Biden : l'aide militaire US se volatilise
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Au sommaire : 1- La guerre contre l'Iran, une promenade de santé ?
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Apr 23, 2022 07:17 UTC

Au sommaire : 1- La guerre contre l'Iran, une promenade de santé ?

Lors d’une cérémonie culturelle à Ispahan jeudi, le général de division Yahya Rahim Safavi, le principal conseiller militaire du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyed Ali Khamenei, a déclaré que la nation iranienne est devenue si forte qu' « aucune puissance n'est en mesure de l’affronter ».

« La République islamique tirera finalement profit des menaces et des sanctions qui le visent », a-t-il indiqué.

Saluant la politique « stratégique et correcte » de l’Iran de se concentrer sur les voisins et l'Est, le général en chef a déclaré : « Nos problèmes pourraient être résolus chez nous. Nous allons bientôt passer par cette étape… Nous progressons. »

La semaine dernière, le commandant de l'armée iranienne, le général de division Abdolrahim Mousavi, a rappelé aux ennemis que leur profondeur stratégique était à la portée de l'Iran, avertissant que toute menace contre la République islamique serait accueillie avec une grande force.

Plus tôt en avril, le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammad Hossein Baqeri, a déclaré que toutes les forces militaires iraniennes étaient prêtes à donner une réponse décisive et écrasante à toute menace, à quelque niveau que ce soit, de sorte que les ennemis de l'Iran regrettent leurs hostilités.

Source : Tasnim News

2- L'Ukraine accuse la France 

Thalès visé par Kiev. Un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse sur Twitter, vendredi 22 avril, le groupe français d'équipements de défense Thalès d'avoir contourné les sanctions et vendu en 2015 à la Russie du matériel utilisé en Ukraine pour tuer des civils. 

Ces accusations suivent celles du média en ligne Disclose mi-mars, selon qui la France a livré des équipements militaires, dont des caméras thermiques, à la Russie entre 2015 et 2020, soit après les sanctions européennes ayant suivi l'annexion de la Crimée par Moscou.

Des blindés russes équipés par Thalès ?

Mikhaïlo Podolyak, le conseiller du président, relaie la vidéo d'un blogueur ukrainien qui analyse les dégâts causés sur une voiture dans laquelle a été retrouvé le corps d'une femme tuée à Boutcha, près de Kiev. « Comment des soldats russes mal entraînés ont-ils pu tirer de façon aussi précise avec du vieux matériel post-soviétique ? », se demande-t-il.

Selon lui, les blindés russes sont équipés « de systèmes de conduite de tirs qui leur permettent de tirer avec une grande précision quelque soit le temps, le vent ou même l'heure du jour. Des composants et une technologie vendus à la Fédération de Russie par l'entreprise française Thalès ».

Le blogueur montre ensuite une caméra thermique, dont il affirme qu'elle a été récupérée sur un blindé russe abandonné. Le logo de Thalès y est visible, accompagné de la date 06/16 et de la mention « made in Russia ». « Elle a été assemblée en Russie sous licence », accuse le blogueur. « Ce n'est qu'un des nombreux schémas autorisant les entreprises françaises à contourner l'embargo », estime-t-il.

Information erronée et donc trompeuse

Interrogé par l'AFP, le groupe a démenti : « Thalès s'est toujours conformé strictement aux réglementations françaises et internationales y compris concernant l'application des sanctions européennes de 2014 à l'égard de la Russie ». « Aucun contrat d'export d'équipement de défense n'a été signé avec la Russie depuis 2014 et aucune livraison n'a été effectuée à la Russie depuis le début du conflit en Ukraine », a précisé le groupe. « Toute information laissant penser le contraire est erronée et donc trompeuse », a-t-il ajouté. Thalès a affirmé par ailleurs avoir décidé de cesser ses activités en Russie.

Source : RT

3- France/Manif : Retour du marquage chimique ?! 

La gendarmerie aurait récemment testé sur le terrain une arme pour identifier a posteriori les auteurs d'infractions en manifestation. Un dispositif qui rappelle des armes utilisées par les forces de l'ordre au début du mouvement des Gilets jaunes.

