Les USA vaincus par l'Éthiopie !
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Actualité en Afrique :
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Jul 19, 2022 14:03 UTC

Actualité en Afrique :

Mali : comment Bamako compte préserver sa part des recettes pétrolières

-L’Algérie rouvre ses frontières terrestres avec la Tunisie

-Nigeria : la première usine de fibre optique d’Afrique de l’Ouest ouvre ses portes dans l’État d’Ogun

-Coopération bilatérale Afrique du Sud-RDC : vers la construction d’une usine de montage de bus

Analyse de la rédaction :

1. Éthiopie : le TPLF s’avoue enfin vaincu ? 

Le groupe terroriste du TPLF dans la région du Tigré a à son tour, après le gouvernement éthiopien, mis sur pied une équipe de négociateurs pour discuter de la paix, a annoncé lundi un de leurs porte-parole. 

Le 14 juillet, au lendemain de la première réunion de son propre comité de négociation, le gouvernement fédéral éthiopien, en guerre depuis novembre 2020 contre les rebelles du Tigré, avait accusé ces derniers de « n’avoir pris jusqu’ici aucune mesure en faveur de la paix ». 

Ni date, ni lieu, ni cadre n’ont pour l’heure été fixés pour ces futures négociations, évoquées pour la première fois mi-juin par le Premier ministre Abiy Ahmed. Et les deux parties continuent de diverger sur l’identité du futur médiateur : alors qu’Addis Abeba ne veut discuter que sous les auspices de l’Union africaine (UA), les rebelles exigent une médiation du président kényan Uhuru Kenyatta. 

De plus, la situation s’arrange avec le Soudan. 

Dans un communiqué publié dimanche 17 juillet, le porte-parole de l’armée soudanaise, le général de brigade Nabil Abdallah Ali, a déclaré que le Comité technique du Conseil de sécurité et de défense présidé par le chef du Conseil souverain a décidé d’ouvrir le point de passage de Gallabat, un point de passage commercial clé entre les deux pays, à partir du dimanche 17 juillet, selon des dépêches soudanaises. 

La dernière tension entre les deux pays est survenue après que le Soudan a accusé le 27 juin l’armée éthiopienne d’avoir capturé et exécuté sept soldats soudanais et un civil. L’Éthiopie a déclaré qu’elle « regrette les pertes en vies humaines à la suite d’une escarmouche entre l’armée soudanaise et une milice locale sur laquelle une enquête sera menée prochainement ». 

« Le Gouvernement éthiopien estime que l’incident a été délibérément concocté pour saper les relations profondément enracinées entre les peuples éthiopien et soudanais. En plus de cela, l’incident visait à détruire l’Éthiopie de sa voie de paix et de développement. Le gouvernement éthiopien reste cependant attaché aux principes de résolution à l’amiable des différends entre les États », a déclaré le ministère éthiopien des Affaires étrangères. 

Cependant, le ministère et les forces de défense nationale ont rejeté les accusations selon lesquelles ces dernières auraient été impliquées dans la capture et l’exécution des sept soldats soudanais et d’un civil. 

Lors du sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement organisé par l’Autorité intergouvernementale pour le développement qui s’est tenu le 05 juillet à Nairobi, au Kenya, le Premier ministre Abiy Ahmed et le dirigeant soudanais, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, se sont rencontrés en personne et discuté de la question. Par la suite, les deux dirigeants ont déclaré qu’ils « ont souligné la nécessité d’aborder en collaboration et de manière diplomatique les problèmes politiques et de sécurité nationale qui ont une plus grande ramification dans la région de l’IGAD ». 

Le porte-parole de l’armée soudanaise a fait référence aux pourparlers et a déclaré que la décision était « en échange des mesures de bonne volonté affichées par la partie éthiopienne pour empêcher l’infiltration d’éléments armés sur le territoire soudanais », selon un rapport sur Sudan Tribune. 

