La Pologne s'est fait marcher dessus mais "comment" !?
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Au sommaire : 1- Armes nucléaires : coup de théâtre de Poutine ?
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Aug 04, 2021 14:05 UTC

Au sommaire : 1- Armes nucléaires : coup de théâtre de Poutine ?

Le traité FNI a été réduit en confettis, après que les États-Unis ont accusé la Russie d’avoir déployé un missile à capacité nucléaire interdit par celui-ci.
 
En outre, les puissances nucléaires déclarées cherchent à moderniser leurs arsenaux, voire à l’augmenter, comme semble le faire la Chine…
 
Et, selon le Stockholm International Peace Research Institute [SIPRI], « le nombre total d’ogives dans les stocks militaires mondiaux semble désormais augmenter. Ceci est le signe inquiétant que la tendance à la baisse, qui caractérisait les arsenaux nucléaires mondiaux depuis la fin de la guerre froide, est inversée ».
 
Signe que l’époque a changé : le traité New Start, qui limite les arsenaux américains et russes, a bien failli ne pas être reconduit, alors qu’il arrivait à échéance en 2021. Il l’a été in-extremis, après une proposition du locataire de la Maison Blanche, Joe Biden, de le prolonger jusqu’en 2026, conformément à une disposition prévue dans son article XIV.
 
Le prédécesseur de Biden, Donald Trump, voulait que le New Start puisse s’appliquer aux armes hypersoniques ainsi qu’à l’arsenal nucléaire chinois. Ce que Pékin a évidemment refusé.
 
Depuis la prolongation du New Start, des discussions sur la maîtrise des armements ont été relancées, à Genève, par les États-Unis et la Russie.
 
Seulement, la diplomatie russe voudrait y associer la France et le Royaume-Uni. C’est en effet ce qu’a affirmé l’ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov, dans un entretien donné la semaine passée à l’agence de presse Ria Novosti.
 
À long terme, il ne sera pas possible d’éluder la question de l’élargissement du nombre de membres aux accords de maîtrise des armements.
 
L’implication de la Grande-Bretagne et de la France semble être la priorité absolue. Ces pays coordonnent étroitement leur politique nucléaire militaire avec Washington au sein de l’OTAN.
 
« Cette question est devenue particulièrement urgente à la lumière de la récente décision de Londres d’augmenter le niveau maximum d’ogives nucléaires de 40 %, jusqu’à 260 unités », a fait valoir le diplomate russe, qui n’a pas évoqué la politique chinoise dans ce domaine, alors que Pékin semble augmenter significativement la taille de son arsenal.
 
Pour rappel, si elle a fait son retour dans le commandement militaire intégré de l’OTAN en 2008, la France n’a pas rejoint les plans nucléaires de l’Alliance.
 
Cependant, et comme l’a expliqué le général François Lecointre, l’ex-chef d’état-major des armées [CEMA], lors de sa dernière audition parlementaire, le « statut de puissance nucléaire de la France nous place dans une situation incomparable au sein de l’OTAN ».
 
Et d’expliquer : « À chaque réunion du comité militaire de l’OTAN, le chef d’état-major des armées français se réunit avec ses alter ego américain et britannique pour une séance de travail en comité restreint. 
 
Tout le monde sait que de 7h à 8h30 se tient cette réunion, mais personne ne sait ce qu’il s’y dit.
 
Les discussions qui s’y tiennent portent sur des choses vraiment sérieuses, qui trouvent des traductions concrètes, notamment dans le domaine maritime, au travers de coopérations des plus approfondies dans l’Atlantique nord. »
 
Quant au Royaume-Uni, il est exact qu’il envisage d’augmenter la taille de son arsenal nucléaire de 40%, justifiant une telle mesure par une « panoplie croissante de menaces technologiques et doctrinales » ainsi que par la « menace active » de la Russie et le « défi systémique » que pose la Chine ».
 
Pour Londres, une « dissuasion nucléaire minimale, crédible et indépendante, affectée à la défense de l’OTAN, reste essentielle pour garantir notre sécurité ».
 
Cela étant, récemment interrogé par les députés, Vincenzo Salvetti, le patron de la Direction des applications militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies renouvelables [CEA], a semblé douter des intentions britanniques.
 
« Les Anglais disent qu’ils vont augmenter leur stock d’armes. Il se pourrait que ce soit du déclaratoire », a-t-il dit.
 
En effet, a continué M. Salvetti, « dans leur Strategic Defence and Security Review de 2015, ils ont exprimé 180 têtes en tout, dont 120 embarquées, plus le nombre de missiles et le nombre de sous-marins.
 
