« Poutine coupe la tête du serpent »
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Au sommaire :
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Apr 04, 2022 14:21 UTC

Au sommaire :

- La Chine adopte le duo Yuan-Rouble  

- « Poutine coupe la tête du serpent mondialiste »

- Ukraine: la France saigne

- La guerre s'enlise

- L'Allemagne se fait une armée de l'air

 

1- La Chine adopte le duo Yuan-Rouble  

La Chine envisage une conversion en rouble ou en yuan de la facture des hydrocarbures qu’elle importe.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin n’excluait pas la possibilité d’une conversion en rouble ou en yuan dans le cadre du commerce de l’énergie avec la Russie.

« Les autorités n’excluent pas de passer au rouble ou au yuan dans le commerce de l’énergie avec la Russie », a déclaré le ministère dans un communiqué, notant que les entreprises chinoises ont l’intention d’utiliser leurs devises plus activement dans le commerce avec la Russie « sur la base de l’égalité et du bénéfice mutuel, compte tenu de l’évolution de la situation du marché. »

Le ministère a ajouté : « Lors de la réalisation de règlements réciproques bilatéraux, les entités du marché peuvent choisir une devise en fonction de leurs propres besoins … L’utilisation de la devise nationale dans le processus d’interaction commerciale et économique ordonnée peut aider à éviter les risques de change et réduire les coûts associés au change. »

Il y a quelques jours, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que Moscou avait décidé de convertir en rouble, dès que possible, les paiements pour l’approvisionnement en gaz de l’Europe.

Il a chargé la Banque centrale et le gouvernement « de déterminer la procédure pour les transactions avec l’Europe en roubles russes d’ici une semaine », déclarant que « Moscou n’acceptera plus les paiements en dollars et en euros pour son gaz exporté vers l’Europe ».

Plus tôt, le Wall Street Journal a rapporté que « l’Arabie saoudite envisage d’utiliser le yuan au lieu du dollar pour les paiements d’une partie du pétrole qu’elle exporte vers la Chine ».

Source: Médias

2- « Poutine coupe la tête du serpent mondialiste »

Aux États-Unis, les journalistes ne sont pas autorisés à poser de question au président Joe Biden sans les avoir soumis préalablement à la Maison-Blanche. Celle-ci rédige alors les réponses que le président lit avec conviction. Ce dispositif, qui rappelle ceux de régimes autoritaires, vise à masquer l’état mental défaillant du président (79 ans). Des photographies circulant montrent ces antisèches.

Chaque fois que le président a répondu à une question imprévue, il a dit n’importe quoi. Par exemple, durant sa campagne électorale, il avait annoncé avec insistance la venue de son fils, Beau, mort il y a six ans. Ou encore, en janvier 2021, après une question imprévue sur l’inflation élevée, il l’a décrite comme un « grand atout » avant d’injurier le journaliste et de le traiter de « fils de pute ».

Pour la suite, on a choisi un article intitulé « Poutine coupe la tête du serpent mondialiste » publié sur le site Web Résistance Républicaine :

J’ai choisi le présent titre parce qu’il est parlant compte tenu des expressions populaires. Étant un défenseur ardent de la cause animale, le serpent est pour moi un animal comme les autres qui se défend s’il se sent menacé ou s’il veut se nourrir. Et il a toute sa splendeur et beauté comme tous les autres animaux. Mais comme l’image actuelle du serpent est celle d’un animal sournois, traître, et méchant qu’il faut abattre, je rentre dans le moule populaire de cette image inappropriée pour établir un titre parlant au modeste article suivant.

