Venezuela: risque de guerre civile?
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Le chef de l’État vénézuélien accuse l’opposition soutenue par les Occidentaux de diriger le pays vers une guerre civile dont les États-Unis profiteront pour lancer une intervention militaire.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
May 02, 2019 11:06 UTC
  • Venezuela: risque de guerre civile?

Le chef de l’État vénézuélien accuse l’opposition soutenue par les Occidentaux de diriger le pays vers une guerre civile dont les États-Unis profiteront pour lancer une intervention militaire.

Conjointement, des millions de Cubains ont protesté contre les pressions exercées par l’administration américaine contre le Venezuela.

Cité par Sputnik, le président vénézuélien Nicolas Maduro averti que si les troubles au Venezuela s’intensifient et deviennent violents, les États-Unis en profiteront pour lancer une intervention militaire visant à occuper le pays.

« Ils [les membres de l’opposition] veulent nous mener à une guerre civile. Je leur demande ce qui se passerait si nous envoyions des chars, des véhicules blindés et des forces spéciales ? Il y aurait un massacre parmi les Vénézuéliens et Washington le célébrerait et ordonnerait le début d’une intervention militaire visant à occuper le pays de Bolivar », a déclaré Maduro dans un discours prononcé lors d’une manifestation à Caracas à l’occasion de la fête du Travail, retransmise par une chaîne de télévision publique. « Washington utilise cela comme prétexte pour justifier une intervention militaire et occuper le pays de Bolivar », a-t-il averti.

Le président Maduro a déclaré que l’objectif principal de la tentative de coup d’État de l’opposition mardi était de déclencher une guerre civile.

Cette déclaration intervient deux jours après que l’opposition du pays, dirigée par Juan Guaido, président par intérim autoproclamé et soutenu par Washington, a lancé une nouvelle tentative de coup d’État visant à renverser le gouvernement Maduro. Cependant, le gouvernement a par la suite déclaré que la tentative de coup d’État avait échoué.

Dans un article publié le 22 avril dans l’édition électronique du Wall Street Journal, Walter Russell Mead, professeur d’université et analyste en chef chez le Hudson Institute, a indiqué que la chute du gouvernement de Maduro au Venezuela aurait pu constituer une carte gagnante pour Donald Trump à l’approche des élections présidentielles aux États-Unis, avant que l’appui russe à Caracas ne perturbe les plans de Trump.

Alors que le président américain fait pression sur le Venezuela, des millions de Cubains sont descendus dans les rues, hier mercredi 1ermai, pour protester contre les nouvelles sanctions imposées au Venezuela par l’administration de Donald Trump et ses tentatives visant à renverser le gouvernement de cet allié socialiste de Cuba, a rapporté Reuters.

« Nous donnerons une réponse forte, ferme et révolutionnaire aux déclarations parsemées de menaces, de provocations, de mensonges et de calomnies de l’empire yankee », a tweeté le président cubain Miguel Diaz-Canel au moment où l’aube se levait à La Havane.

Les marches annuelles organisées à travers le pays à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs ont donné pour la première fois lieu à des protestations publiques contre une offensive américaine prenant pour cible le socialisme dans la région, comme l’a déclaré ouvertement le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, à la fin de l’année dernière. Les déclarations de John Bolton ont été suivies d’une série de nouvelles sanctions contre le Venezuela, Cuba et le Nicaragua qui ont conduit à une pénurie de produits de première nécessité sur l’île.

« Nous dénonçons les manœuvres visant à déstabiliser les gouvernements progressistes, en particulier ceux du Venezuela et du Nicaragua », a-t-il martelé dans une déclaration lue au début de la marche sur la place de la Révolution à La Havane, capitale cubaine.

Le mardi 30 avril, Trump a menacé de recourir à un « embargo total » et à davantage de sanctions si les troupes cubaines continuaient à soutenir le gouvernement vénézuélien du président socialiste Nicolas Maduro. 

Les tensions au Venezuela se sont aggravées au mois de janvier, lorsque Juan Guaido, soutenu par les États-Unis et leurs alliés, s’est autoproclamé président par intérim du pays.