Chine: le camp US se fissure
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Le commandant du Corps de la marine américaine a mis en garde mercredi contre une division au sein des alliés des États-Unis qui doivent selon lui "se confronter à la fois à la menace chinoise et à la menace nord-coréenne".
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Aug 21, 2019 10:32 UTC
  • Chine: le camp US se fissure

Le commandant du Corps de la marine américaine a mis en garde mercredi contre une division au sein des alliés des États-Unis qui doivent selon lui "se confronter à la fois à la menace chinoise et à la menace nord-coréenne".

Invité d’une table ronde à Tokyo, le général David Berger, commandant du Corps de la marine américaine, a fait allusion au litige entre la Corée du Sud et le Japon et à l’annulation probable de leur accord de partage de renseignements militaires : « Nous devrions tous être inquiets lorsque nos alliances sont mises à mal. Chaque pays dispose d'informations dont d’autres pourraient avoir besoin. Je suis persuadé que cela s'arrangera ».

« Je suis convaincu que nous partageons une vision commune des menaces qui pèsent sur la région. La menace à court terme vient de la Corée du Nord et la Chine représente la menace stratégique à long terme pour la stabilité de la région et du monde », a-t-il affirmé.

Le général David Berger a rencontré mardi les responsables japonais de la défense et il se rendra jeudi en Corée du Sud. Sa tournée en Asie a lieu alors que les chefs de la diplomatie sud-coréenne et japonaise étaient en Chine.

Les différends sont survenus après que la Cour suprême sud-coréenne a condamné, le 30 octobre 2018, le géant industriel nippon, Nippon Steel & Sumitomo Metals (NSSM), à dédommager quatre anciens travailleurs forcés de la période coloniale, entre 1910 et 1945. Lee Choon-shik est l’unique survivant, les autres étant décédés au cours de la procédure engagée en 2003. Selon l’arrêt de la Cour suprême, NSSM doit offrir à Lee Choon-shik, 100 millions de wons (74 000 euros), pour souffrances endurées après son envoi au Japon. Une première dans l’histoire des relations bilatérales, inadmissible pour Tokyo, rapporte le journal français, Le Monde.

En guise de représailles contre Séoul, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a décidé d’encadrer bien plus sévèrement les exportations de produits vers la Corée du Sud.

Les Sud-Coréens ont répliqué par un boycottage massif des produits nippons, des manifestations et des événements mémoriels autour des victimes de la colonisation.

La Corée du Sud et le Japon sont deux alliés des États-Unis, confrontés à une Chine qui s'affirme de plus en plus et à une Corée du Nord armée de la bombe atomique.