Ainsi que l'a rapporté le 20 avril le journal La Croix, la gendarmerie française aurait testé le 26 mars dernier, lors d'un rassemblement dans les Deux-Sèvres, un système de marqueurs chimiques servant à identifier a posteriori des manifestants soupçonnés d’être auteurs d’infractions.

Comme l'explique La Croix, les produits marquants codés (PMC) sont souvent «invisibles, incolores et inodores». Il s'agit d'une substance capable de résister plusieurs semaines sur la peau et sur les vêtements dont l'objectif est d'identifier après coup des contrevenants dont l'interpellation immédiate est impossible.

« Révélé par une lampe à rayon ultraviolet, le produit devient fluorescent », détaille La Croix qui a cherché à en savoir plus auprès du ministère de l'Intérieur. « Ces moyens sont encore au stade de l’expérimentation », a fait savoir Place Beauvau au quotidien.  En tout état de cause, le dispositif rappelle des armes de type paintball utilisées par les forces de l'ordre au début du mouvement des Gilets jaunes.

Puis, en avril 2019, le magazine Le Point révélait à ce sujet une stratégie sécuritaire de grande ampleur voulue au sein du ministère. On apprenait alors que le gouvernement souhaitait déployer des moyens incluant notamment «de l'ADN synthétique [peinture chimique indélébile] pour marquer les agitateurs de manière durable».

De récents témoignages en Corse  Comme le relève La Croix, des avocats ont soupçonné en mars dernier l’utilisation de PMC dans le cadre du maintien de l'ordre opéré face aux manifestations en Corse après l’agression en prison puis le décès d’Yvan Colonna. « Nous avons été avertis par plusieurs témoignages d’un contrôle de lycéens à Ajaccio. Les policiers avaient aspergé deux personnes d’un spray que l’on ne connaissait pas », a ainsi confié l'avocat Jean-François Casalta, cité par le même journal.

De son côté, le sous-préfet coordonnateur pour la sécurité en Corse, a démenti toute utilisation de ce type de produit, assurant que les policiers corses n'étaient « pas dotés de produits marquants codés ».

Source : RT

4- Poutine casse l'Europe ! 

Le chef de la diplomatie européenne a reconnu qu’il n’y avait pas de consensus au sein de l’Union pour un embargo sur le pétrole et le gaz russes. Quant aux Etats-Unis, ils le redoutent par crainte d’une envolée des cours qui les affecterait. Lors d’une réunion à Paris, le 21 avril, de l’association Lena News, qui rassemble huit grands quotidiens européens, le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) Josep Borrell, a douché les espoirs de ceux, comme la France ou la Pologne, qui souhaitent imposer un embargo sur le pétrole et le gaz russe. Pour autant que je sache, en ce moment, il n’y a pas de proposition sur la table concernant le pétrole et le gaz »

« Pour autant que je sache, en ce moment, il n’y a pas de proposition sur la table concernant le pétrole et le gaz […] Quelle est la meilleure façon de faire ? Une taxe ? Une interdiction ?  De nombreux économistes ont dit que le plus rationnel serait de rendre le pétrole et le gaz russes plus chers afin de créer un incitant à chercher d’autres sources. Aucune de ces propositions n’a recueilli l’unanimité requise », a déclaré Josep Borrell, cité par Le Figaro. 

Quant à un embargo sur le gaz, pour le Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ce «sera très difficile parce que certains Etats membres ont déjà dit qu’ils opposeraient leur veto à toute décision collective». Paradoxalement, les Etats-Unis, soutien le plus déterminé de l’Ukraine contre la Russie, ont une position ambiguë sur la question d’un embargo européen sur les hydrocarbures russes.

Les Etats-Unis réservés sur un embargo européen

« Nous devons être prudents avec une interdiction européenne complète des importations de pétrole […] cela augmenterait clairement les prix mondiaux du pétrole, [et] aurait un impact néfaste sur l'Europe et sur d'autres parties du monde », a reconnu, selon l’AFP, la secrétaire étasunienne au Trésor Janet Yellen, lors d'une conférence de presse, à Washington le 21 avril. 

