Corée du Nord: la révélation "russe"?
La Corée du Nord a de nombreuses « surprises » susceptibles de bouleverser les États-Unis et d'autres pays, mis à part le lancement de missiles, a déclaré l'ambassadeur de Russie à Pyongyang, Alexander Matsegora, dans un entretien à Sputnik.
Le diplomate a également exprimé la conviction que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un tiendrait sa promesse de s'abstenir de tester les armes nucléaires et les missiles intercontinentaux jusqu'à la fin de l'année. Alors quelle pourrait être la grande surprise?
« Pendant ce temps, Pyongyang a de nombreuses autres surprises pour secouer les Américains », a ajouté Matsegora, notant qu'il ne voudrait pas « spéculer » sur ces éventuelles surprises. « Vous savez, nous étudions très attentivement les discours publics du dirigeant nord-coréen. Nos analystes ont conclu que Kim Jong-un tenait toujours fermement sa parole. Il a promis de ne pas tester les armes nucléaires et les missiles intercontinentaux jusqu'à la fin de l'année », a déclaré l’ambassadeur russe laissant supposer que l'état actuel des liens entre les États-Unis et la Corée du Nord pourrait donner lieu à toute éventualité.
La Corée du Nord a procédé jeudi à un nouveau test réussi d’un important système de lancement de « missiles multiples », a annoncé vendredi l’agence officielle nord-coréenne KCNA.
La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a tiré deux projectiles non identifiés en direction de la mer de l'Est, a annoncé jeudi l'état-major interarmées (JCS) de la Corée du Sud. Le JCS a souligné dans un communiqué que les projectiles ont été lancés dans l'après-midi en direction de la mer de l'Est depuis la province de Pyongyang du Sud, à l'ouest de la RPDC. Leur trajectoire a été approximativement de 370 kilomètres.
Il s’agissait du premier tir depuis le 2 octobre, date à laquelle la Corée du Nord avait annoncé avoir procédé au tir d’un missile depuis la mer. Le test de jeudi avait pour objectif de « vérifier la sécurité des mises à feu des lanceurs », selon KCNA. Le succès de cet essai, qui intervient après des tests de la même arme en août et en septembre, a été salué par Kim Jong-un qui n’était pas lui-même sur le site, contrairement aux deux précédents essais.
L’essai mené jeudi est le premier depuis l’échec de discussions, le 5 octobre en Suède, entre les États-Unis et la Corée du Nord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Toujours est-il que ces tests de missiles consécutifs n'ont pas tardé à apporter les fruits, les USA ayant décidé pour la seconde année consécutive d'annuler leurs manœuvres aériennes conjointes avec la Corée du Sud. Vendredi, le secrétaire d'État US a reconnu que Pyongyang s'estime toujours engagé par les accords passés avec Washington, mais que les pourparlers avancent à pas de tortue. Au fait, il n'existe plus aucun dialogue entre les deux parties, la dernière rencontre Kim-Trump ayant eu lieu à Stockholm sans qu'elle dépasse le stade d'une simple séance de photos. La Corée du Nord a multiplié ces dernières semaines des mises en garde à l'encontre des Américains dont elle exige la fin des sanctions.