissent des pertes. Mais celles-ci sont difficiles à évaluer avec précision [on ne fait pas d’évaluation des dommages de combat par les réseaux sociaux et la propagande joue à plein des deux côtés]. Cela étant, la région de Kherson semble être passée sous contrôle russe [ce que le ministère des Armées n’a pas confirmé au soir du 15 mars], ce qui laisse entrevoir un mouvement vers Mykolaiv et Odessa, tandis qu’une poussée depuis Melitopol vers Dnipropetrovsk [ou Dnipr] se dessine.
Plus à l’est, la ville portuaire [et stratégique] de Marioupol est toujours assiégée alors que, dans le reste du Donbass, les troupes ukrainiennes semblent coincées dans une « poche » dans la région de Louhansk. Depuis Soumy [ou Sumy], une colonne russe s’est élancée vers Romny, en direction de Kiev, la capitale ukrainienne faisant l’objet d’une manœuvre – laborieuse – d’enveloppement par l’est et l’ouest. En outre, le 15 mars, M. Zelensky a admis que l’Ukraine ne pourra « jamais intégrer l’Otan », alors qu’une adhésion éventuelle est l’un des motifs de l’offensive russe.
S’agissant de l’Otan, son secrétaire général, Jens Stoltenberg, a une nouvelle fois catégoriquement exclu toute intervention en Ukraine. En revanche, il continue d’encourager l’envoi d’armes aux forces ukrainiennes. À ce jour, celles-ci auraient reçu au moins 20’000 missiles anti-chars et anti-aériens, ce qui, par ailleurs, posera à un moment ou un autre la question de leur suivi [certains auraient été récupérés par les troupes russes].
« Pendant de nombreuses années, les Alliés ont entraîné des dizaines de milliers de soldats ukrainiens. Nombre d’entre eux se battent aujourd’hui sur les différents fronts. Les Alliés fournissent aussi du matériel essentiel en grande quantité, dont des armes antichars et des armes de défense aérienne, des drones, des munitions et du carburant », a ainsi rappelé M. Stoltenberg, le 15 mars, lors d’une conférence de presse.
« L’Ukraine a le droit de se défendre, il s’agit d’un droit fondamental consacré par la Charte des Nations Unies, et les pays membres et pays partenaires de l’OTAN continueront de l’aider à exercer ce droit, en livrant aux Ukrainiens du matériel militaire et en leur apportant une assistance financière et humanitaire », a-t-il ajouté.
Mais plus généralement, pour l’Otan, il s’agit de préparer le coup d’après. Et cela passera par de nouveaux efforts qui viendront d’ajouter aux capacités militaires déjà déployées sur le flanc oriental de l’Alliance.
« À l’heure actuelle, le niveau d’alerte a été relevé pour des centaines de milliers de soldats dans l’ensemble de l’Alliance, 100’000 soldats américains sont présents en Europe et quelque 40’000 soldats se trouvent sous le commandement direct de l’Otan, la plupart dans la partie orientale du territoire de l’Alliance, appuyés par de puissantes forces aériennes et navales ainsi que par des défenses aériennes », a fait valoir l’ex-Premier ministre norvégien. « La mise en place de tout ce dispositif envoie un message très clair : une attaque contre un Allié donnera lieu à une réponse déterminée de la part de tous les Alliés », a-t-il ajouté.
Seulement, il est donc question d’aller encore plus loin. Ainsi, le secrétaire général a évoqué une hausse sensible des forces présentes dans la partie orientale de l’Alliance, ce qui passerait par davantage de déploiements permanents aériens et navals, un renforcement de la défense aérienne et antimissile, un effort accru en matière de cyberdépendance et par des exercices plus fréquents.
« Notre nouveau dispositif devrait inclure des forces nettement plus nombreuses dans la partie orientale de l’Alliance, à un niveau de préparation plus élevé, avec davantage d’équipements et de fournitures prépositionnés », a détaillé M. Stoltenberg, ce 16 mars, après une réunion extraordinaire des ministres de la Défense des pays membres. « Nous sommes confrontés à une nouvelle réalité pour notre sécurité. Nous devons donc réinitialiser notre défense collective et notre dissuasion pour le long terme », a-t-il insisté.
Le commandant suprême des forces alliées en Europe [SACEUR], le général américain Tod Wolters, a été chargé de faire des propositions en ce sens, en vue du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan, qui doit se tenir à Madrid, en juin prochain.
Source: reseauinternational.net