Pour ceux qui ont une réflexion politique, critique et qui s’informent au moyen de multiples sources, la disparition de la quasi-totalité du métier de journaliste en France est une évidence. Ce métier se doit être   «(…) l’activité qui consiste à recueillir, vérifier et éventuellement commenter des faits pour les porter à l’attention du public dans les médias en respectant une même déontologie du journalisme. » Il se doit être à « la recherche de la neutralité », « s’obliger à consulter systématiquement les différents points de vue », « donner les différentes versions », « rechercher la transparence », « de ne pas user de méthodes déloyales », « de ne publier que des informations avérées et précises », « de s’interdire la calomnie et les accusations sans fondement », « de refuser de nourrir et d’amplifier la rumeur, même si d’autres supports s’en sont déjà fait l’écho », etc … Il y a en a encore toute une liste comme cela (1).

Alors, dans la mesure où depuis une trentaine d’années on n’a pas observé l’ombre du quart du début d’un embryon du beau métier de journaliste dans notre pays [France], nous sommes en droit de nous poser de sérieuses questions sur « l’objectivité » de nos médias. En fait, on se les pose depuis tellement longtemps, qu’on en connaît la réponse depuis, également, bien longtemps.

Même s’il y a eu de nombreux autres exemples dans le passé où les journalistes ont fait tout l’inverse de leur métier, cet « inverse » ayant pour synonymes « propagande gouvernementale », l’exemple actuel concernant l’Ukraine en est un des plus remarquables.

Mais les propagandes gouvernementales s’enchaînent sans état d’âme des autoproclamés journalistes. Nous connaissons aujourd’hui deux périodes dont l’infamie, l’abjection, le mensonge, la mythomanie, la désinformation, l’intoxication et la manipulation des supports audiovisuels et écrits ont atteint des sommets : la crise imbécilement politique appelée stupidement sanitaire qui a entraîné la suppression de la quasi-totalité des libertés fondamentales pour des gens respectant rigoureusement la loi (sans compter les 120.000 morts), et les actuels événements relatifs à l’Ukraine.

Force est de constater que l’efficacité journalistique des relais des ordres reçus du pouvoir est remarquable, car elle a pu lobotomiser une large majorité du peuple français, et européen d’ailleurs.

Mais ces « journalistes » entrent dans la logique compte tenu des précisions ci-dessus. Ces « journalistes » fantômes depuis une trentaine d’années ne sont que l’instrument de diffusion des différents pouvoirs des dites trente dernières années.

On peut dire qu’actuellement globalement, géopolitiquement, le monde est divisé en trois. C’est, bien évidemment, une approche très approximative.

1-le monde sous domination mondialiste

2-le monde sous domination anti mondialiste

3-le monde hors du mondialisme

À l’origine, les mondialistes sont des élitistes qui pensent que le Monde libre et les nations sont une horreur et la cause de toutes les guerres. Selon eux, il faut donc un pouvoir centralisé pour diriger l’Humanité dans la « bonne direction ». L’Union européenne était un test pour préparer le gouvernement mondial.

Le choix de l’Union européenne a été facile puisque les dirigeants de ladite union ne sont pas élus, il suffisait ainsi de les mettre en place sans demander le moindre avis au peuple. Ce qui n’a toujours pas changé. Et quand on voit la corruption et l’énorme bureaucratie qui caractérisent l’Union européenne, ça donne un avant-goût amer.

Un seul élément vient perturber cette mécanique qui veut se mettre en place : le Parlement européen, institution pseudo démocratique. Même si la lobotomisation des électeurs n’est qu’une question de volume de propagande, le risque existe cependant de l’existence de perturbateurs. C’est la raison pour laquelle le Parlement européen est dans le centre des mondialistes. Ils le disent eux-mêmes en affirmant : » (…) la souveraineté nationale est la racine de tous les pires maux de notre époque et la marche continue de l’Humanité vers le désastre tragique et le barbarisme. Le seul remède final pour ce suprême et catastrophique mal de notre temps est l’union fédérale des peuples » (2).

Ce qu’il y a de « bien » avec les mondialistes, c’est qu’ils ne se cachent de rien. D’où la totale et inouïe incompréhension de ceux à qui il reste quelques neurones face à la passivité effroyable des écrasantes majorités des peuples européens.