N’importe qui, en faisant quelques hypothèses, peut établir le plan de chargement des bateaux britanniques. J’ai été surpris, à l’époque, que les Britanniques donnent un réel niveau de précision. En France, on parle de moins de 300 têtes, et ce que l’on en fait ne regarde que le Président et un cercle restreint.
 
En réalité, je pense qu’ils souhaitent faire comme nous, à l’occasion du renouvellement dans dix ans pour remonter leur arsenal de 80 têtes. Ils entretiennent ainsi une ambiguïté sur le nombre précis de têtes ».
 
Quant aux intentions chinoises, le directeur de la DAM ne les remet pas en question. « La Chine a la prétention de gagner une place équivalente aux deux autres sur le plan stratégique. Jusqu’à récemment, elle avait plutôt de l’ordre de 200 têtes. Mais elle est dans une dynamique où elle fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle fait.
 
En trois ans, elle construit l’équivalent en tonnage de la Marine nationale française. Ils agissent de même pour les porte-avions, les sous-marins, et ils ont des missiles avec lesquels ils vont même frapper les satellites, pour montrer leur précision. S’ils veulent aller aux 1’550 têtes, ils iront », a expliqué M. Salvetti.
 
Source : Opex.360
 
 
 
2-  Pfizer augmente le prix de sa dose de 60 %
 
Du pur mercantilisme israélien : Pfizer augmente le prix de sa dose de 60 %. Laissons à Sputnik la responsabilité de cette phrase, qui reprend le narratif bidon du gouvernement sur le variant « delta » (un petit rhume d’été). Sinon je ne vous apprendrai rien en disant que le sionisme excelle dans l'art de la tromperie.
 
« Les ventes devraient encore croître, car Pfizer-BioNTech préconise une troisième dose de son vaccin pour le rendre plus efficace, à un moment où la variante Delta hautement contagieuse provoque des flambées épidémiques en Asie et en Afrique et augmente le nombre de cas en Europe et aux États-Unis », confie le site egaliteetreconciliation.fr critiquant le mercantilisme de l'entreprise américaine dont le PDG est un Israélien.
 
Et si l'entreprise dirigée par un fervent Israélien était à la fois le créateur du virus et de ses variants qui ne se démodent jamais et de ses vaccins anti-dots ; ce serait un excellent moyen de gagner de l'argent, n'est-ce pas ? Fermons tout de suite la petite parenthèse avant que nous soyons détectés par les drones insectes israéliens qui captent la moindre vague antisioniste.
 
En gros, pour l'auteur, l'UE a gaspillé son argent en achetant des vaccins dont l'efficacité est encore douteuse : « Et si tous ces milliards dépensés - sans notre consentement - par l'UE et la France pour acheter des vaccins inutiles et dangereux, à des multinationales douteuses, avaient été reversés à l'hôpital public, nous n'en serions pas là. Les gens seraient en bonne santé, et l’hôpital aussi. Aujourd’hui, on a le contraire. »
 
Mais le pire est encore à venir : « Alors que les recettes mondiales générées par le vaccin de Pfizer ne cessent de grimper, cette société a décidé d’augmenter ses prix dans ses derniers contrats d’approvisionnement avec l’Union européenne, a rapporté ce dimanche 1er août le Financial Times. Le prix du Moderna recule par rapport au précédent, mais reste supérieur au prix initial. »
 
Alors que l’Europe fait face à des ruptures d’approvisionnement en vaccin, les nouveaux contrats passés entre l’UE et Pfizer stipulent qu’une dose coûte 19,50 euros (23,15 dollars) contre 15,50 euros auparavant, avance le Financial Times ce dimanche en citant des sources ayant connaissance desdits contrats et qui confirment des informations obtenues dès le mois d’avril.
 
Le prix d’une dose de Moderna est désormais de 25,50 dollars (21,48 euros) ce qui est supérieur aux 19 euros du premier contrat, mais inférieur aux 28,50 dollars précédents, car la commande a augmenté.
 
Selon le journal, Pfizer, qui partage les bénéfices avec son partenaire allemand BioNTech, prévoit d’augmenter les prix une fois la pandémie terminée.
 
La Commission européenne a déclaré le 27 juillet que l’UE était en bonne voie pour atteindre son objectif de vacciner pleinement au moins 70 % de sa population adulte d’ici la fin de l’été.
 
Une augmentation connue dès le mois d’avril
 
« Au départ, le vaccin de Pfizer coûtait 12 euros la dose, puis le prix a augmenté à 15,50 euros. Aujourd’hui, des contrats sont signés pour 900 millions de vaccins à hauteur de 19,50 euros la dose », déplorait Boyko Borissov, le Premier ministre bulgare, dès la mi-avril auprès d’Euractiv.
 
