2022: FAMAs frappera Barkhane...
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Actualité en Afrique :
(last modified 2024-06-10T14:40:49+00:00 )
Apr 26, 2022 18:16 UTC

Actualité en Afrique :

-Mozambique : le fonds souverain adossé à la manne gazière sera créé avant la fin de l’année

-Attractivité des investissements : le Sénégal classé 4e africain

-Côte d’Ivoire : Sécurité maritime, un nouveau navire militaire en route pour Abidjan

- RDC : de nouvelles sanctions de l’UE touchent deux sujets nord-coréens, propriétaires de l’entreprise de construction « Congo Aconde »

Analyses de la rédaction :

1. Burkina Faso : vers une abolition des accords coloniaux avec Paris ?

Alors que certains pays d’Afrique ont félicité la victoire du président français Emmanuel Macron, d’autres profitent de l’occasion pour le rappeler à l’ordre et tentent de lui ouvrir les yeux sur certaines réalités d’aujourd’hui auxquelles il doit faire face concernant l’Afrique.

Dans une déclaration, le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboigo adresse ses félicitations au président français fraîchement réélu Emmanuel Macron.

Il encourage le président français à revisiter avec courage les lourds accords militaires, diplomatiques et économiques avec les ex-colonies africaines, notamment le Burkina Faso.

Lire l’entièreté de la déclaration ici :

Le dimanche 24 avril, les Français ont reconduit le Président Emmanuel Macron pour conduire leur destinée pour 5 ans. Je voudrais, au nom de toutes les militantes et militants du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et en mon nom personnel vous féliciter pour votre brillante réélection. Vous êtes un exemple de courage qui inspire. Vos ambitions sont titanesques sur le plan mondial.

Les chantiers français et européens sur lesquels vous avez conçu votre programme de gouvernance vous attendent et je ne doute pas de votre aptitude certaine à les réaliser. D’autres défis vous attendent : C’est le moment également de revisiter avec courage et en toute responsabilité les lourds accords tant militaires, diplomatiques qu’économiques entre la France et les ex-colonies africaines notamment mon pays le Burkina Faso.

Vous aviez déjà commencé par la restitution du patrimoine culturel africain gardé jadis dans les musées français. Nous vous encourageons à poursuivre ces efforts et inciter tous les pays européens à en faire autant.

En tout état de cause, les jeunes populations africaines en ont pris conscience et n’ont d’autres options que d’aller dans le sens de rééquilibrer les relations dans un esprit gagnant-gagnant.

Plein succès dans votre grande et exaltante mission de Président de la République !

Une victoire au goût amer qui commence pour Macron avec une révision complète des accords coloniaux qui gardent les Africains encore enchaînés. Cela confirme la fin de la France en Afrique. Lui qui croyait encore pouvoir se redéployer militairement au Burkina Faso, quelle ironie !

2. La France attaque Bamako et Moscou au Mali !

Suite à la réélection d’Emmanuel Macron, sa première tâche est visiblement de lancer une grande offensive contre Bamako.

À la suite de la triple attaque de positions des forces maliennes dans plusieurs localités du nord et du centre du pays, un groupe terroriste revendique les attaques et avertit également que d’autres actions du même genre sont imminentes.

Le Mali a été frappé par plusieurs attaques simultanées dans les villes centrales de Sévaré, Niono et Bapho dimanche matin. Au moins six soldats ont été tués dans les combats pour repousser les terroristes. À la suite de ces combats, et pour la première fois, un groupe terroriste a revendiqué la paternité de ces incursions et a également averti de l’imminence d’autres attaques dans plusieurs grandes villes, dont Bamako.

« Ce dimanche, les terroristes de la Katiba de Macina ont frappé ce matin 3 camps des FAMA », a indiqué le groupe terroriste dans un message audio dimanche, quelques heures après les attaques dans le centre malien. « Dans le camp de Sevaré, les terroristes sont entrés, ils ont frappé, le camp de Ségou Bapho et le camp de Nioro », assure les terroristes sans donner plus d’information.

Le groupe dans sa revendication, explique avoir frappé ces camps au même moment avec un intervalle de 5 minutes entre les attaques.

Selon le message audio, les terroristes ont également mis en garde le président de la transition malienne Assimi Goita et son gouvernement que « la guerre va commencer ». « Nous disons à Assimi Goïta et à ses hommes de se préparer. C’est maintenant que la guerre va commencer. C’est maintenant que nous nous préparons pour les combats », a indiqué le groupe terroriste.

Visiblement, les groupes terroristes attendaient les résultats de l’élection présidentielle en France pour attendre que l’ordre leur arrive de l’Élysée.

Avec les avancées phénoménales des FAMA et surtout l’humiliation qu’ont subi la France et ses alliés occidentaux au Mali, Macron ne comptait pas en rester là. De plus, les médias mainstream, créateurs du groupe Wagner et porte-parole des groupes terroristes à travers le monde, ont également fait part d’une nouvelle information.

Un groupe terroriste, lié à Al-Qaïda, a revendiqué la capture d’un soldat présumé du groupe russe « Wagner », mais bien sûr sans en apporter la preuve.

La capture aurait eu lieu « dans la région de Ségou », dans le centre du Mali. UN groupe terroriste détiendrait un soldat russe, annonce le groupe dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 avril. Le groupe terroriste n’a cependant pas fourni de preuve permettant d’attester de la véracité des faits.