La mondialisation, c’est l’ONU, des idéologues politiques ayant des pouvoirs, et quelques milliardaires. Ne cachant rien de leurs intentions, ils ont écrit dans les années 70 (le Club de Rome) un bouquin qui s’appelait « The First Global Revolution ». Ce dernier avertissait sympathiquement que : « Tous les dangers sont causés par l’intervention humaine dans les processus naturels et ce n’est qu’à travers un changement d’attitude et de comportement qu’ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi, alors, c’est l’Humanité elle-même. » Donc… « L’explosion de la population est la multiplication non-contrôlée des gens. On doit mettre nos efforts à traiter les symptômes et à extraire ce cancer », et donc… »il faut assez de morts pour réduire la population de la Terre à un niveau acceptable, comme 1,5 milliard. », et pour compléter ces magnifiques pratiques, « Une des solutions est : « L’addition de stérilisant temporaire dans la nourriture de base ou l’approvisionnement en eau, avec une distribution d’antidote chimique [pour avoir des enfants], par loterie. » (2).

Qu’est-ce que l’Ukraine d’aujourd’hui sous Zelensky ?

– 8 ans de non-respect des signatures des accords de MINSK I et II et que la guerre est présente et que les cadavres des indépendantistes du DOMBASS s’entassent avec 14 000 morts à ce jour.

– 8 ans que le pouvoir de KIEV tire et tue son peuple sous le regard du monde occidental qui s’en fout

– 8 ans que les RUSSES demandent le respect du traité de MINSK II qui devait garantir l’autonomie des Républiques séparatistes du DOMBASS et LOUGANSK

– 8 ans que l’Europe entière et l’OTAN ferment les yeux sur ces massacres

– 2 ans, depuis le départ de TRUMP, que BIDEN fait tout pour implanter des bases de l’OTAN en UKRAINE à 750 km de Moscou (3).

– des milices qui surveillent tout le peuple ukrainien et qui tuent et éliminent à volonté (3).

Mais aussi, l’Ukraine est le laboratoire du mondialisme. Pas le seul, mais un des principaux.

L’Ukraine a eu une insurrection en 2013 dont le but était de faire tomber le président de la République en exercice, accusé d’être pro-russe, puis de purger l’État, l’administration et les médias de tout ce qui restait de fonctionnaires, d’intellectuels ou de journalistes favorables à la Russie.

Nouvel objectif de l’Ukraine : adhérer à l’Union européenne (idée à laquelle Moscou ne s’opposait pas), mais surtout à l’OTAN, ce qui représente, en revanche, un réel danger pour la sécurité et l’intégrité de la Russie. Et là, Poutine ne plaisante pas.

D’ailleurs, sur le site de l’OTAN, la chronologie de toutes les étapes de l’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN est bien décrite. Un extrait : « En septembre 2020, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a approuvé la nouvelle stratégie de sécurité nationale de l’Ukraine, qui prévoit le développement du Partenariat spécifique OTAN-Ukraine en vue d’une adhésion du pays à l’Organisation. »

Vingt-neuf pays (4) font partie de l’OTAN en 2022, contre 12 à sa création en 1949. Trois pays sont candidats à rejoindre l’alliance de l’OTAN actuellement : la Géorgie, l’Ukraine, et la Bosnie-Herzégovine. Chose significative, le site de l’OTAN est en quatre langues : l’anglais et le français (les deux langues diplomatiques), le russe, pour s’adresser à l’ennemi et, on se demande bien pourquoi, l’ukrainien !

L’intervention militaire russe de 2022 a donc pour finalité non pas de lancer une guerre, mais de mettre fin avec huit ans de retard à la guerre lancée par le régime de Kiev contre le Donbass en 2014. Le retour à la paix et à la vie normale en Ukraine sont cependant inacceptables pour Kiev et ses soutiens internationaux, car cela signifierait revenir à des relations pacifiques avec la Russie, ce que ne veut pas l’OTAN et son lèche-pied, l’Europe.

