Le G7 aura la peau de la Chine?
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Lors du deuxième jour du sommet du G7, le président américain a proposé un plan d’une valeur de 40 000 milliards de dollars pour contrer la montée en puissance de la Chine partout dans le monde.
(last modified 2022-11-14T01:09:28+00:00 )
Jun 13, 2021 22:38 UTC
  • Le G7 aura la peau de la Chine?

Lors du deuxième jour du sommet du G7, le président américain a proposé un plan d’une valeur de 40 000 milliards de dollars pour contrer la montée en puissance de la Chine partout dans le monde.

 Lors du deuxième jour du sommet du G7, hier samedi, le président américain, Joe Biden, a appelé les pays européens et le Japon à investir dans les infrastructures des pays en voie de développement qui jouissent du poids et du pouvoir à travers le monde.

The New York Times a rapporté que Biden avait appelé samedi les pays européens et le Japon à allouer des centaines de milliards de dollars aux pays en voie de développement pour qu’ils ne dépendant plus de la Chine pour construire de nouvelles routes, voies ferrées, ports et réseaux de communication.

Selon le rapport, c'est la première fois que les pays les plus riches du monde discutent de l'organisation d'une alternative directe à l'Initiative chinoise « la Ceinture et la Route ».  

L'initiative « la Ceinture et la Route » est un projet d'investissement dans l'infrastructure économique de plus de 60 pays et le développement de deux routes commerciales, la Ceinture économique de la Route de la soie et la Route de la soie maritime, qui sont au cœur de la politique étrangère du président chinois, Xi Jinping. Il s’agit d’un projet qui a actuellement été développé dans toute l'Afrique, l'Amérique latine et l'Europe elle-même.

The New York Times a rapporté que Biden a proposé le plan alors que la Maison Blanche n'a fait mention d'aucun engagement financier pour fournir un budget aussi énorme pour contrer l'influence croissante de la Chine, et un désaccord profond entre les États-Unis et leurs alliés sur la façon de lutter contre la montée en puissance de la Chine dans le monde.

Biden a placé la confrontation avec la Chine et la puissance croissante de la Russie au cœur de sa politique étrangère, tandis que Pékin estime avortée la démocratie américaine en particulier les émeutes du 6 janvier en soutien au président Donald Trump, l’ex-président républicain des Etats-Unis.

Les dirigeants du G7, réunis à Cornwall dans le sud-ouest de l'Angleterre, espèrent que leur plan pour construire un monde meilleur (B3W) coûtera jusqu'à 40 billions de dollars, a rapporté Reuters. Les dirigeants du G7 affirment qu'il s'agit d'une meilleure alternative au projet chinois « La Ceinture et la Route ». Bien qu'ils aient annoncé la fin du projet parallèle d'ici 2035, ils n'ont cependant pas précisé les sources financières.

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Mais, la chancelière allemande, Angela Merkel, a également souligné que le G7 n'était pas toujours en mesure de financer le projet de la lutte contre la puissance chinoise.

Les dirigeants des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Canada et du Japon se sont réunis à Cornwall pour le sommet de trois jours, le premier depuis l'épidémie du covid-19 dans le monde.

Selon un autre rapport, le secrétaire d'Etat américain, Anthony Blinken, a rencontré dimanche matin son homologue sud-coréen, Chung Eui-yong, en marge du sommet du G7 en Grande-Bretagne.

Selon un communiqué publié par le département d'État américain, Blinken et Chung ont souligné que l'alliance entre Washington et Séoul est « le point focal de la paix, de la sécurité et de la prospérité en Asie du Nord-Est, dans la région indo-pacifique et au-delà ».

En conséquence, ils ont également noté l'importance de la coopération américano-sud-coréenne dans la promotion de « valeurs communes et le règlement des défis présents et futurs » et l'importance de la coopération multilatérale pour résoudre les problèmes essentiels à la stabilité régionale.

« Blinken et Chung ont réaffirmé leur engagement à une collaboration étroite entre les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon sur un plus large éventail de questions, y compris la coopération pour dénucléariser la péninsule coréenne », a écrit le département d'État.

Plus tôt, le ministre sud-coréen de l’Unification, Lee In-yong a déclaré que l'exercice militaire avec les États-Unis ne devrait pas monter les tensions avec la Corée du Nord.

Après avoir rencontré fin mai son homologue sud-coréen, le président américain a évoqué des conditions d'une rencontre avec le président nord-coréen Kim Jong Un. Par ailleurs, il a déclaré souhaiter voir que Pyongyang prendre des mesures pragmatiques vers la détente entre les deux Corées, simultanément qu'il avançait vers le désarmement nucléaire de la péninsule coréenne.

Cependant, les responsables de Pyongyang ont déclaré à plusieurs reprises qu'ils ne renonceraient pas à leur programme balistique et nucléaire tant qu'ils n'auraient pas mis fin à leur politique hostile de renversement de Pyongyang.