Guinée: le coup d'Etat "bauxite"
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Au sommaire 1.Contrebande d’or au Nigeria : le gouvernement veut instaurer la peine de mort pour les trafiquants
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Sep 21, 2021 12:00 UTC

Au sommaire 1.Contrebande d’or au Nigeria : le gouvernement veut instaurer la peine de mort pour les trafiquants

Malgré d’importantes réserves d’or, le secteur aurifère nigérian est encore peu développé en raison notamment de la contrebande qui y règne. Bien gérée, cette richesse peut pourtant aider la première économie du continent à réduire sa dépendance vis-à-vis de l’or noir.

Au Nigeria, la contrebande d’or pourrait bientôt coûter la vie aux personnes reconnues coupables par les tribunaux. C’est du moins ce que souhaite Uche Ogah, ministre d’Etat chargé des Mines et du Développement de l’acier qui s’est dit favorable à la peine de mort pour les contrebandiers, au cours d’une rencontre mardi avec les parlementaires.

« Il est important que le gouvernement prenne des mesures strictes à l’encontre de ceux qui sont pris en flagrant délit de sabotage économique du secteur et de l’économie », a ajouté Kelechi Ekugo, l’un des collaborateurs du ministre. L’extraction illégale du métal jaune et son négoce hors des circuits officiels feraient en effet perdre 9 milliards $ chaque année au pays, soit plus du quart de toutes les recettes pétrolières d’Abuja en 2018 (32,6 milliards $ selon l’ITIE). Cette manne financière peut donc jouer un rôle essentiel dans la diversification des recettes publiques, qui dépendent encore largement de l’or noir.

En juillet 2020, le président Muhammadu Buhari déclarait déjà que les réformes engagées dans le secteur aurifère permettraient au pays d’engranger annuellement 500 millions $ de recettes. Faut-il le rappeler, les réformes en question consistent notamment en la construction de raffineries d’or et l’installation de centres d’achats de la production artisanale, afin de justement lutter contre les contrebandiers.

Agence ecofin

Guinée : Golden Rim veut fournir une première estimation de ressources minérales à Kada avant la fin de l’année

Ces derniers jours, l’actualité minière est agitée par les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en bauxite, après le coup d’Etat en Guinée. Cela ferait presque oublier que le pays héberge aussi des mines d’or et que d’autres projets aurifères, comme Kada, sont en cours de développement.

En Guinée, une estimation initiale de ressources minérales devrait intervenir au projet aurifère Kada au cours du dernier trimestre 2021. C’est ce que révèle un communiqué publié le 15 septembre par Golden Rim Resources qui indique que l’exploration sera accélérée pour atteindre ce but.

La junior minière australienne a en effet annoncé un placement en deux tranches visant à lever 6 millions de dollars australiens (4,4 millions $) auprès non seulement de nouveaux investisseurs, mais aussi des actionnaires et administrateurs de la société. Les fonds permettront notamment de rendre disponible sur le site aurifère en Guinée un appareil pour une deuxième série de travaux de forage incluant des forages à circulation inverse (RC). Des tests métallurgiques seront également effectués.

« La saison des pluies en Afrique de l’Ouest se termine et nous avons hâte de commencer la deuxième série de forages de définition des ressources à Kada […]. Nous disposons désormais du financement nécessaire pour poursuivre notre stratégie de développement de cet actif », a commenté Craig Mackay (photo), DG de Golden Rim.

Pour rappel, la junior minière détient déjà 25 % d’intérêts dans le projet et aux termes d’un accord conclu en juillet 2020, elle peut encore gagner 50 % d’intérêts dans Kada, si elle investit au moins 4 millions $ dans l’exploration et livre ensuite une étude de faisabilité.

Afrik.com

L’Ouganda élabore un projet de loi relatif à l’oléoduc est-africain (EACOP)

Le projet de loi est l’un des derniers documents nécessaires pour encadrer la construction de l’oléoduc EACOP qui coûtera 3,5 milliards de dollars. L’Ouganda s’est fixé comme objectif de produire son premier baril de pétrole en avril 2025.

En fin de semaine dernière, le gouvernement ougandais a annoncé avoir validé un projet de loi sur le pipeline est-africain (EACOP). Dénommé projet de loi EACOP, le document définit le cadre juridique suprême qui met en exergue les sections clés du régime fiscal du projet, ainsi que les règles concernant la façon dont les entreprises locales seront impliquées dans la fourniture de biens et services. Il prévaut sur toute autre loi en ce qui concerne le projet de pipeline.

Le document doit être soumis à l’appréciation du parlement, mais aucune déclaration officielle n’a été faite sur le début des débats. Toutefois, face à l’urgence du dossier, il est aisé d’envisager que les tractations seront lancées dans les meilleurs délais. Kampala a déclaré qu’outre les accords déjà signés dans le cadre du pipeline, ce projet de loi est censé offrir plus de clarté et éviter tout conflit dans l’interprétation des lois.

Dans le document, l’Ouganda offre aux partenaires de la coentreprise (TotalEnergies et CNOOC) la certitude que leur investissement est protégé contre tout changement de loi grâce à l’insertion d’une clause de stabilisation. Ainsi, le nouveau projet de loi définit clairement ce que les compagnies engagées dans la construction du pipeline devront payer comme taxes. Autrefois, elles étaient soumises à une double taxation qui ne faisait pas l’unanimité.

Divers

Il faut savoir qu’au cours des 10 dernières années, rien n’a plus suscité de débats entre les sociétés et le gouvernement ougandais que le régime fiscal du secteur pétrolier. Les désaccords entre les parties ont notamment donné lieu à des modifications de la loi sur l’impôt sur le revenu.

Les partenaires bénéficieront de certains avantages fiscaux. Par exemple, les revenus tarifaires provenant de l’exploitation d’EACOP ne seront pas soumis à l’impôt sur les sociétés pendant une période déterminée. De même, l’importation d’équipements pour la ligne ne sera pas soumise à une retenue à la source.

Pour ce qui est de la participation des locaux, il est prévu que les nationaux obtiennent la priorité lors de la procédure de passation de marchés, à condition qu’ils répondent aux critères recherchés par TotalEnergies et CNOOC. Si les entreprises locales ne réunissent pas toutes les conditions pour être éligibles à l’obtention de certains contrats, les entreprises étrangères sont invitées à s’associer aux fournisseurs locaux.