L'Iran bientôt au Mali?
Au Mali, de nouveaux acteurs pourraient faire leur apparition au Mali, alors que les médias mainstream focalisent l'attention seulement sur la Russie... Actualité en Afrique :
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Analyses de la rédaction :
1. Burkina Faso : la résistance vaincra le terrorisme !
Au Burkina Faso, les Autorités réaffirment que la solution contre le terrorisme, c’est l’union et rien d’autre.
S’exprimant sur la lutte contre le terrorisme, à l’issue de la cérémonie de prise d’armes du 61e anniversaire de l’armée, le président du Faso a laissé entendre que la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme sera déroulée dans les jours à venir.
Il fait noter que la lutte contre l’hydre terroriste sera longue et difficile, d’où la nécessité pour les populations d’être résilientes. "Si nous nous mettons dans la posture de ceux qui passent leur temps à pleurnicher, je pense que nous ne vaincrons pas le terrorisme", a-t-il soutenu.
Roch Kaboré fait également remarquer que la lutte contre le terrorisme ne doit pas être la seule affaire des forces de défense et de sécurité, qui sont aux premières loges de la lutte. Ce doit être un travail collectif, et contribuer à démotiver les troupes sur les réseaux sociaux, selon lui, n’est pas patriotique.
"Nous devons les encourager et les soutenir, au lieu de nous apeurer et de crier au secours, car personne ne viendra nous secourir sauf nous-même... Personne ne s’en sortira seul. Nous nous en sortirons ensemble ou pas du tout".
Selon son chef, le gouvernement et le président du Faso, chef suprême des armées, poursuivront les efforts pour renforcer les capacités opérationnelles des unités sur le terrain.
« Dans le combat contre l’insécurité qui sévit dans notre pays depuis six ans, les forces de défense et de sécurité sont en première ligne. Dans le cadre de la célébration du 61e anniversaire de la création de notre armée nationale, la hiérarchie militaire a tenu cette année à organiser une soirée pour rendre hommage à ces vaillants soldats, qui vont jusqu’au sacrifice suprême, pour que notre pays continue d’exister », situe le Premier ministre. « J’associe à cet hommage, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et toutes les populations civiles brutalement arrachées à l’affection des leurs, par la barbarie terroriste », a-t-il poursuivi.
« L’épreuve de ces résistances est riche d’enseignements : il ne faut jamais accepter de compromis avec l’occupant étranger qui vient imposer impitoyablement sa loi. Cette séquence de notre histoire devrait inspirer la génération d’aujourd’hui, la nôtre, afin de prouver que nous sommes les dignes descendants de ces aïeux viscéralement attachés à la défense de la patrie et de la liberté. (…). Vous avez donné votre vie en cherchant à protéger des hommes, des femmes et des enfants désarmés contre des meurtriers, des voleurs et des bandits déguisés en fanatiques. Vous vous êtes battus pour défendre des valeurs, et la meilleure manière de vous rendre hommage, c’est d’abord de poursuivre la lutte jusqu’à la victoire finale », a déclaré M. Dabiré, pour qui ces moments difficiles, que traversent les Burkinabè, rappellent les résistances opiniâtres que les aïeux opposaient aux conquérants étrangers venus les soumettre.
« Ce n’est pas le moment de céder à la peur et à la psychose qui favorisent l’ennemi. (…). Au bout de cette guerre qui nous est imposée et qui sera peut-être longue, j’ai la ferme conviction que notre Nation sortira victorieuse », a-t-il galvanisé.
Au cours de la cérémonie, le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire a offert aux familles des soldats tombés au front, 40 tonnes de vivres tandis que le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants a annoncé cinq millions FCFA aux VDP.
Pour mémoire, la célébration du 61e anniversaire de la création de l’armée burkinabè, 1er novembre 2021, est placée sous le thème : « 61 ans au service de la défense de la patrie : tous ensemble pour un vibrant hommage aux Forces armées nationales et un engagement décisif pour vaincre le terrorisme ».