Il s’agit d’une augmentation d’un peu plus de 62 %. Début mai, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé un contrat d’achat de 1,8 milliard de doses à Pfizer-BioNTech. Les livraisons étaient prévues de cette année à 2023.
 
La ministre déléguée en charge de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, avait confirmé cette hausse, qui se justifie pour elle par la « flexibilité » du médicament au regard des variants ou de la vaccination des enfants.
 
 L’argent coule à flots pour Pfizer
 
Mercredi 28 juillet, le groupe pharmaceutique américain a revu à la hausse ses prévisions de revenus pour son médicament anti-Covid. 33,5 milliards de dollars en 2021 contre les 26 milliards sur lesquels il tablait en mai, soit deux fois plus que les 15 milliards qu’il prévoyait en février.
 
Les ventes sont censées croître encore, car Pfizer-BioNTech préconise une troisième dose de son vaccin pour le rendre plus efficace, au moment où le très contagieux variant Delta provoque des flambées épidémiques en Asie et en Afrique et fait remonter le nombre de cas en Europe et aux États-Unis. Israël, par exemple, a débuté le 30 juillet sa campagne pour la troisième dose.
 
 
 
3-  Le coup nucléaire sous-marin russe ?
 
Les sous-marins nucléaires russes parcourent-ils vraiment les fonds marins de l'Atlantique ?
 
Des sous-marins nucléaires russes effectuent-ils des missions « dans des profondeurs extrêmes » au-delà de 500 mètres dans l’océan Atlantique ? Selon un amiral sous-marinier russe, les médias britanniques diffusent des spéculations, et des caractéristiques techniques sont en cause.
 
Les détails avec Sputnik : Le 2 août, le tabloïd britannique The Mirror a relayé une information selon laquelle plusieurs sous-marins russes du projet Boreï auraient plongé à une profondeur de plus de 500 mètres dans l'Atlantique. Le média indique également qu’ils seraient capables de transporter des missiles de croisière Zircon.
 
« La raison de ces missions à des profondeurs extrêmes a échappé à la plupart des analystes, mais il pourrait s'agir de tentatives d’accéder à l'Atlantique de manière furtive », indique une source citée par le Mirror.
 
Pendant que certains analystes, comme l’affirme le tabloïd, craignent que la Russie n'intensifie ses préparatifs pour un conflit, l’amiral sous-marinier ex-commandant de la flotte de la Baltique Vladimir Valouïev a apporté des précisions dans une interview à Sputnik.
 
« Je pense que c'est une spéculation. Je ne connais pas de dispositifs avec lesquels on pourrait vérifier la profondeur d'immersion. Les Britanniques inventent », a déclaré Vladimir Valouïev.
 
Sans cependant exclure que les sous-marins du projet Boreï puissent plonger à une telle profondeur, le militaire a précisé qu’il pouvait s’agir d'exercices des sous-marins nucléaires.
 
Le projet Boreï
 
Les sous-marins de quatrième génération de classe Boreï et Boreï-A constituent la base des forces nucléaires stratégiques navales.
 
Avec 170 mètres de longueur et 13,5 mètres de largeur au maître-bau, le sous-marin de classe Boreï pèse 24.000 tonnes.
 
À la différence des allégations du Mirror concernant les missiles de croisière Zircon, l'arme principale des sous-marins de classe Boreï est le missile balistique intercontinental Boulava, équipé de six ogives à trajectoire indépendante d'une portée de 9.300 kilomètres. Ce sous-marin peut en embarquer 16.
 
À l’heure actuelle, la Marine russe dispose de trois sous-marins du projet Boreï: le K-535 Iouri Dolgorouki, le K-550 Alexandre Nevski et le K-551 Vladimir Monomaque. Le K-549 Prince Vladimir est le premier sous-marin du projet modernisé en 955A Boreï-A.
 
Source : Sputnik
 
 
 
4-  USA, faillite du dollar
 
Les États-Unis sont-ils au bord de la défaillance ?
 
Des « mesures extraordinaires » devront être prises pour éviter que les Etats-Unis ne fassent défaut sur leur dette, peut-on lire sur le site observateur continental via le Réseau International.
 
Dans un court article publié ce 2 août, l'auteur citant la source principale de l’info The Hill écrit ce qui suit : « La limite légale du montant de la dette que le gouvernement américain peut devoir a été réimposée dimanche, lançant une bataille à enjeux élevés sur les dépenses fédérales avec des implications désastreuses pour les marchés financiers mondiaux. »
 
L’auteur informe qu’« un accord de deux ans pour suspendre le plafond de la dette a expiré à minuit suite à l’inaction du Congrès et du président Biden pour donner aux États-Unis plus de pouvoir d’emprunt » et que « le Département du Trésor va maintenant commencer à prendre ce qu’il appelle des mesures extraordinaires pour empêcher les États-Unis de faire défaut sur leur dette ».
 
