L'escalade des tensions entre la Russie et les États-Unis
L'ambassadeur de Moscou n'a pas l'intention de retourner à Washington pour le moment
Un responsable russe a déclaré à l'agence de presse Tass que l'ambassadeur de Russie aux États-Unis n’allait pas retourner à Washington de sitôt en raison des tensions entre les deux pays.
Alors que l'ambassadeur de Russie aux États-Unis vient de faire état de la crise la plus profonde dans les relations Moscou-Washington, une source bien informée russe a annoncé que l'ambassadeur de Russie n'allait pas retourner aux États-Unis pour le moment.
Quelques heures après que l'ambassadeur de Russie aux États-Unis, Anatoly Antonov, s'est exprimé lors d'une session parlementaire russe sur l'approfondissement de la crise dans les relations Moscou-Washington, l'un des participants à la réunion a annoncé qu'Antonov ne reviendrait pas aux États-Unis de sitôt.
Selon l'agence de presse Tass, l'ambassadeur de Russie aux États-Unis, avait été récemment rappelé à Moscou suite aux tensions qui existent entre les deux pays.
Ce mercredi 31 mars, l'ambassadeur de Russie aux États-Unis a déclaré lors de la réunion conjointe des commissions du Conseil de la Fédération de Russie que les relations russo-américaines étaient en crise profonde. Antonov a également souligné que la partie russe travaillait depuis des années pour renforcer les relations bilatérales et entamer des discussions pratiques sur la base du respect mutuel.
Le diplomate russe a ajouté : « Washington détruit constamment toute la structure des relations qui n'étaient pas faciles à établir entre les deux pays et menace constamment la Russie et impose des restrictions économiques. Rien qu'en 2020, malgré la pandémie de Coronavirus, Washington a imposé plus de 10 sanctions à la Russie, et depuis 2011, les États-Unis ont imposé des sanctions contre la Russie à 93 reprises.
Il y a quelques jours, Moscou a rappelé son ambassadeur à Washington pour des consultations. Cette décision est intervenue après que le président américain Joe Biden a déclaré dans un discours que les dirigeants russes devraient payer le prix de ce qu’il a appelé « l'ingérence dans les élections américaines ».
Balkans occidentaux, talon d'Achille de l'OTAN face à la Russie
La région des Balkans occidentaux comprend : la Macédoine du Nord, le Monténégro, l'Albanie, la Serbie, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine. Parmi ceux-ci, l'Albanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie sont en phase de devenir membres de l'Union européenne. Ainsi, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine sont des candidats potentiels à l'adhésion à l’UE.
À première vue, ce qui est clair, c'est la faiblesse de l'économie de ces pays, ce qui compte tenue des politiques de l'UE, laisse peu de chance pour ces pays de devenir membre de cette Union. Cependant, les études de l'UE sur l'adhésion de ces pays ont commencé en 2003, mais pendant ces dernières années, ils n'ont pas encore obtenu l'adhésion à part entière. D'autre part, l'adhésion de ces pays à l'OTAN est l'une des priorités de cette alliance militaire, car en regardant la carte de l'OTAN, ces pays sont exactement au cœur du plan, même si certains d'entre eux ne sont pas membres de l'alliance. Par conséquent, leur adhésion à l'OTAN est très importante en termes de création d’une cohésion sur la carte.
Plus important encore, la présence militaire de la Russie en Syrie, son accès à la mer Méditerranée via les ports de Tartous et de Lattaquié et le déploiement par ce pays de navires de guerre dans ces ports, fait de la Russie une menace sérieuse pour les pays membres de l'OTAN. C'est pourquoi l'adhésion rapide des pays susmentionnés à l'OTAN est considéré comme l’une des stratégies les plus importants dans la coopération entre Washington et Bruxelles.
Il est important de noter que parmi les pays des Balkans occidentaux, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie ne sont pas membres de l'OTAN. En effet, comme on a déjà mentionné, ces trois pays sont les seuls points de désintégration de l'OTAN dans les Balkans occidentaux. Un autre point important ici c’est la nature côtière de la Bosnie-Herzégovine, qui offre à la Russie le moyen le plus simple d'entrer sur le continent vert. Étant donné que ce pays ne bénéficie pas d’une forte économie et qu’elle n'a pas beaucoup de puissance militaire, si les États-Unis et les autres membres de l'OTAN négligent ce point et que les relations hostiles des parties occidentales avec la Russie se poursuivent, il y a la possibilité d'une présence militaire russe dans ce pays ; qu'il s'agisse d'une présence militaire similaire à la présence de ce pays dans la péninsule de Crimée ou dans le port syrien de Tartous.
Par conséquent, il semble que l'Union européenne et les États-Unis aient bien saisi l'importance des pays des Balkans occidentaux et les aient désignés comme membres de cette union. Mais il est certain que l'adhésion de ces pays à l'UE est inextricablement liée à leur adhésion à l'OTAN.
1