Poutine, depuis de nombreuses années, avait averti l’Europe qu’il accepterait beaucoup de choses, mais qu’il ne laisserait jamais passer un risque sur la sécurité de son pays. C’est effectivement un homme profondément patriotique, attaché aux valeurs historiques, et au bon sens naturel. Tout l’inverse de notre Europe qui veut rejeter toutes les règles et lois naturelles, supprimer toutes les références et repères de la vie des individus, et surtout programmer sa disparition par une invasion ultra massive islamique voulue, organisée, financée et souhaitée par ladite Europe dans l’indifférence la plus totale des peuples.

Les États-Unis sont tenus, afin de maintenir et développer leur complexe militaro-industriel (aidé par les Anglais), d’avoir en permanence un ennemi de taille, servant de prétexte pour un tel objectif. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’était l’URSS, puis avec la perestroïka les choses allaient tomber à l’eau, et leur plus grand bonheur a été l’arrivée de Poutine ce qui leur a permis de réactiver leur projet moribond en trouvant un nouvel ennemi.

Quant à l’Europe, dans sa logique d’existence, étant incapable de faire une Europe de défense, pas plus qu’une Europe administrative, pas plus qu’une Europe financière, pas plus qu’une Europe en matière de santé, pas plus qu’une Europe juridique, n’ayant réussi qu’à faire une Europe d’emmerdements massifs pour les petits artisans et agriculteurs avec une avalanche cosmique de normes, est puissante dans son idéologie mondialiste, tout autant qu’elle est le vassal des États-Unis.

Comme dit ci-dessus, Poutine est donc très attaché aux valeurs nationales, historiques et de bon sens. C’est, avec la Chine, les deux opposants notables aux minables de mondialistes qui ne veulent que détruire la planète. D’où la haine que ces derniers portent à Poutine, laissant de côté la Chine qui leur fait trop peur et se trouve bien plus loin.

Contrairement à la propagande des médias français, Poutine a accepté beaucoup de choses qui ne lui plaisaient guère, mais se révèle être extrêmement intransigeant sur la sécurité de son pays.

Il est vrai qu’en Europe nous sommes extrêmement intransigeants sur l’invasion de notre région par l’islam, et nous avons du mal à comprendre qu’un chef d’État puisse être patriotique et défendre son pays. Comme le dit Laurent Droit : « En France il est plus dangereux d’aimer son pays que de le trahir ».

Après avoir prévenu l’OTAN et l’Europe de la nécessité d’une part du respect des accords de Minsk I et II, Poutine les informe que si de tels accords n’étaient pas respectés, la situation s’aggraverait. Il avait également averti que si l’Ukraine était candidatée à intégrer l’OTAN, sachant que ce dernier verrait la chose de façon favorable, sa réaction sera importante.

De leur supposée hauteur, avec mépris et rejet, l’OTAN et l’Europe ont repoussé les propositions pacifiques de Poutine, les dédaignant et humiliant.

De plus, les États-Unis ont livré à l’Ukraine, en violation totale des accords suscités, des hélicoptères et avions de combats, des drones de frappe (Turques) pour 13,6 milliards de dollars y compris une aide humanitaire à l’Ukraine. Ce qui laisse croire à Kiev qu’il peut violer lesdits accords, et les armées ukrainiennes se félicitent d’utiliser des systèmes missiles antichars dans le Donbass.

Pour qui sait regarder l’histoire récente, Poutine a fait tout son possible avec tous les moyens possibles de prévenir l’Europe, et principalement l’OTAN, d’éviter une telle guerre, et l’Europe et l’OTAN ont tout fait pour qu’elle ait lieu.

Force est de constater qu’une telle guerre existe sur initiative de l’OTAN et de son valet l’Europe.