« J’exhorte respectueusement le Congrès à protéger la pleine foi et le crédit des États-Unis en agissant dès que possible », a écrit la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, dans une lettre aux dirigeants du Congrès la semaine dernière, avertissant qu’ils risquaient « un préjudice irréparable à l’économie américaine et les moyens de subsistance de tous les Américains » en retardant l’action, poursuit l’auteur.
 
Et d’ajouter : « Elle a également déclaré que l’incertitude provoquée par la pandémie de coronavirus et la réponse budgétaire du gouvernement fédéral ont rendu plus difficile la détermination exacte de la durée pendant laquelle les États-Unis éviteraient un défaut de paiement. »
 
Un défaut de paiement causerait probablement une perturbation massive des marchés et de l’économie. Des billions de dollars en bons du Trésor détenus par des gouvernements et des investisseurs étrangers sont étayés par la confiance dans la capacité du gouvernement fédéral à payer ses factures. Un défaut sur la dette nationale pourrait briser cette confiance et déclencher une crise financière catastrophique, avertit The Hill.
 
Source : observateurcontinental.fr via reseauinternational.net
 
 
 
5- La Pologne paie le prix de son erreur...
 
La Pologne subit désormais une attaque de guerre hybride intense de la part des États-Unis et de l’Allemagne, après que son projet de construction d’un gazoduc balte a été reporté par leur allié danois.
 
Le Washington Post use de son influence en publiant un éditorial accablant, implorant les décideurs étasuniens de contrer les projets polonais qui visent à reprendre le contrôle d’un réseau télévisé, appartenant aux États-Unis, qui s’oppose au gouvernement polonais.
 
Il est également désormais officiel que les États-Unis et l’Allemagne ont conclu un accord avec la Russie au sujet de Nord Stream II.
 
La situation géostratégique de la Pologne bascule du mauvais vers le pire, après qu’elle a subi une attaque de guerre hybride intensifiée de la part des États-Unis et de l’Allemagne à la fin du mois de juillet.
 
J’ai déjà mentionné les raisons qui font que sa position est de plus en plus faible dans un article récent, qui évoque huit éléments déjà publiés par moi-même à ce sujet. Tous convergent vers l’aveuglement de la Pologne face à la réalité régionale qui connaît un changement rapide, les États-Unis et la Russie étant activement en train de négocier ce que l’on peut appeler un « pacte de non-agression« , qui promet d’être conclu aux dépens des intérêts nationaux polonais, tels que la Pologne les voit.
 
L’Allemagne contribue à ce processus, et espère en tirer parti pour soumettre la Pologne à l’hégémonie continentale à laquelle elle aspire. Les trois grandes puissances sont également opposées à l’« Initiative des Trois Mers », menée par Varsovie, alors que l’administration Trump la soutenait avec enthousiasme pour son rôle d’équilibrage dans les affaires européennes, mais que l’administration Biden considère désormais comme un obstacle à ses propres visées.
 
Dernier événement en date, le projet de construction d’un gazoduc en mer Baltique, espéré par la Pologne, vient d’être reporté par l’allié danois des États-Unis et de l’Allemagne.
 
Ce retard a un impact important sur la politique polonaise de sécurisation des flux énergétiques, et va donc la contraindre à dépendre d’approvisionnements russes, moins chers mais « politiquement sensibles » (du point de vue des dirigeants polonais). Juste avant cet événement, l’influent Washington Post avait publié un éditorial accablant, implorant les décideurs étasuniens à contrer les plans polonais de reprendre le contrôle d’un réseau télévisé anti-gouvernemental détenu par les États-Unis, qui a récemment trempé dans des désordres de type Révolution de Couleur au sein du pays.
 
L’éditorial se termine par ce mauvais augure : « Les États-Unis doivent user de toute leur influence pour s’assurer que des journaux d’informations télévisuelles indépendantes survivent dans le pays ». Enfin, la nouvelle est désormais officielle : les États-Unis et l’Allemagne ont conclu un accord avec la Russie au sujet de Nord Stream II, que la Pologne considère comme contraire à ses intérêts nationaux.
 
Les connaisseurs avisés de l’histoire peuvent comparer à raison cet événement avec la tristement célèbre « Trahison occidentale » du siècle passé, même si les conséquences n’en sont pas, pour l’instant, aussi géopolitiquement dramatiques qu’à l’époque.
 
Source : reseauinternational.net