« Dans le cas du pétrole et du gaz naturel, la situation de l'Europe est clairement différente de celle des Etats-Unis. Nous avons interdit les importations russes d'énergie de tous types, mais nous importions très peu de Russie. Ce n'est pas vrai pour l'Europe », a-t-elle ajouté.

Deux jours auparavant, la Banque américaine JP Morgan avait prévenu qu’un embargo européen sur le pétrole russe pourrait projeter le cours du baril de Brent à 185 dollars. Une inquiétude majeure pour le gouvernement des Etats-Unis qui fait déjà face à une très forte inflation en grande partie causée par la hausse des cours de l’énergie. 

Au sortir des restrictions imposées aux économies occidentales au nom de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, les cours du baril de brut fluctuaient déjà au-dessus de 90 dollars. Depuis le lancement de l'opération militaire russe en Ukraine, ils ont largement dépassé le seuil des 100 dollars. 

Source : RT

5- Ukraine: les armes US disparaissent 

Des sources du renseignement ont déclaré à CNN que les armes américaines envoyées en Ukraine sont difficiles à suivre.

Le gouvernement américain s’efforce de retracer de grandes quantités d’« aide létale » transférées aux forces armées ukrainiennes ces derniers mois, des responsables auraient divulgué à CNN, notant que les agences de renseignement n’ont « aucune » capacité à suivre les expéditions jusqu’à leurs utilisateurs finaux.

Bien que les armes expédiées vers l’Ukraine représentent « la plus grande fourniture récente à un pays partenaire dans un conflit », la Maison Blanche est de plus en plus préoccupée par le fait que l’aide « pourrait se retrouver entre les mains d’autres armées et milices que les États-Unis n’avaient pas l’intention d’armer », a déclaré mardi un haut responsable de la défense à CNN.

« Nous avons un suivi pendant une courte durée, mais quand elles entre dans le brouillard de la guerre, nous en avons plus », a déclaré une autre source informée du renseignement américain, ajoutant que les armes tombent « dans un grand trou noir » après une courte période de temps.

Malgré cet « angle mort » – qui, selon les vendeurs, est « en grande partie dû au manque d’américains sur le terrain » et à la portabilité de bon nombre des armes fournies – la Maison Blanche a « accepté le risque » que certaines armes américaines iront dans des « destinataires inattendus », a déclaré un autre responsable du Pentagone.

Les estimations occidentales des victimes ukrainiennes et d’autres détails sur le champ de bataille restent également « confuses », ont ajouté deux sources du renseignement, ce qui signifie que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN sont souvent obligés de dépendre des informations du gouvernement de Kiev, qui, selon eux, ne sont pas fiables.

« C’est une guerre – tout ce que [les responsables ukrainiens] font et disent publiquement est de la propagande pour les aider à gagner la guerre. Chaque déclaration publique est une opération d’information, chaque interview, chaque apparition de Zelensky diffusée est une opération d’information », a déclaré une autre source proche du renseignement occidental, faisant référence au président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Depuis que la Russie a lancé son attaque contre l’Ukraine fin février, Washington a fourni plus de 2,6 milliards de dollars d’aide militaire à Kiev et plusieurs milliards supplémentaires d’aide humanitaire (qui est détourné et revendu dès sont entrée en Ukraine !), tandis que le président Joe Biden a envoyé un total de 3,2 milliards de dollars depuis son entrée en fonction en 2020. Plus de 100 000 soldats américains ont également été redéployés pour renforcer le « flanc est » de l’OTAN, tandis que des membres individuels du bloc militaire ont également offert eux-mêmes des milliards d’aide.

Mardi, la Maison Blanche serait en train de réfléchir à un autre important programme d’aide létale à l’Ukraine, en vue d’un assaut russe sur le territoire revendiqué par les républiques du Donbass, après avoir autorisé 800 millions de dollars d’artillerie lourde, de drones, de véhicules blindés, d’hélicoptères militaires et d’autres équipement la semaine dernière. Le Pentagone a cependant refusé de détailler ce que comprendra le prochain transfert d’armes (qui seront détruites ou capturées en arrivant en Ukraine !).

Source : Réseau International