Salle comble pour la conférence d’une astrophysicienne française à Téhéran
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Salle comble pour sa première conférence en Iran et à la faculté Physique de l’université prestigieuse de Téhéran, C’est devant un accueil enthousiaste que la chercheuse française de renommée mondiale, la Professeure Anne-Marie Lagrange découvre ce dimanche les étudiants iraniens pour donner sa conférence en anglais sur « Les systèmes planétaires ».
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Jan 22, 2019 00:22 UTC
  • Salle comble pour la conférence d’une astrophysicienne française à Téhéran

Salle comble pour sa première conférence en Iran et à la faculté Physique de l’université prestigieuse de Téhéran, C’est devant un accueil enthousiaste que la chercheuse française de renommée mondiale, la Professeure Anne-Marie Lagrange découvre ce dimanche les étudiants iraniens pour donner sa conférence en anglais sur « Les systèmes planétaires ».

C'est une première pour cette éminente femme de science de se déplacer en Iran. Cet évènement attire un auditoire très nombreux, dont la journaliste de l’Irna.

L'auditoire était composé principalement d'étudiants, mais aussi de professeurs et du personnel de l’ambassade de France à Téhéran.

Cette opération a été co-organisée par l’université de Téhéran et sa faculté de Physique ainsi que l’ambassade de France à Téhéran.

Elle raconte l'entrée dans la salle d’Anne-Marie Lagrange: «une femme souriante», saluée par «de chaleureux applaudissements». Puis sa leçon: «sur les systèmes planétaires ».

Cette femme de science, qui a donné ce cours, a déclaré dans très courte interview à l’IRNA qu’elle est « très contente » parce que les étudiants iraniens posent des questions et une très bonne interaction.

« J’aime bien donner des conférences. Je suis ravie quant j’ai beaucoup de questions à répondre. Les étudiants sont curieux et j’aime bien ça » s’est-elle réjouie.

La grande astrophysicienne a également dit qu’elle n’est pas au courant du niveau des relations scientifiques entre Téhéran et Paris, parce que c’est sa première en Iran.

« Mais en matière scientifique il y a toujours le potentiel de collaboration, entre l’Iran et la France bien sûr », a-t-elle insisté.

Et aucune idée sur le récent lancement par l'Iran d’un satellite de recherche fabriqué par l'Université de Technologie Amirkabir de Téhéran, avec un accent mis sur l'agriculture, qui a malheureusement échoué, à être placé sur orbite, lors de la dernière phase, faute de vitesse.

Comme en témoigne la correspondante de l’Irna le fait qu’un cours comme ça attire autant d’étudiants montre bien à quel point les étudiants sont actifs et ont la curiosité et le soif de connaissances et des sciences modernes.

Tout au long du cours qui duré une heure et demie suivi d’une séance de question-réponse, la journaliste de l’Irna était sous le charme de «cette femme admirable», qui a pris le temps de répondre à toutes les questions, malgré sa fatigue.

Née en 1962, Anne-Marie Lagrange est considérée au niveau mondial comme l’une des astrophysiciennes les plus en pointe dans le domaine des systèmes planétaires extrasolaires, leur formation et leur évolution.

Directrice de recherche CNRS à l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (CNRS/UJF) a reçu le Prix de la Femme scientifique de l’année en 2011.

Elle est spécialiste de la recherche et de l’étude des planètes extrasolaires et de la formation des systèmes planétaires. Elle est notamment engagée dans le développement d’instruments d’observation innovants pour les télescopes de l’Observatoire Européen Austral au Chili. Membre de l’Académie des sciences, cette grande astrophysicienne est également associée à une proposition d’étude de base lunaire pour l’astronomie.

Anne-Marie Lagrange est considérée au niveau mondial comme l’une des astrophysiciennes les plus en pointe dans le domaine des systèmes planétaires extrasolaires, leur formation et leur évolution.

Parmi ses résultats marquants, on lui doit la prédiction puis la découverte par imagerie directe d’une planète dans le disque résiduel d’une étoile jeune, Beta Pictoris.

Elle a su concilier ses travaux avec des responsabilités de très haut niveau dans le système de recherche national et européen, comme le lancement du réseau ASTRONET qui a élaboré le plan à long terme de l’astronomie européenne et a su rassembler la communauté des astronomes européens, ou celui du système d’op
tique adaptative du projet européen de l’Observatoire européen austral (ESO), le Very Large Telescope (VLT) situé dans le désert d’Atacama au nord du Chili.

Lauréate de nombreux prix, elle a publié plus de 130 articles dans des revues à comité de lecture tout en signant, dans le souci du partage et du bien commun, de nombreux articles, conférences et ouvrages grand public, tournés vers les enfants ou les adultes. Anne-Marie Lagrange est chevalier de la Légion d’honneur.

Créé en 2001, par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Prix Irène Joliot-Curie est destiné à promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France. A cette fin, il met en lumière les carrières exemplaires de femmes de sciences qui allient excellence et dynamisme, selon un article paru dans Le Dauphiné libéré, un journal quotidien de la presse écrite française régionale.

Sa leçon devant le public universitaire iranien est finie. Une nouvelle ovation salue l'admirable femme.