2. RCA : la Minusca continue sa coopération avec le CPC
En Centrafrique, la communauté internationale a beaucoup fait l'éloge du cessez-le-feu mis en place par le gouvernement centrafricain. Les rebelles par contre, se sont empressés de le rejeter, et comme toujours, aucune condamnation de la part de la communauté occidentale.
La décision de cessez-le-feu lancée par le président Touadera est une opportunité pour la paix dans le pays, mais selon de nombreuses nouvelles récentes, les groupes armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ne sont pas satisfaits de cette étape importante dans l'histoire de la république.
Hier le 30 octobre 2021, à 30 km de la localité de Bondiba, entre Béloko et Abba, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont commis une violation odieuse du cessez-le-feu en faisant exploser un camion des Forces armées centrafricaines (FACA). Une voiture a été mise hors service à la suite de l’attaque et de nombreuses victimes ont également été signalées dans les rangs des FACA.
La population a connu une sorte d'anxiété suite à ces attentats terroristes. La rue ne s'est pas encore calmée, jusqu'à ce que les rebelles ajoutent ce matin deux autres explosions dans le même quartier, violant délibérément le cessez-le-feu.
Selon certaines sources locales, les rebelles ont commencé à utiliser des drones MAVIC pour faciliter le transfert de bombes et d'explosifs vers les zones ciblées. Selon certaines sources, ces drones en même temps que les bombes seraient également fournis par la Minusca. L’implication de la France et même de la Minusca dans le renforcement des groupes rebelles ne fait plus aucun doute en Centrafrique. D’ailleurs, une manifestation contre les activités criminelles d’Ali Darassa, Chef du groupe armé UPC, a été tenue hier 31 octobre aux portes de l’ambassade française à Bangui.
Les Centrafricains sont sortis pour demander à la France et la communauté internationale l’arrestation immédiate du « terroriste » sanguinaire Ali Darassa.
Le fait que la France et son allié la Minusca continuent leur tentative de déstabilisation de la Centrafrique et le renversement de son gouvernement, pourtant majoritairement élu par le peuple centrafricain, montre que pour eux, s’en prendre à la population reste quelque chose de banal.
D’ailleurs, le maintien de l’embargo sur les armes, alors que les rebelles se perfectionnent au niveau des armements, reste la preuve la plus flagrante de la complicité de la France et de la Minusca avec les rebelles. Il y a tout de même plusieurs points qui montrent pourquoi les Centrafricains demandent le retrait de l'ONU de leur territoire.
De nombreuses exactions commises de la part des soldats de l'ONU contre les Centrafricains, le fait que les rebelles attaquent sans aucune gêne les zones où les soldats de la Minusca sont présents, le maintien de l'embargo sur les armes, la même proposition de l’ONU à savoir, augmenter les effectifs de la Minusca, et tout ceci, pour continuer à aider la France dans sa politique de destruction de la Centrafrique. Et avec tout ça, la France et surtout l'ONU continuent à se ridiculiser et à perdre leur légitimité. Les rapports fallacieux contre les États "dérangeants", les nombreuses plaintes contre les soldats de l’ONU à travers de nombreux pays dans le monde, et surtout, le fait que cette instance se montre toujours aux côtés des rebelles, que ce soit en Éthiopie, au Cameroun ou encore en RDC, amène le discrédit alors que l'instance est censée se montrer "impartiale".
Bref, lorsque les Centrafricains demandent la fin des ingérences occidentales et le retrait total des troupes onusiennes de son territoire, ce n’est pas le résultat d’une pseudo propagande provenant de la Russie ou autre, mais c’est bel et bien à cause des ces nombreux points énumérés ci-dessus.
3. Mali : l'Iran bientôt là ?
Au Mali, de nouveaux acteurs comme l’Iran pourraient faire leur apparition au Mali.
