France: la presse, "complice"?
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Les journalistes locaux et plusieurs internautes français ont partagé des images sur les réseaux sociaux qui montrent les résultats des attaques de la police française contre les Gilets jaunes lors de l’acte VIII du mouvement, en signe de protestation contre les censures médiatiques.
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Jan 07, 2019 06:15 UTC

Les journalistes locaux et plusieurs internautes français ont partagé des images sur les réseaux sociaux qui montrent les résultats des attaques de la police française contre les Gilets jaunes lors de l’acte VIII du mouvement, en signe de protestation contre les censures médiatiques.

Alors que le ministère français de l’Intérieur a émis une nette diminution de la participation des citoyens français à l’acte VIII du mouvement des Gilets jaunes, les journalistes de la presse nationale ont révélé que les trente communes comptant parmi les plus mobilisées en France ont rassemblé à elles seules 58.000 protestataires contre les politiques du gouvernement d’Emmanuel Macron. Dès que les heurts ont éclaté dans différentes villes, dont à Paris, les médias ont continué à diaboliser les Gilets jaunes tout en dispensant de montrer les agissements de la police nationale. C’est la population qui a diffusé les images sur les réseaux sociaux.

Les différentes villes, notamment la capitale, sont le théâtre des mobilisations populaires contre la politique capitaliste du président français, Emmanuel Macron. En pleines échauffourées entre la police et les manifestants, un grand nombre des Gilets jaunes ont aussi été arrêtés par la police sans raison valable.

Le comportement des médias dominants et leur politique de censure au profit du gouvernement ont provoqué l’ire des utilisateurs des réseaux sociaux.

Des images des victimes de la violence policière lors de l'acte VIII des Gilets jaunes, samedi 5 janvier 2019. ©Yjc

Certaines images publiées sont d’une violence inouïe aux yeux de la population. Des Gilets jaunes sont victimes de coup répété à la tête de la part des forces de l’ordre, avant d’être violemment interpellés.

Il y a bien entendu de rares médias français qui ont tenté de mettre en avant les violences de la police face aux manifestants, mais ils ont aussi été victimes des forces de l’ordre.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs reporters relatent les échauffourées entre la police et les journalistes qui ne se soumettent pas à la censure imposée par le gouvernement. C’est le cas d’un journaliste de l’agence A2PRL, touché par un lanceur de balle de défense (LBD). Il en est de même pour deux autres journalistes, qui couvraient la journée à Paris pour le média en ligne Explicite. Un journaliste de la chaîne d’information russe RT France a aussi révélé avoir été « blessé par un tir de la police » à la joue.

La politique de répression du gouvernement français continue, mais les Gilets jaunes ne sont pas décidés à laisser tomber tant qu’ils n’ont pas récupéré leur droit qui leur a été retiré ces 40 dernières années.