Journée de Sa'adi commémorée en Iran
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Le premier Ordibehecht dans le calendrier iranien qui est tombé, cette année, sur le 21 avril, est nommée "Journée de commémoration de Cheikh Moslehedine Abdallah Saadi Chirazi".
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Apr 26, 2017 23:04 UTC

Le premier Ordibehecht dans le calendrier iranien qui est tombé, cette année, sur le 21 avril, est nommée "Journée de commémoration de Cheikh Moslehedine Abdallah Saadi Chirazi".

Le Cheikh Moslehedine Abdallah Saadi Chirazi, poète, écrivain et éminent penseur est l’une des figures littéraires de l’Iran qui jouit non seulement d’une immense réputation dans les pays persanophones, où il est connu de tous, mais aussi au-delà des frontières iraniennes, dans le vaste monde des lettres.

Saadi est né à Chiraz au XIIIe siècle au sein d’une famille érudite. L’enfance et la jeunesse de Saadi se sont écoulées dans sa ville natale où il s’est initié aux différents savoirs de son temps. Il s’est ensuite rendu à Bagdad pour continuer ses études à l’Université Nezamieh de cette ville qui était considérée, à l’époque, comme un haut lieu d’érudition ; pendant vingt ans il s’est appliqué dans l’apprentissage des disciplines religieuses et littéraires avant d’entamer une longue pérégrination à travers l’Irak, la Syrie, le Hedjaz et l’Afrique du Nord. D’aucuns ont avancé que Saadi avait également visité l’Inde, l’Asie Mineure et l’Azerbaïdjan. Au cours de ces voyages, tout en accumulant de précieuses expériences, Saadi rencontra des personnalités littéraires telles que Molana Jalal al-Din, le Cheikh Safiedine Ardabili, Homam Tabrizi et Amir Khosrow Dehlavi. C’est enfin vers le milieu du XIIIe siècle, au moment où l’Atabek Aboubakr Saad Zenghi-Atabek Solghori -gouvernait le Fars que Saadi, attiré par les charmes de sa province natale, regagna Chiraz. Là-bas, il s’appliqua à réunir dans deux ouvrages -le Boustân et le Golestân, la quintessence de ses études et expériences acquises au cours de ses déplacements. Saadi consacra le reste de sa vie à la religion, ainsi qu’à la rédaction de la suite de son œuvre (poèmes lyriques, prédications, odes en persan et en arabe, oraisons et quatrains, etc..).