Super coup "sous-marin" Kim/Iran?
L'Iran travaille-t-il à fabrique des navires à propulsion nucléaire? Vu son besoin de renforcer son concept A2/AD rien n'est à écarter ... Le transport et les tirs de missiles balistiques par des navires de guerre demeurent une question sensible et importante. Peu de pays dans le monde ont pu entrer dans ce club militaire.
L'amiral Hossein Khanzadi, commandant en chef de la marine de l’armée de la RII, a récemment annoncé qu’« un autre type de missile à lancement vertical, qui n'est pas un missile de croisière, mais un missile balistique, sera installé sur des destroyers et des sous-marins plus lourds ; car nous disposons de différents types de missiles balistiques sol-sol et il n'y a pas de limite pour nous de transférer nos missiles depuis la terre vers les navires et sous-marins ».
Ces moteurs sont plus petits que les moteurs électriques conventionnels; un grand avantage pour un sous-marin, en particulier pour le sous-marin Ghadir. Dans le même temps, ce moteur, avec sa plus petite taille, produit plus d'efficacité et de puissance. L'Iran est le premier pays à avoir déployé de façon opérationnelle ce genre de moteurs sur ses sous-marins à propulsion diesel-électrique. Mais un pays qui envisage de doter ses sous-marins de missiles balistiques, doit aussi penser aux réacteurs nucléaires pour alimenter les navires, en raison de leur taille, leur poids et leur fonction qui consiste à rester longtemps dans les profondeurs. Surtout que ce genre de sous-marins transportant des missiles balistiques ont les taux de survie les plus élevés face à une contre-attaque de l’ennemi. Outre les bombardiers stratégiques équipés de missiles de croisière et ayant une géographie très large, les sous-marins nucléaires porteurs de missiles balistiques sont toujours considérés comme l'un des principaux moyens de dissuasion de l'ennemi.
Bien entendu, ce haut niveau de dissuasion défensive et de survie mutuelle n’est pas facilement accessible et nécessite un haut niveau de technologie, notamment dans le domaine de la furtivité, la réduction des signaux audio provenant à la fois du corps et des hélices du système de propulsion. Cette classe de sous-marins est également opérationnelle avec l'usage de propulsion diesel électronique. Mais la quantité de missiles portables ou la durée de vie sous-marine seront bien inférieurs à celles d'un sous-marin nucléaire.
Pour la marine et l'industrie de la défense en Iran, ce projet est une vraie révolution technologique qui hissera le pays en haut du classement mondial. C'est aussi un domaine qui se prête largement aux coopérations inter-armées. Il y a peu la presse US s'inquiétait d'une alliance militaire Iran-Venezuela-Corée du Nord. Elle n'a peut-être pas si tort : En juillet 2019, le dirigeant Kim Jong-un avait inspecté un nouveau sous-marin tout juste sorti de l’usine, sans en préciser le lieu ni la date. “Il s’acquittera de ses fonctions dans les eaux de la mer l’Est (Mer du Japon NDLR). Son déploiement opérationnel est à portée de main”, lisait-on alors dans le communiqué. Kim Jong-un avait lui “exprimé sa grande satisfaction” avant d’insister sur “la nécessité d’accroître la capacité de défense nationale en concentrant les efforts sur le développement de la flotte navale”. Les Américains sen étaient inquiétés : " il semblerait bien que ce sous-marin puisse écumer les mers avec des missiles balistiques à son bord. Des engins capables de lancer une ou plusieurs armes, dont des têtes nucléaires, et caractérisés par une trajectoire uniquement influencée par sa propulsion et la gravité terrestre".....