Comme dit ci-dessus, cette guerre a donc un double aspect, celui de la sécurité de la Russie, et celui de l’opposition majeure et de la destruction d’une des bases du mondialisme. Par son action, Poutine défend les libertés mondiales de l’avenir en rejetant en bloc l’idéologie nazie mondialiste.

La propagande ayant lobotomisé 90 % des populations européennes, ces dernières ignorent tous des réalités et surtout du projet mondialiste et se laissent embobiner de la tête aux pieds.

3-Ukraine: la France saigne

Un hélicoptère transportant des agents du renseignement français de la DGSE a été abattu en Ukraine

Des officiers français, dont la présence en Ukraine est démentie par Paris, sont morts lorsque leur hélicoptère militaire a été touché.

Il y a quelques heures, nous apprenions de source fiable qu'un hélicoptère militaire avait été abattu dans le ciel ukrainien, à bord dudit hélicoptère se trouvaient en effet deux officiers du service principal de la sécurité extérieure du ministère français de la Défense.

Jusqu'à présent, la présence officielle de l'armée française sur le territoire ukrainien était catégoriquement démentie par Paris, cependant, la situation actuelle indique que la France a décidé d'ignorer les avertissements émis par la Russie pour envoyer ses officiers au sol en Ukraine.

Des sources de l'agence de presse Avia.pro rapportent que deux officiers du département de sécurité extérieure du ministère français de la Défense ont cessé de communiquer il y a quelques jours.

Il semble que ces derniers devaient être ramenés par hélicoptère à Marioupol pour évacuer les membres du régiment Azov de l'encerclement russe. Mais au milieu de la mission, leur hélicoptère a été abattu.

À l'heure actuelle, on ne sait pas si les officiers français qui se trouvaient à bord de l'hélicoptère abattu sont morts dans les environs de Marioupol ou si leur giravion a été abattu au-dessus de la mer d'Azov, cependant, il est probable que l'hélicoptère a été détruit à 20 kilomètres au large de Marioupol.

4-La guerre s'enlise

Ukraine : l'armée russe dément avoir tué des civils à Boutcha et accuse Kiev de « provocation ».

Accusée par le camp occidental et par Kiev de crimes de guerre à Boutcha, en Ukraine, la Russie a dénoncé une falsification dans un communiqué, et qualifié ces agissements de « nouvelle provocation ».

Le ministère russe de la Défense a assuré le 3 avril dans un communiqué que ses forces n'avaient pas tué de civils à Boutcha, une ville proche de Kiev récemment reprise par les forces ukrainiennes.

 « Toutes les images photos et séquences vidéo publiées par le régime de Kiev, qui témoigneraient des soi-disant crimes commis par des militaires russes dans le village de Boutcha, dans la région de Kiev, sont une nouvelle provocation », accuse le ministère. Selon le texte, l'armée russe a quitté cette zone le 30 mars au « lendemain de la session de pourparlers entre la Russie et l'Ukraine en Turquie ».

Les images de corps de personnes vêtues en civil dans les rues de cette localité ont fait le tour du monde et soulevé un vif émoi. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de « génocide » contre son peuple.

Kiev estime que 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes à Boutcha. L'AFP prétend avoir vu le 2 avril les cadavres d'au moins vingt hommes portant des vêtements civils gisant dans une rue de Boutcha, reprise par les troupes ukrainiennes.

 «Pendant tout le temps où la ville a été sous le contrôle des forces armées russes, et encore plus après, jusqu'à aujourd'hui, les habitants de Boutcha se déplaçaient librement dans le village et utilisaient leurs téléphones portables [...] Dans le même temps, les banlieues sud du village, y compris les zones résidentielles étaient bombardées 24 heures sur 24 par les troupes ukrainiennes à l’aide d'artillerie de gros calibre, de chars et de systèmes de lance-roquettes multiples », relate la Défense russe.