2. La RDC est une cible occidentale ! 

Hier, deux journalistes, un Américain et un Congolais, ont été arrêtés mercredi 13 juillet à Lubumbashi par les services de renseignement. Après des rencontres avec les membres et proches d’un groupe armé, ils ont été transférés à Kinshasa où ils sont toujours détenus dans les locaux de l’Agence nationale des renseignements (ANR). 

Sur son accréditation signée le 16 juin 2022 par le ministre congolais de la Communication et des médias, le journaliste Nicolas Niarchos était autorisé de tourner des séries de reportages sur la conservation de la nature, l’économie et la culture. 

Il a été arrêté mercredi en même temps que son fixeur, un journaliste congolais. Selon les témoins, l’arrestation s’est déroulée dans un restaurant de la banlieue de Lubumbashi pendant que Nicolas Niarchos menait des interviews avec des hommes que certaines sources identifient à des rebelles. Selon la société civile locale, ces interviews entraient dans le cadre d’une série de reportages avec différents acteurs impliqués dans la gouvernance minière dans cette partie du pays. 

Âgé de 33 ans, l’Américain qui écrit pour The Nation et The New Yorker avait déjà réalisé d’autres reportages de terrain en RDC. 

Selon les sources de l’ANR, les auditions étaient encore en cours ce lundi matin sur les liens avec la nature des activités de ces deux journalistes. Pour le moment, l’ambassade américaine ne s’est toujours pas prononcée sur ce cas. 

Avec ce genre de cas, Kinshasa doit rester sur ses gardes, et l’instance la plus dangereuse pour le moment en RDC qui peut permettre aux journalistes occidentaux de rencontrer les rebelles, c’est bien la Monusco. 

Dénonçant un complot contre la République Démocratique du Congo (RDC), le président du Sénat congolais Modeste Bahati Lukwebo, a, lors d’un meeting à Goma, dans le Nord-Kivu, dans l’est du pays, demandé le départ des soldats de la MONUSCO. 

Pourtant, avec tant de moyens à leur disposition, la deuxième personnalité la plus importante de la RDC ne tolère plus la présence des forces onusiennes. En RDC depuis 1999, la Monuc devenue Monusco, ne présente pas un résultat satisfaisant au regard de la situation sécuritaire du pays et doit de ce fait, quitter la RDC, pour laisser place aux forces nationales de prendre leur destin en main, selon lui. 

« Voilà, la Monusco (Mission de stabilisation de l’ONU en RDC – ndlr), elle doit plier les bagages », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat de la RDC lors d’un meeting devant une foule des militants de l’Union sacrée, coalition qui est derrière le président Félix Tshisekedi, à Goma (Nord-Kivu) dans l’est du pays. « Nous-mêmes nous allons assurer la paix, la sécurité et l’intégrité du territoire », a-t-il soutenu. 

« Vous le savez, la communauté internationale nous a déçus dernièrement lors du Conseil de sécurité, lorsqu’on n’a pas voulu lever l’embargo sur l’acquisition des armes par la République démocratique du Congo. Je pense que tout est clair et que le complot est total », a-t-il ajouté. 

La situation sécuritaire en RDC s’aggrave, notamment dans les régions de l’est du pays. Plusieurs groupes armés dont les rebelles du M23, sont couramment en activités hostiles et font de nombreuses victimes. Ce qui fait que ce n’est absolument pas le moment pour des journalistes occidentaux de sillonner le pays pour faire des reportages en tout genre. 

Dans des combats qui ont fait rage entre le M23 et les forces armées congolaises, les rebelles ont pris le dessus, prenant ainsi le contrôle de la cité de Bunagana, qui fait frontière avec l’Ouganda. Contrairement à son prédécesseur qui demandait régulièrement le départ de la Monusco, M. Tshisekedi a plutôt montré jusqu’à présent de bonnes dispositions à l’égard de l’ONU. 

