Riposte «sidérante» de Kim aux USA?
Les avions-espions US, RC-135 W et EP-3E, ont repris frénétiquement le soir du Nouvel An leurs vols dans la péninsule coréenne, toujours en attente de la "méga-surprise" promise par Kim. Le dirigeant nord-coréen a averti en effet que « le monde va découvrir dans un proche avenir une nouvelle arme stratégique que détient la Corée du Nord ».
Kim Jong-un avait annoncé, mercredi 1er janvier, la fin du moratoire sur les essais nucléaires et sur les essais de missiles balistiques intercontinentaux, sur fond de politiques hostiles de Washington. « Nous n'avons aucune raison de continuer à être liés unilatéralement par cet engagement », a indiqué la KCNA, rapportant les propos de Kim aux dignitaires de son parti au pouvoir. « Le monde va découvrir dans un proche avenir une nouvelle arme stratégique que détient la Corée du Nord ».
Kim a également déclaré que la mesure dans laquelle le Nord renforcera sa « dissuasion nucléaire » dépendra de l'attitude des États-Unis. Toujours selon la KCNA, Kim a ajouté que la Corée du Nord « ne peut pas renoncer à la sécurité de son avenir pour des raisons économiques » alors que « les actes hostiles et la menace nucléaire contre nous augmentent ».
« Les États-Unis formulent des exigences contraires aux intérêts fondamentaux de notre État et adoptent un comportement de voyou », a-t-il dit, cité par la KCNA.
Washington a « conduit des dizaines d'exercices militaires conjoints [avec la Corée du Sud, NDLR] que le président [Donald Trump, NDLR] avait personnellement promis d'arrêter », a-t-il ajouté.
Kim Jong-un a ensuite promis "une action sidérante" pour faire payer aux États-Unis le prix de la douleur subie par son peuple. Et d’ajouter : «Nous allons entreprendre des mesures nécessaires pour qu’ils ne puissent pas en abuser ».
L'action sidérante promise par Kim a poussé les Américains à faire une première marche arrière alors que des milliers de militaires américains attendent avec angoisse, un premier clash : « Les États-Unis veulent la paix, pas l'affrontement avec la Corée du Nord », a dit mardi soir le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, en réaction à l'annonce par Pyongyang un peu plus tôt de la fin du moratoire sur les essais nucléaires et sur les essais de missiles balistiques intercontinentaux.
« J'ai vu ces informations. Nous aurons besoin de savoir ce qu'a précisément dit le président Kim dans ces remarques. Nous voulons continuer à laisser ouverte la possibilité que le dirigeant de la Corée du Nord fasse le choix qui est le meilleur, à la fois pour lui-même et pour son peuple. Si le président Kim a renié ses engagements pris auprès du président Trump, c'est profondément décevant. J'espère qu'il ne suivra pas ce chemin », a déclaré Pompeo dans une interview à la chaîne CBS, marquant le premier retrait après l'annonce de Kim.