Des cadavres qui n'ont pas quatre jours

Selon Moscou, les «preuves de crimes à Boutcha ont apparu  quatre jours après le départ de ses soldats, quand des officiers du Service de sécurité ukrainien (SBU) et des représentants de la télévision ukrainienne sont arrivés dans le village ».

Pour la Russie, les cadavres montrés en images ne peuvent pas être restés aussi longtemps dans la rue puisqu’« ils n'ont pas de lividités cadavériques typiques et que dans les plaies il y a du sang qui n’a pas coagulé ». Ainsi, pour l'armée russe, ces images sont une mise en scène orchestrée par Kiev « pour les médias occidentaux, comme ce fut le cas avec la maternité à Marioupol, ainsi que dans d'autres villes ».

Source : RT

5-L'Allemagne se fait une armée de l'air

Le fonds de 100 milliards d’euros annoncé par Berlin profitera surtout aux forces aériennes allemandes.

Une force aérienne allemande [Luftwaffe] « au plus bas ». Tel était le constat dressé en juin 2018 par son chef d’état-major, le général Ingo Gerhartz, qui venait alors de prendre ses fonctions.

Et de déplorer le [très] faible taux de disponibilité des aéronefs [avec, par exemple, seulement 39 Eurofighter EF-2000 en état de vol sur 128], le manque de pièces de rechange et des délais industriels beaucoup trop longs.

À l’époque, le général Gerhartz bataillait pour obtenir davantage de crédits, alors que la coalition gouvernementale, alors dirigée par Angela Merkel, se déchirait sur la hausse du budget devant être alloué à la Bundeswehr [forces armées allemandes, NDLR].

Or, le ministre des Finances, un certain Olaf Scholz, n’était pas le plus disposé à augmenter significativement les dépenses militaires allemandes. Depuis, le contexte a radicalement changé, sous l’effet de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Désormais devenu chancelier, Scholz a bien été obligé de changer son fusil d’épaule.

Le 27 février, il a ainsi annoncé la création d’un fonds de défense doté de 100 milliards d’euros pour remédier aux carences de la Bundeswehr, dont le budget annuel devrait être progressivement porté à environ 70 milliards, soit l’équivalent de 2% du PIB.

Selon des informations obtenues par l’agence Reuters, cette manne devrait profiter essentiellement à la Luftwaffe. En effet, il est question que celle-ci obtienne 40% du fonds de défense annoncé par Scholz, soit 40 milliards d’euros, un montant comparable au budget alloué au ministère français des Armées en 2022. De quoi inquiéter Paris.

Cette somme permettra à la Luftwaffe d’acquérir sans problème la trentaine de chasseurs-bombardiers F-35A dont elle a besoin pour maintenir sa participation au partage nucléaire de l’OTAN [il n’est pas impossible qu’elle en commande même davantage] ainsi que des capacités de guerre électronique.

En outre, elle pourra investir dans le Système de combat aérien du futur [SCAF], le programme mené en coopération avec la France et l’Espagne.

Et si l’Allemagne est en mesure de commander plus d’exemplaires que ses deux autres partenaires, il faudra probablement s’attendre à de nouvelles difficultés au niveau de la conduite de ce projet, toujours suspendu à un accord entre Dassault Aviation et les filiales allemande et espagnole d’Airbus.

Mais l’un des chantiers les plus importants sera sans doute celui de la défense antimissile.

Le chef d’état-major de la Bundeswehr, le général Eberhard Zorn, a estimé qu’il était plus que jamais nécessaire de prémunir l’Allemagne contre les missiles Iskander, déployés dans l’enclave russe de Kaliningrad.

« Les Israéliens et les Américains possèdent de tels systèmes [antimissiles]. Lequel préférons-nous ? Parviendrons-nous à mettre en place un système global [de défense antimissile] au sein de l’OTAN ? Ce sont les questions auxquelles nous devons répondre maintenant », a-t-il dit, dans un entretien publié par le Welt am Sonntag, le 2 avril.

Source: Opex 360