L'Iran, destination tendance en 2017
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Selon Le Figaro, l'Iran attire de plus en plus les Français, un an après la levée des sanctions.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Feb 05, 2017 07:54 UTC
  • L'Iran, destination tendance en 2017

Selon Le Figaro, l'Iran attire de plus en plus les Français, un an après la levée des sanctions.

Des touristes curieux et ouverts d'esprit, pour un pays plein de contradictions. Les tours opérateurs mettent l'accent sur sa richesse culturelle.

Du ski en Iran ? Un an après la levée des sanctions contre Téhéran, le pays attire de plus en plus les touristes. Le Seto, Syndicat des entreprises du tour operating, note une hausse du trafic de pas moins de 144% en 2016. Près de 4000 clients des agences de voyage françaises ont choisi cette destination l'an dernier. Même si le volume reste faible, l'Iran devient tendance. Une destination originale aussi bien pour les amateurs de ski et de bronzage, sur ses plages du golfe Persique et de la mer Caspienne, que pour ceux épris de culture, d'art et d'histoire.

En avril, Air France rouvrait sa ligne Paris-Téhéran. Et de plus en plus d'agences ajoutent l'Iran à leur catalogue. Parmi les principales : Aya Désirs du Monde, Maisons du Voyage, Asia, Time Tour, selon le palmarès 2016 des voyagistes de L'Echo touristique. Avec près de 600 clients en 2016, Intermèdes s'affiche en tête des ventes de voyage culturel dans le pays. Le tour opérateur propose une vingtaine de circuits iraniens. «Le pays est encore très préservé, et c'est une destination nouvelle, pour les grands voyageurs», note sa directrice marketing, Patricia Doria. Les départs sont quasi-complets pour le printemps prochain.

Mythe de la Perse éternelle, de la route de Soie, des Mille et Une nuits... Trois lieux semblent incontournables aux yeux des visiteurs : Chiraz, la ville des poètes et des jardins, les ruines de Persépolis, site archéologique unique et monumental, et la splendide Ispahan, fort appréciée. Sans oublier Téhéran la moderne.

Les autorités iraniennes comptent d'ailleurs séduire les Français. «Nous avons un plan spécial pour accueillir 200 000 touristes français chaque année», a déclaré le vice-président iranien Massoud Soltanifar en septembre dernier dans la revue du salon IFTM Top Resa, rendez-vous annuel du tourisme. Leur nombre est déjà passé de 8000 en 2013 à 18 000 au total en 2015, avant la levée des sanctions. La dynamique s'accélère.

La France et l'Iran ont décidé de coopérer en matière de tourisme. Selon l'accord signé il y a un an, l'Iran doit s'inspirer de l'expérience française en matière de services et d'infrastructures pour améliorer l'accueil des touristes. L'offre hôtelière, en déficit après des années de sanctions économiques et d'isolement, est en effet perfectible. Le deuxième point de l'accord concerne les opportunités d'investissement en Iran pour les entreprises françaises.

Pionnier en Iran, AccorHotels profite de cette ouverture. Le groupe compte deux établissements à Téhéran, sous ses enseignes Novotel et Ibis. Comme les autres investisseurs qui construisent des hôtels dans le pays, il est exempté d'impôts pendant au moins cinq ans.

Tous pays confondus, les autorités iraniennes attendent 30 milliards de dollars de revenus annuels provenant du tourisme d'ici 2025, contre 9 milliards en 2015. Massoud Soltanifar invite ainsi les agences de voyage françaises à la prochaine exposition internationale du tourisme de Téhéran aura lieu du 6 au 9 février 2017. Son slogan : «Pensez l'Iran différemment».