Tout comme les soldats français, ceux de l’ONU essuient de plus en plus des critiques des populations de leur pays de mission. En général, ils sont taxés d’être infructueux malgré l’arsenal militaire dont ils disposent. Au Mali, au Niger et en Centrafrique pour ne citer que ceux-là, les soldats de l’ONU ont été priés de plier bagage. 

Cette situation remet en cause l’efficacité des missions de l’ONU en Afrique. La stratégie militaire et les clauses de ses missions censées maintenir la paix et la stabilité des pays demandeurs doivent être revues pour combler pleinement les attentes des pauvres populations qui gémissent sous le poids meurtrier du terrorisme. 

3. Calixthe Beyala à Emmanuel Macron : « Sachez que le Cameroun n’est pas la Côte d’Ivoire ! Que le Cameroun n’est pas le Tchad ! Que le Cameroun n’est pas le Gabon ! » 

L’écrivaine panafricaniste interpelle le chef de l’État français à quelques jours de sa visite officielle au Cameroun. 

Emmanuel Macron est annoncé en visite officielle au Cameroun le 26 juillet 2022. Surfant sur cette actualité, Calixthe Beyala vient d’envoyer un vibrant message au président français. « Cher président, je suis heureuse que vous veniez dans mon pays d’origine : le Cameroun. Je connais votre fougue, votre intelligence et cette impertinence qui vous fait croire que vous n’êtes pas débiteur de l’histoire, qu’on se doit de tourner la page, ou du moins, que vous n’êtes pas responsable des crimes français commis en Afrique, car vous êtes né bien après ces affreux événements », a écrit l’auteur. 

« Pour nous, cette histoire est prégnante ! Elle habite nos cœurs blessés et nos âmes meurtries ! Elle habite chaque cellule de nos corps et peuple chacune de nos respirations. Elle se décline en de centaines de milliers de Camerounais morts : Elle a le visage de Um Nyobe ou de Wandjie, d’Affana et d’illustres anonymes morts parce qu’ils voulaient présider à leur destinée ! Le souvenir de Khadaffi nous hante et ces bombes jetées aveuglement, tuant des centaines de milliers d’innocents ! Vous venez défendre les intérêts de la France et c’est bien, très bien. Mais allez-vous demander pardon au peuple camerounais martyrisé ? », questionne celle-ci. 

« Que venez-vous donc faire par ici en ces temps troubles de notre histoire ? » 

« Venez vous pressr par le désir de reconnaître les crimes de la France et présenter des excuses à ce peuple meurtri ? Venez-vous établir des relations de respect mutuel ? Venez-vous pour adouber un homme pour la transition au Cameroun, cette transition dont on parle et qui n’est pas si lointaine ? Sachez donc, Monsieur le Président, que le Cameroun n’est pas la Côte d’Ivoire ! Que le Cameroun n’est pas le Tchad ! Que le Cameroun n’est pas le Gabon ! Que venez-vous donc faire par ici en ces temps troubles de notre histoire ? Garantir à certains l’accession à la magistrature suprême en contrepartie de nos richesses ? Venez-vous tout simplement nous dire combien vous nous aimez ? J’aime mieux cette dernière hypothèse ! », poursuit-elle. 

« Mais je ne suis pas naïve ! Je sais déjà que vous apporterez dans vos bagages les françafricains patentés, les Achille Mbembé et bien d’autres pour vous faciliter la tâche, comme ils ont tenté de le faire lors du simulacre de Montpellier. Votre chemin sera balisé, le cœur du Cameroun en porte déjà la lourdeur ! Pour l’ensemble des Camerounais, vous êtes le mal venu ! Ils savent que vous ne leur voulez aucun bien, pourquoi, selon vous ? Je vous souhaite un agréable séjour sur ma terre d’origine en espérant qu’un jour la paix réelle existera d’avec ma terre d’adoption, la France. Bon séjour ! » a conclu Calixthe Beyala.