Sahara : Face-à-face USA/Algérie ...
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Alors que la Russie a fait reporter le projet de résolution rédigé par Washington, appelant aux négociations d'une formule alternative en faveur du Maroc, les USA ont été ramenés à mettre du vin dans leurs projets militaires au Maroc, projet directement lié à l'élargissement de la présence israélienne au Sahara occidentale.
(last modified 2022-02-14T11:32:00+00:00 )
Oct 30, 2021 08:30 UTC
  • Sahara : Face-à-face USA/Algérie ...

Alors que la Russie a fait reporter le projet de résolution rédigé par Washington, appelant aux négociations d'une formule alternative en faveur du Maroc, les USA ont été ramenés à mettre du vin dans leurs projets militaires au Maroc, projet directement lié à l'élargissement de la présence israélienne au Sahara occidentale.

La session prévue mardi 26 octobre du Conseil de sécurité mercredi pour examiner le projet de résolution sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) a été reportée suite à la l'opposition de la Russie qui a une position forte et connue depuis 2018 sur certains contenus du projet de résolution.

Sur les 15 pays membres du Conseil, 13 ont voté vendredi 29 octobre en faveur de la prolongation, et ce jusqu'au 31 octobre 2022, tandis que la Russie et la Tunisie se sont abstenues.

L'Algérie a décrit cette décision comme une mesure incompatible avec ses intérêts régionaux et sa vision de la conduite des négociations.

A cet égard l’ambassadeur russe adjoint auprès des Nations unies, Dimitri Polanski, a déclaré que son pays « s'est abstenu de voter en faveur de la résolution en raison de la manière avec laquelle les États-Unis ont présenté le projet de résolution sans prendre en considération nos observations ».

La Russie a défendu les propositions algériennes, et a procédé à s'opposer à la formule présentée par les États-Unis pour ouvrir la voie aux négociations d'une formule alternative en faveur du Maroc.

Alors que la Russie et l’Algérie réaffirment leur entente et leurs positions communes, notamment sur la question du Sahara occidental la France y faire face en empêchant l'inclusion des droits de l'homme dans le texte de résolution.

Pendant ce temps la Chine a soutenu les positions de Moscou concernant la question du Sahara occidental, ce qui explique le retard pris dans l'approbation du contenu de la résolution.

En bloquant le projet de résolution rédigé par Washington en charge du dossier aux Nations unies, Moscou a forcé la version finale de la résolution et a appui ainsi le refus de l’Algérie de reprendre le format des tables rondes jugé contreproductif.

Mettant l’accent sur sa ferme position de soutien à l’organisation d’un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions de l'ONU , L'Algérie a annoncé il y a deux semaines son retrait de la table des négociations supervisée par les Nations unies en raison de la mesure marocaine visant à instrumentaliser le format de la table des négociations pour s’opposer à « la décolonisation » du Sahara occidental.

Alors que le Maroc chercher à promouvoir la situation chaotique dans camps de réfugiés du Polisario à savoir Tindouf., l'Algérie a exigé la surveillance des droits de l'homme dans les camps et les terres désertiques occupées ce à quoi le Maroc et la France s'opposent.

Compte tenu de l’absence d’Algérie dans les négociations et l’opposions de la Russie à l’adoption de la résolution rédigée par Washington, les efforts incessants de ce dernier pour soutenir la position du Maroc sur le Front Polisario ainsi que l’adoption des telles résolutions pourraient être interprétées comme rien de plus qu’un geste administratif.

Se réfèrent au refus de l’Algérie de participer aux tables rondes et l’opposition ferme de la Russie à l’adoption de résolutions étant en contradictoire avec les intérêts d’Algérie.  Les récentes agitations des États-Unis ressemblent fort aux derniers pas d'un coq égorgé cherchant en quelque sorte à faire plaisir au Maroc, mais dans les intérêts américano-israéliens.