Alors que les médias mainstream attirent l’attention sur la Russie, Bamako semble ne pas vouloir se limiter à un seul partenaire pour gérer le fléau du terrorisme sur son territoire.
Ces derniers jours, plusieurs visites ont eu lieu avec l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Bamako.
C’était dans le cadre du Maouloud 2021 que le diplomate iranien Hossein Talechi a effectué une visite à Ségou. La première étape de cette visite a été consacrée au guide spirituel des soufis Checko Lassana Kané auquel l’ambassadeur a apporté des vivres. En plus de ce don de sacs de riz, l’ambassadeur était accompagné par des médecins qui ont passé toute la journée du 21 octobre à faire des consultations gratuites et à donner les médicaments nécessaires selon les maux aux malades.
En vue de mutualiser et contribuer à la solidarité entre les deux pays, le département du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants a servi de cadre le 12 octobre 2021, au ministre de tutelle, le ministre Colonel Sadio Camara de recevoir l’Ambassadeur d’Iran au Mali, Hosseni Taleshi Salehani.
Leurs échanges ont porté essentiellement sur le développement socio-économique du pays, le renforcement de la coopération bilatérale et la situation sécuritaire du Mali.
Au sortir de cette audience l’Ambassadeur d’Iran, Hosseni Taleshi a déclaré que « les échanges avec le MDAC ont été fructueux ».
Selon lui, « l’entretien avec le Colonel Sadio a été fructueux et édifiant, et témoigne d’excellentes relations entre le Mali et l’Iran dans le domaine économique, industriel et sécuritaire. »
La République islamique d’Iran a toujours suivi une politique de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays.
Il est important de rappeler que l’Iran se base surtout sur la fourniture de technologie et le partage de la connaissance dans le domaine du terrorisme. C’est-à-dire que la non-ingérence prime en plus du respect de la souveraineté et l’indépendance des pays. Contrairement à beaucoup d’autres qui optent plutôt pour une « mercenarisation » créant ainsi une dépendance dans le domaine sécuritaire.
Depuis plusieurs mois maintenant, les exactions de la France contre le Mali, et même contre plusieurs autres pays d’Afrique, sont mises au grand jour, et le rôle trouble de Paris ne trompe plus personne au Mali. D’ailleurs, et à plusieurs reprises, Bamako a dénoncé de plus en plus le rôle trouble des soldats français au Mali, notamment lorsque le Premier ministre Choguel Maiga avait clairement déclaré que c’est la France qui entretient le terrorisme au Mali.
Une chose est sûre, c’est que la population malienne continue de descendre dans les rues pour demander le départ de la France de son territoire.
Des milliers de Maliens sont encore sortis ce samedi 30 octobre à Bamako, pour dénoncer l’ingérence étrangère dans les affaires maliennes, en particulier l’ingérence française, rapportent plusieurs médias locaux et étrangers.
« Cette sortie historique constitue une étape essentielle pour le rétablissement et l’affirmation de la souveraineté nationale de notre le pays, le Mali. Aujourd’hui nous suivons avec beaucoup d’attention et d’intérêt les actions nobles du Mouvement Yéréwolo et ses actions tangibles en faveur de l’unité nationale », a déclaré le vice-président du Collectif pour la Refondation du Mali et membre du Conseil National de Transition (CNT), dans son allocution prononcée devant les manifestants.
« Nous disons non aux ingérences de la communauté internationale en particulier les ingérences de la France à travers sa politique de dépendance, sa politique de colonisation et de mépris. C’est aussi le lieu de rappeler à la CEDEAO (Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest) que le Mali, certes, est un membre, mais avant tout le Mali est un pays souverain. Donc la CEDEAO doit respecter la souveraineté du peuple malien sinon elle va aller avec le vent des peuples », a souligné la même source.
Il convient de souligner que les manifestants scandaient des slogans hostiles à la France comme « la France dégage », « l’armée française dégage », « A bas la France », « A bas RFI », « A bas les médias français ». Le genre de soulèvement qui fait trembler Paris.