C’est la première fois que des terroristes annoncent la capture d’un Russe engagé sur le front de la lutte antiterroriste dans le pays.

Fake news ou pas, le message est clair, les groupes terroristes à la solde de l’Occident lance également une menace contre les soldats russes présents au Mali. Ce qui veut dire encore une fois que le deuxième mandat d’Emmanuel Macron débute par une offensive contre le Mali.

Mais il ne faut pas oublier une chose. Les dernières opérations des Fama ont terriblement affaibli les groupes terroristes. Ce qui veut dire que la situation a totalement changé et que c’est bien l’arrogance de Paris qui le perdra face au Mali. Le Mali ne va pas rester les bras croisés en attendant que l’Occident planifie des attaques contre le Mali à travers ses mercenaires terroristes.

Il est grand temps que des alliances se forment en Afrique au niveau continental pour mettre fin à cette arrogance et ce mépris qui définit les politiques occidentales.

3. Le Burkina Faso lance une nouvelle alliance sahélienne !

Il est clair que pour qu’un pays avance dans la voie du développement et de la sécurisation, il faut une relation solide avec ses voisins. Le pays des hommes intègres opte donc pour une coopération accrue avec ses voisins dans le domaine de la sécurité.

L’histoire a bien démontré que dans la lutte contre le terrorisme, les coopérations régionales sont beaucoup plus efficaces qu’une coopération avec les Occidentaux.

Une opération conjointe menée par les Forces de Défense et de Sécurité du Burkina Faso et l’armée nigérienne, a permis de mettre hors d’état de nuire, une centaine de terroristes et interpellé une quarantaine de suspects.

Les initiatives de coopération dans la sous-région ouest-africaine pour contrer la menace terroriste qui étend ses tentacules depuis près d’une décennie, commencent à donner des résultats probants. Entamée depuis peu, par les forces armées du Burkina Faso et celles nigériennes, l’opération dénommée Taanli 3 a révélé son efficacité.

En effet, une centaine de présumés terroristes ont été neutralisés et 40 suspects ont été interpellés, selon le bilan de l’opération conjointe Taanli 3 entre les armées du Burkina et celles du Niger. L’opération commencée le 2 avril dernier a pris fin ce lundi 25 avril en présence des chefs d’états-major des deux forces armées.

Outre l’opération Taanli 3, des initiatives sous-régionales sont également en cours entre le Bénin, le Togo, le Burkina, le Ghana voire la Côte d’Ivoire pour mieux structurer une réponse coordonnée contre le terrorisme qui se révèle être une menace sérieuse au développement de la région.

Mais le Burkina Faso veut également suivre la voie du Mali.

Alors que le Mali a décidé de prendre en main la défense de son territoire face au terrorisme, le Burkina Faso voisin a décidé de lui emboîter le pas. Selon les informations, Ouagadougou a dépêché une délégation auprès des autorités maliennes pour coordonner les actions des deux pays.

Le Burkina Faso et le Mali font partie des pays durement touchés par le terrorisme au Sahel surtout depuis l’arrivée massive des troupes d’occupation étrangère censées combattre le terrorisme. Dans la logique de coordonner leurs actions, Ouagadougou a dépêché une délégation à Bamako pour y rencontrer les autorités et évoquer la situation entre leurs deux frontières.

« Conduite par le Commandant des opérations du théâtre national, le Lieutenant-colonel Yves-Didier BAMOUNI, la délégation était porteuse d’un message du Chef de l’État à son homologue et frère, le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA », a indiqué la présidence du Faso dans un communiqué. « Le renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays a été au centre des échanges entre le Chef de l’État malien et la délégation burkinabée », ajoute le document.

« L’objectif de la mission, a expliqué le Chef d’escadron KIENDREBEOGO, Directeur de cabinet du Président du Faso, était d’abord de rappeler au voisin et partenaire malien que “nous avons les mêmes problèmes de sécurité et le même ennemi”, et qu’à ce titre, “nous devons donc rester solidaires pour relever les défis qui se posent à nos deux pays” », a rapporté la présidence du Faso.

Le même communiqué explique que cette mission entre dans le cadre de la volonté du Burkina Faso à travailler de concert avec son voisin. « Il s’est ensuite agi pour les autorités burkinabées de réaffirmer leur volonté de continuer la coopération militaire et sécuritaire avec le Mali et de la renforcer notamment par l’intensification des opérations sur le terrain », soutient a déclaration.

Pour le Burkina Faso, « l’ambition est d’anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabé, en raison de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’intérêt de développer des synergies pour contrer ces forces du mal ».

Le Mali et le Burkina Faso ont en partage plus de 1200 km de frontière et sont engagés dans la lutte contre des groupes armés terroristes. Avec les tensions politiques entre la France et le Mali, Bamako a décidé de défendre lui-même son territoire en se donnant les moyens d’y arriver. Une décision qui a porté ses fruits avec des gains considérables enregistrés.

Cette montée en puissance des forces maliennes et la stratégie offensive adoptée ont forcé apparemment l’admiration du voisin burkinabée qui a décidé de se rallier à la stratégie et d’y mettre du sien pour chasser les groupes terroristes des deux territoires.

Beaucoup l’ont déjà dit auparavant, qui est réellement prêt à mourir pour le continent africain si ce n’est que les Africains eux-mêmes !