RDC: cinq civils tués
Au moins cinq personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par des rebelles ougandais dans la région de Beni en République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué des responsables locaux.
Un officiel local, Leon Bahungako, a déclaré que les Forces démocratiques alliées (ADF) avaient attaqué le samedi 17 février un véhicule civil sur la route entre les villes d’Eringeti et Oisha dans la province du Nord-Kivu.
Bahungako a déclaré que huit autres personnes avaient été blessées lors de cette attaque.
Un officier a déclaré à l’AFP que l’armée était intervenue rapidement pour secourir les autres passagers.
Michel Kalombo, le chef de l’hôpital de la ville d’Eringeti, a déclaré avoir « reçu cinq corps criblés de balles ».
« Nous soignons quatre blessés et quatre autres sont transférés à l’hôpital Oicha », a déclaré M. Kalombo.
Le mois dernier, les forces gouvernementales ont lancé une offensive à Beni contre l’ADF, l’un des nombreux groupes armés qui détiennent des territoires dans l’est de la RDC et se battent pour le contrôle des riches ressources minérales de la région.
Les autorités congolaises et la mission de maintien de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo, également connue sous le nom de MONUSCO, accusent les ADF d’avoir tué plus de 700 civils et combattants dans la région de Beni depuis 2014.
Plus tôt ce mois-ci, les Nations unies ont imposé des sanctions contre le général congolais Muhindo Akili pour avoir soutenu le massacre d’au moins 400 civils par l’ADF à Beni en 2014 et 2015.
Des dizaines de groupes armés ont été actifs dans l’est de la République démocratique du Congo longtemps après la fin officielle de la guerre de 1998-2003 au cours de laquelle des millions de personnes sont mortes, principalement de faim et de maladie.
Les Nations unies ont averti que la République démocratique du Congo était à un « point de rupture », affirmant qu’elle chercherait cette année plus de 1,5 milliard de dollars pour répondre à l’aggravation de la crise humanitaire dans le pays.
L’escalade de la violence dans le centre et l’est du Congo cette année intervient au milieu d’une crise politique dans le pays en raison du refus du président Joseph Kabila de quitter ses fonctions après l’expiration de son mandat en décembre 2016.